‹ Introduction a l'étude des hiéroglyphesChapitre 4 sur 63 · XII AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

XII AVERTISSEMENT

quelques-uns de ses éléments à celle-là. Mais, dès qu 'il s 'agit

de l'écriture hiéroglyphique développée^ la langue me paraît

prendre le pas sur récriture, la conditionner en quelque sorte,

la contraindre à se modeler sur elle, et cela, non seulement

pour les éléments phonétiques, ce qui est l'évidence 7nème, mais

pour les éléments mixtes phonético-idéographiques dont Champollion

n 'avait pas encore précisé la nature.

Il se peut qu'on critique l'expression ^signe-racine-» en

objectant qu'un tel signe écrit parfois des homonymes étrangers

à la racine. Mais, si l'aire phonétique d'un signe déborde son

aire sémantique, il nous est bien difficile de nous eji assurer.

Et puis les adaptateurs de l 'écriture ne devaient pas être des

étjnnologistes rigoureux sur les principes. Enfin.^ le cas est en

somme prévu indirectement aux p. y et p. Si une racine difficile

à représenter graphiquement emprunte le signe d'une racine

homonyme, celui-ci se trouve jouer un rôle purement phonétique,

comme adjoint d'un signe-racine non exprimé, fait normal selon

la théorie.

Si je ne m'accorde pas tout- à- fait avec mon collègue de Strasbourg pour une simple question de mots, je suis heureux de me rencontrer avec lui sur un point plus important: la simplification de la nomenclature par la réduction à trois des catégories de signes (cf. Montet, p. p6). Si j'ai employé l'expression <i complément phonétique ^ , c'est que l'usage en est commode, en dehors d'une classification théorique. Il ne m'a pas semblé utile de maintenir la distinction, souvent artificielle, entre l'emploi comme signe-racine ou comme abréviation (Abkiirzung, chez Erman). Quant aux <i. déterminatifs phonétiques-», je n'aurais pas été conséquent avec moi-même si je ne les avais pas supprimés^

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