Nessavi, p
2. Dans Bretsclineider, Soirs on chinese mediapval traveilers, p. 11 à 43.
3. Sanang Selzènc, p. 91. Même impression dans Joinvillc, m6me dans Marc Pol; pour ses sujets, le Tchinghiz Khan est un l<^gislalcur, un pacilka* leur.
Tcmpcreur, à la chasse près de Tachkend, lui avait dit : m Mes fils seront ici dans trois ou dans cinq jours. » Djoudji envoya des présents, « cent mille chevaux », disent les chroniques musulmanes, mais ne vint pas, fit dire qu'il était malade ; à point nommé parmi ses messagers, il se trouva une bonne langue, pour répondre au Tcbinghiz Khan (fui le questionnait : « Je ne sais s'il était malade ou sain; quand je Tai quitté, il était à la chasse *. — Le Khan, emporté de colère, résolut de marcher contre Djoudji. A ce moment môme arriva la nouvelle de la mort du prince... Il le pleura pendant plusieurs jours *. » Djoudji mourut à Saraï, sur le bas Volga ^; son fils, Batou, reçut de Tempercur Tinvestiture des dignités et du pouvoir paternel en Kiptcbak. En Pé-Lou, le Tcbinghiz Khan installa son cadet Djagataï, qui prit résidence dans Almalik; de là il gouvernait le Turkestan, la Transoxiane, le Khorassan, surveillait llrak, les avenues de Roum et la féodalité des Atabek, en pays iranien. L'empereur emmenait avec lui les deux plus jeunes, Ogodaï et Touloui ; à ce dernier, en droit turc et mongol, revenait l'héritage territorial du domaine, du m foyer » des ancêtres, les aînés étant de simples apanages.
Il était temps de revenir; Moukhouli venait de mourir en Chine; le propre frère du Tcbinghiz Khan, le légendaire ot fidèle Djoudji le Tigre, resté au pays avec TOt djiguine, « gardien du foyer », tenu à Técarl de toutes ces conquêtes, désœuvré, s*ennuyant, se mêlait d*intriguer, se faisait un parti; enfin, les gens de Ilia, alliés suspects, et les sauvages Tibétains, n'entendant plus parler, au fond de leurs mon*
1. Ces méchancetés contre Djoudji venaient de Djapataî, qui le di'lc8tait. On rappelait • Tatar », faisant allusion à sa naissance et h la nationalité du père qu'on lui altribuait. CVst sans doute rori^ine du nom de Tatar donné aux Mongols, qui se répandit ensuite par le nord-oue^t, par la Russie, la Pologne, et les pays du ressort de Batou, successeur et tils de Djoudji.