‹ Introduction a l'étude des hiéroglyphesChapitre 5 sur 63 · AVERTISSEMENT. XIII · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XIII

puisque, dit Montet (p. 48), «c'est uniquement par leur position que ces signes se distinguent des véritables sj^llabiques » . Il en est de même pour le <iiibertragen>^ d'ERMAN. D'abord la distinction est le plus souvent affaire de lexique plutôt que d'écriture. Et puis tous les signes sont «tropiques-»^ plus ou moins, élargissant ou rétrécissant l'idée tour à tour et même à la fois.

Il en est de la transcription comme de la nomenclature. On en trouvera difficilement une qui réunisse tous les suffrages et ne pèche point par quelque coté. Je me contenterai de renvoj-er à ce j'ai dit sur ce sujet dans l'Introduction des mes Papyrus démotiques de Lille, p. XII.

Dans le tableau des signes, nous nous sonimes tenus autant que possible à l'écart des questions de vocabulaire, )ie donnant dans la colonne signe-racine qu'un seul mot pour une même prononciation. Il a été dérogé à cette règle lorsque, à coté du mot le plus «figuratif*, mais d'orthographe trop abrégée, il javait intérêt à en citer un autre, apparenté, montiant tous les éléments utiles. De même, quant a l'analyse des spécimens d'écriture, je me suis mis d'accord avec M. Drioton pour qu'il en exclue les détails de grammaire qui sont du ressort d'un manuel subséquent.

Nous espérons que le tableau des signes phonétiques classés en ordre rétrograde (p. 161 — 163) sera jugé commode. Pour ma part, j 'avais, en cryptographie, apprécié la grande utilité des listes de groupes chiffrants établies sur chacune des composantes. La pratique de l'enseignement égjptologique montre que les débutants ont quelque peine à tirer tout le parti possible des compléments phonétiques pour la lecture des signes de valeur complexe. Le tableau les confirmera dans l'application systématique

de cette méthode et aidera leur mémoire.

Page 1