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les édifices élevés par ses ordres subsistent encore aujourd'hui pour la plupart (c'est-à-dire avant 710 de l'Hégire — 1309-1310, date à laquelle l'ouvrage de Rachid était terminé). Il avait fait construira un palais dans la ville d'ÂIatag, et des temples d'idoles (églises bouddhistes) dans celle de Khoï. Cette année (660 de l'Hégire), le monarque partagea son temps entre ses travaux d'architecture, l'administration des affaires du royaume, les soins que réclamaient l'armée et la population. A l'automne... étant arrivé à Maraga, il montra un vif empressement pour voir terminer la construction de l'Observatoire. Ce prince était grand amateur do la philosophie, il excitait les hommes instruits à des discussions sur les sciences de l'antiquité. Il assignait à tous ces personnages des pensions, des gratiRcations. Il aimait à voir sa demeure royale embellie par la présence des savants et des philosophes. Il était surtout adonné à l'alchimie, et protégeait constamment les hommes voués à ce genre de recherches; aussi, dans leurs vaines imaginations, par suite de leurs suggestions mensongères, ils allumaient partout des feux, consumaient une masse énorme de substances diverses, mettaient en mouvement, sans aucune utilité, des soufflets grands et petits, fabriquaient des chaudières d'une terre composée suivant les principes de la science ; mais toutes leurs opérations ne produisaient d'autre avantage que de fournir à leurs repas du matin et du soir '. » Rachid est injuste pour les alchimistes de Houlagou; ils ne trouvèrent pas la pierre philosophale, mais la « terre composée suivant les principes de la science » n'est autre chose que la belle faïence de Kachan et les magnifiques adaptations de la céramique chinoise qui ont produit le nouvel art persan. Quant à l'observatoire de Maraga % sous