‹ Introduction à l'étude des alliagesChapitre 26 sur 61 · TOR · texte numérisé non relu

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et qui avait son bureau voisin du sien. Ayant parlé de son affaire, il l’entretint de la visite qu’il venait de recevoir. Son collègue avait reçu la même. Il montra son papier. L'autre en produisit la copie. Tous deux comprirent ce qui était attendu d’eux et où cela était attendu. Ils crurent rendre service à leur pays en câblant les documents. Ils ne surent jamais s’ils étaient parvenus ; car ils ne parurent nulle part et aucune campagne de presse n'eut lieu. Mais un violent débat se produisit, huit jours après, à la Chambre des communes, entre le major A. Hunt et sir Robert Cecil, sur l’urgence de déclarer le coton contrebande. Et on se rappelle encore le meeting de protestation publique du Queen's Hall, à Londres, le 1x août, où sir C. Macara, puis lord Beresford, M. P..., enfin sir William Ramsey, prononcèrent de fort beaux et concluants discours sur le même sujet. Le précédent américain du secrétaire Hay y fut plusieurs fois mentionné. Ce fut très peu de jours après ces événements, le 26 août, que le coton fut enfin déclaré par l’Angleterre article de contrebande de guerre et que l'affaire des cotons fut enfin terminée pour la plus grande satisfaction de l'Amérique et pour le mieux des Alliés.

On remarqua beaucoup que la presse germanophile, et l’allemande, furent les seules à faire sentir le chagrin que l'issue de l’affaire causait aux vrais Américains. Elles le firent, comme de juste, au nom du Droit international, surtout des plus hauts intérêts des États-Unis.

Quant à l'ambassadeur allemand, il s’est toujours montré trop beau joueur pour accuser le coup qui jetait, une fois de plus, ses plans et sa politique à bas.

Il n’a pas attendu d’ailleurs la fin de cette affaire pour essayer de créer d’autres embarras au gouvernement américain avec les Alliés.

Nous l'avons vu déjà en coquetterie avec les pacifistes. Il prend maintenant leur cause en main. Il la fait sienne. Bien plus, il leur montre que cette cause, c’est

celle pour laquelle l'Allemagne se sacrifie et combat. Il leur a dit et il leur répète que l'Allemagne, pacifique de cœur et de raison, a été contrainte, par l'Angleterre assoiffée de conquêtes, d'entrer dans la guerre et, par les gouvernants belges acquis à l’Angleterre, d’envahir la Belgique.

Les agents et porte-parole habituels de l’ambassade sont maintenant et activement occupés à faire valoir, répéter et publier dans tous les meetings pacifistes de l'Ouest et du Moyen-Ouest, l’ancien argument suivant lequel les États-Unis, neutres et pacifiques, ne peuvent, sans renoncer à leur neutralité, sans manquer à la fois à leur caractère national et au droit international, fournir des armes et des munitions à l’un seulement des partis belligérants, quand l’autre ne reçoit rien d'eux. Et, à plus forte raison, ne peuvent-ils livrer ces armes et munitions sans rompre leur contrat de paix, sans se faire agents de la guerre, sans être, devant l’humanité et la civilisationresponsables de la prolongation de la guerre. Le raison, nement est à la fois insidieux et simple. Il est insidieux parce qu’il met le gouvernement américain et sa responsabilité en cause, et les substitue aux particuliers, qui font, sous leur responsabilité propre, un commerce qu'ils ont tout droit de faire. Il est simple, parce qu’il semble s'adresser à la raison, au bon sens, et qu'il peut être aisément compris des masses. Bref, c’est un raisonnement avec une apparence de raison. On conduit les hommes, et surtout les foules, avec beaucoup moins que cela.

C’est déjà au nom de ce raisonnement-là que l’ex-secrétaire d'État, le populaire William- Jennings Bryan, avec qui le comte von Bernstorff n’a pas cessé d'entretenir les rapports d'amitié que l'on sait, a démissionné brusquement et bruyamment, le 8 juin, dans un moment critique. L'ambassadeur allemand, s’il sait à merveille susciter des difficultés à ses collaborateurs et les aider à creuser le fossé où il les poussera à l’heure choisie par lui,

n’est pas de ceux qui oublient leurs amis déchus, et surtout quand ils peuvent encore ou davantage les servir. Il a vu tout de suite tout le profit que l'Allemagne devait tirer de la démission du secrétaire d'État pacifiste. Et il a entendu le tirer pour l'Allemagne. Ses expressions de sympathie, d'affection ont été les premières à venir au ministre démissionnaire. Elles se sont faites, dans les jours qui ont suivi la démission, plus empressées et plus nombreuses. C’est qu’aussi bien M. le secrétaire Bryan est un allié qui a droit à tous les égards et à ceux de l’Allemagne.

Il est difficile de rencontrer une personnalité politique plus accusée, et, plastiquement parlant, plus prenante, c’est-à-dire s'imposant immédiatement par sa seule apparence, par son emprise physique, que William-Jennings Bryan. Grand, robuste, les vêtements amples, la redingote ou le veston déboutonné, il offre d’abord l’aspect d'un tribun. Son large masque glabre, aux traits fins, sa bouche sans lèvres et qui semble une incision ; son menton proéminent qui, par moments, remonte vers le nez aigu et courbe et semble vouloir fermer plus hermétiquement la bouche, tout enfin dans son visage donne, impose l’impression de force, de fermeté, de résolution, d’entêtement.

-Mais ce qui frappe — au sens précis du mot — davantage dans cette physionomie singulière, c’est, sous le sourcil épais, le regard. Il est, ce regard, lent à se mouvoir, perçant et fixe. Il rappellerait étrangement celui d’un oiseau de proie si, au lieu de la froideur, de la cruauté, on n'y voyait généralement et hors le temps de la discussion, au repos, que la bonhomie, la bonté. Par son physique, par son talent d'orateur, par son intégrité, presque indiscutée, M. Bryan exerce, sur les individus comme sur les foules, une action immense. M. von Bernstorff a depuis longtemps compris cette action, s’il ne l’a subie. Il s'est employé à la capter. Il a voulu charmer le charmeur, Cela restera certes l’un de ses plus beaux succès,

comme diplomate et comme homme, d’y avoir réussi.

Tout a été si bien préparé, conduit par lui, qu’en juin et très peu de temps après sa démission, M. Bryan est annoncé comme premier speaker au fameux meeting de Madison Square, qui doit être présidé par le président de l’Alliance germaine-américaine, Heinrich Weisman. Toutes les premières loges sont retenues d'avance. S. Ex. Konstantin Dumba, ambassadeur d’Autriche-Hongrie, l’attaché militaire allemand, le capitaine von Papen et l’attaché naval Boy-Ed, qui tous deux représentent S: Ex. M. von Bernstorff, enfin S. Ex. Djevad Bey, représentant l'ambassadeur de Turquie, doivent les occuper.

La propagande, pour ce meeting, a été incroyable. Elle s’est étendue à tous les États-Unis. Les billets de chemin de fer ont été délivrés gratuitement avec une carte d’entrée, sur simple demande, à tous ceux, germanophiles et Allemands, qui ont promis de s’y rendre et sur qui on peut compter. On est allé chercher, non point seulement les pacifistes enrôlés, et les pro-Germains avérés, mais les Irlandais, les Russes, tous les anciens ennemis, par tempérament ou par intérêt, des Alliés. Il s’agit de compter ses forces, surtout que la manifestation soit d'exemple et de profit.

L’effort et l’argent n’ont pas été donnés en vain. Et, le soir du 24 juin, c’est une foule comme on n’en a point vu depuis les temps héroïques de la campagne présidentielle Roosevelt, un véritable océan humain qui se presse à l’intérieur de Madison Square Garden, tandis que l’avenue Madison, entre les 23° et 27° rues, est grouillante de gens avides de manifester autant que d'entendre. L’exhibition a été réglée suivant la manière du cirque Barnum où plusieurs aftractions sont présentées en même temps. Pendant que les speakers notoires et le grand « héros de l'écran » Bryan parleront devant les douze mille auditeurs entassés à l’intérieur, des speakers de seconde marque, mais de forts poumons, se

succéderont en plein air et sur les six plates-formes et tréteaux élevés aux coins des rues. Là, quinze mille assistants, moins privilégiés, s’écrasent. Si l’on considère la chaleur de la journée et les rafraîchissements libéralement pourvus par les organisateurs, on peut imaginer la température des esprits et la violence des acclamations lorsque, à 8h. 25, M. Bryan, traversant l'immense salle dans toute sa longueur, monte enfin sur l’estrade qui occupe le fond. Le directeur de la réunion, George von Skal, doit attendre de longues minutes avant de pouvoir ouvrir la séance et indiquer l’objet du meeting. Cet objet est « de découvrir au président Wilson la véritable opinion publique ». Henry Weisman, président du meeting, lui succède. Et, à deux pas de l’ancien secrétaire d'Etat, il critique amèrement l'ignorance et le dédain que le président Wilson, mal informé, « entouré de sycophantes d’une part et d’habiles, rusés agents stipendiés par nos ennemis, d'autre part, » montre pour l'opinion nettement pacifiste du peuple américain. L’orateur anathématise en passant la presse des États-Unis « vendue à ceux qui voudraient empoisonner cette opinion », et il termine en souhaitant la bienvenue, dans cette « atmosphère allemande », au « missionnaire du sentiment populaire et au nouveau leader du peuple américain qui réclame la paix ».

L'ancien secrétaire d'État a écouté sans sourciller ces attaques contre le président et cette apologie de luimême. Son tour est maintenant venu de parler. Mais, quand, la première tempête d’acclamations et applaudissements passée, il commence de lire, contre son habitude, le discours qu'il a préparé, ce discours, un peu long, paraît froid. Il perd, à être lu, l'emprise sur le public. Il est écouté comme il doit être. Mais les applaudissements restent de commande. Le cœur n’y est pas.

L’orateur y déclare qu’en cas de guerre le peuple américain acceptera cette guerre. Mais, tant que le Congrès

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ne l’a pas déclarée, c’est le droit et le devoir de chaque citoyen de tâcher à l'empêcher et, en tout cas, d'exprimer son sentiment contre elle. Ce qui motive la guerre, c’est l’honneur offensé d’un peuple. Mais sur la définition de l'honneur et sur l’offense et sur la guerre, il faut s’entendre. Et l’orateur rappelle ce qui, dans les pays éloignés et les temps passés, a constitué l’honneur. Il parle d’abord de la veuve du Malabar brûlée avec son mari, et, chez les auditeurs non prévenus, cause quelque surprise. Il parle aussitôt de l'habitude qu'ont certaines Orientales de se voiler la face, et ne fait point cesser cette surprise. Il saute à un autre sujet, sans qu’on voie la transition, et parle de l'éducation de la femme et de la situation à laquelle la femme a droit dans la société. Il dit, en courant, quelques mots du duel et du sentiment d’honneur qui y fut attaché. Puis il conclut : « Apercevez le changement d'opinion qui s’est produit partout. Et pourquoi ce changement? Parce que la force brutale a cédé

le pas à l'influence supérieure de l'intelligence et du

cœur. En matière de guerre pourtant, nous avons moins progressé que dans d’autres voies. En partie parce que quelques-uns profitent largement par la guerre ; en partie parce que la race et les haïines nationales ont aveuglé un plus grand nombre et les ont empêchés de voir la vérité; et en partie parce que les rivalités nationales ont servi de prétexte à des préparatifs qui, en eux-mêmes, appellent la guerre. » Suit un tableau terrifiant des engins de guerre modernes et de leurs effets sur terre, dans les airs, sous l’eau.

Contre ces préjugés (l'honneur des nations), qui servent de prétexte à ces horreurs de la guerre, il faut que chaque citoyen de bon sens et de sang-froid en. appelle au président et lui fasse connaître son sentiment. « Le peuple des États-Unis est calme ; il a le moyen d'être patient. Son honneur national est celui d’une nation qui aime la paix, non la fausse fierté du brutal ou du brail-

lard. De même que des amis, quand ils ont un différend, remettent la solution à plus tard et quand ils pourront considérer la cause de leur controverse sans aigreur, de même cette nation peut, sans déshonneur, rapporter ses disputes à un comité international si la diplomatie ne réussit pas à les résoudre... Cette politique ne considère aucun abaissement de ses droits réels ; c’est une politique digne de la plus grande république de l’histoire. Notre pays peut suivre sans honte le conseil très sage donné voici trois mille ans : « Celui qui est lent à se mettre en « colère est meilleur que le puissant ; et celui qui garde «le contrôle de lui-même est meilleur que le conquérant « qui s'empare d’une ville. »

La péroraison lue est accueillie avec les mêmes applaudissements de commande qui ont salué de temps en temps les passages du discours. Cependant quand, abandonnant ses papiers et retrouvant d’un coup son habituelle emprise sur le public, l’orateur félicite ses auditeurs de vivre dans un pays où la paix règne encore — quand il se félicite avec eux que « 3 000 milles d’océan roulent entre eux et les champs de bataille saturés du sang de nations belligérentes », quand, après avoir parlé dela paix, «que l’Allemagne ne troublera pas », avoir insisté pour qu’une politique plus ferme soit suivie vis-à-vis de l'Angleterre et des Alliés par le gouvernement américain, il s’écrie :

« Si le président a besoin d’un million d'hommes pour défendre le pays en danger, il pourra lancer son appel au lever du soleil et le même soleil n’aura pas encore disparu de l'horizon quand ses derniers rayons éclaireront le million d'hommes debout et en armes ; et la ligne s’étendra ininterrompue à travers tous les États de l’Union. Mais ce million d'hommes qui feront demain leur devoir au premier appel de leur pays, ont le droit aujourd’hui de savoir si le pays doit entrer dans la guerre. » Alors l'enthousiasme, celui pour lequel la réunion a été organisée et tant de milliers de dollars ont été dépensés,

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celui qui pourra être publié, grossi encore, répandu dès le lendemain dans tout le pays, se déclanche, se déchaîne, monte, s'enfle. Et c’est dans cet enthousiasme, dans ce délire que sont votés à l’unanimité les résolutions suivantes qui resteront comme la charte du pacifisme et des amis de l'Allemagne aux États-Unis pour les deux années qui suivront :

« Les Américains désireux de maintenir la paix avec le monde entier résolvent :

« Qu'ils désirent et réclament la stricte neutralité non seulement dans les paroles mais dans les actes ;

« Qu'ils dénoncent la propagande de guerre conduite ici par ceux qui voient dans la guerre un moyen de gagner de l'argent ;

« Qu'ils dénoncent les activités de trahison (treasonable activites) d’une grande partie de la presse qui s’est efforcée d'amener le pays au bord de la guerre ; -

« Qu'ils demandent que dans ses pourparlers avec la Grande-Bretagne et l’Allemagne, le gouvernement des États-Unis se montre ferme pour assurer les droits des vaisseaux neutres ;

« Que les citoyens américains doivent s’abstenir de toute aventure téméraire (reckless adventures) pouvant mettre les États-Unis dans la guerre ;

« Qu’aucun citoyen n’a droit d'offrir son corps comme un bouclier (offer his body as a shield) en prenant passage sur un vaisseau transportant des munitions de guerre et que le gouvernement doit en donner avertissement à tous;

« Que les intérêts du pays et de l'humanité réclament qu’un embargo soit mis sur l'exportation des armes et munitions. »

La tendance des résolutions indique assez où il en faut chercher l’auteur. Le mot humanité et le nom des Etats- Unis ont seulement, ici et là, remplacé celui de l’Alle-

magne.

Si le discours du secrétaire a donc, ici et là, été écouté assez froidement — et pour cause — les résolutions, la dernière surtout, sont accueillies dans les ovations et les

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clameurs. Et les moins forts applaudissements ne sont -

point ceux qui partent des loges occupées par les représentants et agents des pouvoirs centraux.

Ce ne sera certes pas une des moindres surprises ou des ironies de cette guerre que d’avoir fait discourir l’ancien secrétaire d'État, W.-J. Bryan, pacifiste apostolique, sur l'excellence et la nécessité de la paix devant les représentants les plus immédiats du kaiser et de la politique pangermaniste, et tandis que ceux-ci l’applaudissaient à tout rompre. Sans doute, le comte von Bernstorff, qui, contre l'habitude des gens de son pays, était apte à comprendre l'ironie, fut-il aussi le premier à en saisir toute la saveur et à en rire, comme lui seul savait rire. Le plus important pour lui, et pour l'instant, est, qu'après ce meeting, l’ex-premier est consacré leader du parti pacifiste et décidément acquis aux intérêts allemands. L’alliance, si habilement et comme officiellement conclue par l'ambassadeur du kaiser, ne cessera plus d’être efficace et mettra plus d’une fois en péril les relations des Alliés avec les États-Unis.

Ces pacifistes, pourtant, paraîtront bientôt trop lents ou trop timides à l'ambassadeur. Il s’occupera de leur adjoindre des alliés moins indécis et surtout plus bruyants.

Les associations de femmes, les suffragettes sont d’ores et déjà gagnées à l’idée d’arrêter les exportations de guerre. Dans les clubs suffragistes, dans les innombrables meetings en salles fermées ou à ciel ouvert, dans les rues de New-York et aux carrefours de Broadway, on verra, on entendra désormais de gracieuses avocates du suffrage amasser la foule, puis être remplacées par d’autres moins gracieuses, mais de plus robustes poumons qui développeront, répéteront, ressasseront la thèse suivant

laquelle les États-Unis neutres et pacifiques doivent arrêter les envois, à l’un seulement des belligérants, des engins de guerre.

Ni l'affaire des cotons, ni la campagne pacifiste, ni la propagande de presse, qu'il mène simultanément, ne représentent encore toutes les intrigues menées par l’ambassadeur allemand.

Au début de juillet 1915, son activité devient véritablement effrénée. Tantôt, nous le trouvons fomentant des grèves dans les usines de munitions de l'Ouest et du Moyen-Ouest ; il fait organiser ces grèves par son collègue autrichien, le bénévole Doktor Dumba. Tantôt, il

dresse des plans pour s’assurer le contrôle des grandes

fabriques de munitions de Bridgeport ; il forme le projet

de faire parvenir par voie indirecte ces munitions à l’Al-

lemagne ; et, dans le même temps, il crée, entretient et finance le mouvement pacifiste contre la même expédition faite aux Alliés.

Et d’abord, il s'occupe d'acquérir des influences ms nombreuses ou plus fortes pour la cause de l'Allemagne au sein même du Congrès.

Un très suggestif rapport du consul général de Chic

Kurt von Reiswiz, au directeur financier Albert et qui

doit être remis au comte von Bernstorff et au chancelier

von Bethman-Hollweg, jette une curieuse lumière sur la propagande faite en ce sens.

« Chicago, 22 juillet.

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