ANA PRÉFACE
mentaux qui dominent la Constitution tout entiere, Lo qu'elle existe aujourd’hut, à savoir la souveraineté du Parlement, le règne ou la suprématie de la Lor.
Comme j'ai eu simplement pour bat d'expliquer les principes fondamentaux du Droit Constitutionnel an ulais, la Constitution n’a été, à mes yeux, ni un sujet d'éloges ou d'apologie, ni même un sujet de critique ; elle à été uniquement un sujet d'exposition. Je me suis reporté fréquemment aux Constitutions des pays étranœers et notamment a celles des Etats-Unis et de Îla France ; mais c’est seulement en vue d'illustrer, principalement par voie de comparaison, le fonctionnement des deux principes dominants qui sont à la base du svstème du Gouvernement anglais.
Il faut se rappeler ce fait, si lon désire comprendre mon exposé des Constitutions étrangères. Je veux montrer que, par leur contraste, parfois même par leurs ressemblances, elles jettent une vive lumière sur les parti- Cularités de la Constitution anglaise. Je n’ai pas à eu rechercher les mérites ni les défauts. Dire par exemple que les institutions d’un pays étranger diffèrent essentiellement de celles de l'Angleterre et montrer en quoi cette différence consiste, c'est simplement appeler l'attention sur un fait qui peut accroître notre connaissance du Droit Constitutionnel anglais ; mais c’est là tout autre chose qu'affirmer, sur le point en question, la supériorité des institutions anglaises sur celles des autres pays. C'est là une observation que devra conserver dans l’esprit celui qui lira le Chapitre que je consacre au droit administratif français. J'ai voulu montrer (ce qui certainemert est vrai) que, dans tout le Droit anglais, il n°y a