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Prise de Bamiane, fâ

262 INTRODUCTION A L'HISTOIRB DE L'ASIË

général Tzong qui la défendait s'empoisonna; deux autres furent tués pat* les soldats révoltés... Le dixième mois, les Mongols prirent le défilé de Tong-Kouan... Boulouho fut vaincu et tué *. » C'était un efibndrement; dans celte débâcle de l'ennemi, Souboutaï n'ayant rien à faire, au poste où ii était, s'amusa, pour ne pas rester désœuvré, à conquérir la Corée '. En 1216, le Tchingbiz Khan vit que tout marchait à souhait, que sa présence n'était plus nécessaire; il laissa en Chine, avec pouvoirs civils et militaires, comme son lieute* nant, le sûr et méthodique Moukhouli; les chroniqueurs musulmans nous donnent reiïectif officiel de ses forces : un corps d*arméc sur le pied normal — dix mille hommes; Ongout', un heza7% « millier ou régiment »; Mangout, deux; Djelaïr, trois; Koungrad, un; Kouchigoul, quatre; Oïrad, deux; Anguîrass, un; et deux divisions — environ cinq mille hommes chacune — de contingents kara-khitaî du Liao et de déserteurs niu-tchi; soit, en tout, sur le papier, trente-trois mille hommes.

L'Empereur Inflexible retournait à Karakoroum, la tète pleine de sa pensée dominante, de son grand projet sur rOuest. 11 est impossible de douter; pourquoi ne restait-il pas en Chine, puisqu'il était sûr d'y devenir le maître? Le titre de Fils du Ciel, l'Empire du Milieu, joint à ses propres domaines, suffisaient à la plus vaste ambition. Pourquoi laissait-il à un lieutenant le soin d'achever une conquête que, dans toute leur puissance, les rois turcs du vt* siècle dont il poursuivait la tradition, dont il revendiquait l'héritage, n'avaient pas osé rêver? Celle conquête, à coup sûr, il la méditait, la préparait, puisqu'en traitant avec Hiouen-

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