‹ Introduction à l'étude des métaux. Leçons professées à la Faculté des sciencesChapitre 17 sur 60 · CHAPITRE III. — MODIFICATIONS ISOMÉRIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — MODIFICATIONS ISOMÉRIQUES

Les métaux purs ne sont pas toujours identiques à euxmêmes ; ils sont susceptibles, tout en conservant l'état solide, de présenter des modifications particulières qui ne sont pas négligeables vis-à-vis les phénomènes concomitants, et qui peuvent donner lieu, dans les réactions, à des variations thermiques importantes. Tout en conservant, dans leur ensemble, leurs propriétés générales, ils présentent dans chacune d'elles en particulier des variations parfois très légères, d'autres fois très sensibles qui constituent ce qu'on appelle des modifications isomériques. Ces changements dans les propriétés ne sont, au fond, que le reflet de modifications correspondantes dans les mouvements des particules qui constituent le métal, et elles entraînent avec elles des variations thermiques ; aussi quand on veut établir des comparaisons basées sur les quantités de chaleur dégagées ou absorbées dans les réactions auxquelles les métaux peuvent donner lieu, est-il important de définir autant que possible, à ce point de vue même, l'état des métaux dont on étudie les réactions. Les propriétés peuvent d'ailleurs ou bien varier d'une manière continue entre certaines limites, ou bien éprouver des changements par sauts brusques ; les limites entre lesquelles ces variations s'effectuent pouvant être très resserrées, ou bien laisser entre elles une certaine étendue. Examinons successivement les deux cas :

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