‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 144 sur 212 · Mo»., Oer., l. XXVIII, p. 301 tl il · texte numérisé non relu

Mo»., Oer., l. XXVIII, p. 301 tl il

2. Mathieu Paris. I. IV, p. 13l*i:j:i : • Mulli Jii(lt;orum... crcdcnlcs quod piclis Tartaroruni ol Cuinanorum csscnl de pcriere eorum •, de.

3. Ils detrutsirenl In • l'iliti »/j<i/orm Sanrti Marlini •, arluellemcnl Slol* n.iniati»for, pui;* la VUla Frnnra, dans le pa>;» de Marctiin^ idenUrtc |»ar M. StrakoM'li*(»raH<.iiianii awv la basse KMclavonit», elc. Voir Slrakosch- Grassmann, p. 14, et Un^'erii f'itrmcn MiserahH*', p. 457. On Irouvera une noiire relative aux Ken:) Itiei) ou emmenés e:i captivité par les Kiptcliak dans les Hiitorue Uungaric^ fontes dnmeatid, i. 111, p. 213.

d'abord, puis se tournèrent brusquement vers l'est, traversèrent la Syrmie, et se jetèrent en Bulgarie, cherchant un établissement quelconque, s'offrant à Dieu et à Diable. En Macédoine, ils rencontrèrent nos Français, guerroyant comme eux. Les hommes d'armes de Tempereur franc, qui s*y connaissaient, trouvèrent bonnes façons à ces archers comans. Leurs anciens avaient déjà fait connaissance avec les leurs, naguère, quand les mercenaires kiptchak, à la solde du roi de Blaquie, battirent si durement la chevalerie de Baudoin (14 avril 1205) : « Ilalas, com dolereuse perte fu là faite! » et le 30 janvier 1206, à la Rousse, d'où « li Gommain retornèrent arrière, qui mult orent fait leur volonté en la terre, et mult gaignié de bons chevals et de bons haubers ' ».

De part et d'autre entre Français et Turcs, on se plut, et on se donna gages d'alliance; messire Narjot de Toucy, bailli de Constantinople, prit à mariage la fille d'un chef kiptchak; l'empereur Baudoin se taillada le bras, mêla son sang à celui du Khan, et « but le serment » avec lui, comme naguère l'avaient bu ensemble dans les Marches de Chine, le Prêtre Jean et le père du Tchinghiz Khan '.

Les Kiptchak hors de jeu, restaient les Magyars et les Allemands au sud, les Tchèques de Bohême et de Moravie au centre, les Polonais, et derrière eux, les Teuloniques de Prusse, les Slaves de la Silésie et le reste des Allemands, au nord. Le pape n'avait pas encore fait croiser, mais pouvait le faire d'un moment à Tautre; il était obligé de le faire, malgré ses démêlés avec l'empereur, quand deux ordres comme les Templiers en Hongrie et les Teutoniques en Prusse étaient directement menacés; la haine contre Tempereur le retenait; le cri de la chrétienté, ce « Carmen Misera*

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