‹ Introduction à l'étude des vases peintsChapitre 17 sur 17 · ADDITION ET CORRECTION · texte numérisé non relu

ADDITION ET CORRECTION

Page 4o, titu dt l’alioëa , ligncc 4 * ' , -

Mais après que la fabrication des espèces eut cessé dans la plus ancienne ville de l’Opique , tandis que les restes de la population hellénique de cette malheureuse cité, transportés à Dicœaixhia^ étaient réduits à fabriquer pour les Samnites, leurs nouveaux maîtres, des pièces au nom de PhUtflia^ nom sous lequel les Osques paraissent avoir désigné Dicocarebia, et qui devint le PuteoU des Latins, tout k coté

d'ydllibaf qui sans doute ne survécut pas à

(i) On s'aperçoit que je tranche ici plusieurs (les questions qi»e l'autorité des prind()eux nomis* nialistcs a laissées indécises; mais Je suis entraîné à agir ainsi par renrlMincmeot irrésistible des faits, et des ioductious qui, restant isedét^, manqueraient de solidité, en acquiérent {>ar la cotn- (uiraisoii qu'on établit entre elles et d'autres preuves dn même genre. Qu’on prenne, par exemple, une monnaie de Naples, d'ancien stjle, icprcM-ntant (fno côté la tête de Minerve rasquée, et de l'autre le taureau à face homaine (Mionnet, suppl.. Il* 84 ), et qu’on place auprès de cette médaille des pièces <lc Capaue (avec la légende

KAnriANONetKAMnANON, Mionnet, n**9g

et loo; suppl., n* Nota ( Mionnet, suppl.,

n** 374-3^)1 eld’iï^'rJrta(J 8 ionocl, n** 5 i 4 - 5 i 9 ; •oppl,, 464 . 41^ vt 4 ^)> on s’apercevra sans peine que les monnaies de ces trois villes sont des copies exactes de celles de Naples-, non-seulement pour le sujet, mais |>oar le stjle. Capoue était située au nord d« Naples, Nola vers le S. E., l’anslogie nous conduit k chercher cgslrment Ujrina dans le voisiiiage de Naples, et probablement dans une antre ilircctioD qoe celle de Capoue et de Nola : trouvant ainsi Suirentum, au sud de Naples et de l'autre

Cumes, sa métropole (i), Naples, n'ayant

côté de Cratère, je me vois conduit ô adopter U conjecture ^ M. Avellino (Oputc. div., v. lU, p. to 5 ), lequel considèiT Itjrrina comme la trans* crtplioo giecque du nom de la ville que les Romains out ap(M'lée Surrentum, M. Millingeo, [Cvisideratians, etc., p.i 58 ) conclut de ta grande ressemblanccqiiiesisieentj-eles monnaies d’Hvrioa et de Nob , que la première de ces villes a dâ être plus voisine de la seconde, » et peut-être vers l’embouchure du Samo. • Mais les médaillés d'IIjTioa et de Nota ne se ressemblent que parce que toutes deux provienoent d'un ty|ie cotninun qui est la mounaic de Naples. Ujrina cependant n’est pas tellement fidèle à riuflueoce napolitaine qu’elle ne s’eu écarte quelquefois pour subir partiellement celle de Crotone, ville beaucoup plus éloigoce, mais dont les rapports maritimes avec les cités du golfe de Najiles devaieot avoir une grande importance. Ainsi nous avoos des monnaies d’Ilvrina (.Miontict, D* Sso; suppl., 4 f'S)qui> gardant au revers le taureau à face humaine, montrent au droit la tétede Junon [.acinienne, imitée des mcdaîlles de Crotone (Mlouuet, n** B67-71). Cet accouplement du trpe crotooiale et du type napolitain se retrouve identiquement sur les didrachmes

pas subi l(! Joug des Darbares, continua sans interruption son monnayage purement grec.

<k* Pkifirft'a (Mirmnet, n" Jonc

impossible de chcrciiiT celle dernière ville bien loin «le Naples et d’Il^'iina ou Surrenlum. Dans un tel Hat de clioaes, l'opinion qui assimile Phtsiei/a k PnUnti SC jirésente avec un grand caractère de viaiseniblancc, et nous ne soyons aucune raison pour ne |>as l’adopter. Il Mt vrai que . MiUiugeti, aulenr de cette lurureuse conjecture, |>arail l'avoîv .litaudonnëe daus son dernier ouviage (p. aoi).

•' Des motifs graves a’oppuHcnl, dit*il , i cette ex« plieaüon. > .Sans doute le savant numismaliste fait allusion au passage île Sti-abon (V, p. daus lequel ce gvograpbe aUrilnie aux Iloniains la sub« stituüou du mot de PuUûli à celui de Üiciearchia. ^lais cc passage, dans la discustiun duquel je n'aî |ias le tcnqia d’entrer, ue renferme qu’une cxplica* lUm tentee aprt'S coup, cl non un fait rigoureusement rtabli. — Les pW'ces de Capoue et d’Hyriaa •«ont certainement autérienres ii la domination des ^ianmites dan.s U Cam|ianie, et il faut croire aussi que les didracliDies de Fhislelia, si ptfailemrnt semblables (>mir le type et le style aux monnaies avec les(|udirs nous les avons comparés, ou t etc exécutés avant que Cumes tombât au fiouvoir des Samnitrs (^19 av. J.C.). La légende osqnc de ces médailles, tne^ de gauche k droite, contre fusage postérieurement suivi, mevite une serieuse attcalioii, cl M. Millingen a eu raison de dii'C qiiVlle élait rrrUinemenl anlérieui'c « à aucune inscription de l’I^lrurie, de l'Ombrieou des peuples «alielliqucs. • L’induction historique qn’il faut tirer de cette légende , c’est que les Osques étaient maîtres de Phislelia k une époque antérieure à la d(‘struclion de Cumes. Prcd^ahlement aloi*s Diesearchia n'était plus le port de Carnet^ isriviiov K'jpaiiwv (Slrah., V, cl celle dernièiv ville avait dî-s lors besoin, |M)ur communiquer avec le golfe de Naples, d’un port qui lui appartint eu propre) cVst piobablemeut là ce qu’était la ville que nous ne connai»onsque par les rnédailles (Mionnet, suppL, a** i 8 âq}o), mais dont types monétaires corTe«(Mmdent exactement k «.-eux de Ctmics (Miounct , n* Les antiquaires napolitains sont d'avis qu’on doil cheieher le site

d’AUil» dans les covîi'ons de Pouzzoics. — Lc.h oboles qui porlent aussi le nom om|uc de Phi$liuis, mais écrit de droite à gauche, sont d'un autre style que tes didrachmes, et par conséquent postéi'ieurK à l’épiHpie où les débris de la jjopulatioo de Cumes trouvèreot un asile dans les murs de cette vilU* c'est par celte dei-nière circonstance que s explique la transniissiou à Piiistelia du type favori de Cumes. la cnquUU et le grtun d orge, et ceux de ces oboles qui otTrcnl la rcunion du nom os(|ue et du nom grec de Pliislelia (Mionnet, suppL, a** 8j*j et 8^5 J, attestent la piésence dans une mèuic ville de deux populations distinctes. IjCs Grecs, H est vrai, donnèrent à Pkisielia le nom de Diciettrekia { mais il \ eut sans doute ici un de cesdouldes noms comme ia gcogi-ap1ùede»Grecseao0i'e plusieurs exemples ain>i, Pyrrat Uium et lîpidamnuft^ etc. Pour complélri- ces idées, je «lois faîi'c connaitte un hemiobole d'argent qui n’a pas été décrit par Mionnet, Cl qui, aprrsavnir appartenu à fil. Prosper Dupn*. est entré an cabinet de France en i85L ^ ni€i ia description de cette jolie pii*ce. Miuci vc caMpiée de face. — ai. La légende osque posé«' en cercle autour d'un grand H. Arg 1

Pour hxer l’attribution de celte pièce, il faut d'abord remarquer l’analogie que prcM-ntc ia tête de Miners-e de face qui la décore avec celle dis niédailh.'s d’Héi'aclée de Lucanie (Mionnet, n** 499 * Soi ). Lvidcmmcnt celles-ci ont servi de modèle à celle-là. D’un autre cùié, l'il du revers est l'initiale du nom même d’iléraclée. Mais comment snp(iOiKT une alliance entre Pouzzoics et lléraclec de Lucanie.’ Aussi sommri-nous tenté de considérer cette lettre comme l'indication, non d'Ilernclér, mais A' Hrrvutanum , ville située au fond du golfe de Naples, k peu de distance de Pouzzoics. Nous ne jinvséiionx que la li'aiiscnption latine du nom d’Hei'culanum : mais personne ne doute que celle ville n’ait porté en grec le nom d'iteiac/ee ou plutôt d‘ Hrfficleum.

FIN DF. LA PRE.MlKttE FAKTIK-

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