Moshei m, Appendice, XVU
L^ASIE SOUS LES MONGOLS 4âO
Les travaux entrepris pendant le règne de Houlagou donnent une juste idée de Tesprit libéral que ces Mongols, si brutaux qu*ils fussent à la guerre, et si arbitraires dans leur despotisme administratif, apportaient aux affaires de pensée et de conscioncc. Tous ces souverains mongols, et surtout leurs femmes, donnaient aux églises de toute confession. Les chrétiens nesloriens avaient la plus grosse part dans leurs largesses; on trouvera dans l'histoire du Patriarche Mar Jabalaha III la mention fréquente des libéralités que lui faisaient les princes de la maison de Houlagou ^ C*est au retour de Texpéditiondans laquelle il entama d*abordle refuge des sectaires ismaehens ' (Alamout ne fut détruit en réalité qu*en 1275, par Âbaka Khan), et finalement supprima le Khalifat, qu'il forma le projet de fonder dans ses Etats un établissement scientifique autre qu*un séminaire, ou qu'une Ëcole de jurisprudence.
<( Houlagou Khan aimait prodigieusement à faire bâtir;
1. Sous Atiaka, c*csl rimpônitrice qui donne mille pièces d'argent au patriarche Mar Denha, pour la conslruction d*un pont devant son presbytère d'Osnou ■; puis cVsl TEmpereur Abaka qui inscrit le christianisme à son budget des cultes : • Le roi lui [à Mar Jabalaha] donna de grands présents et un diplôme pour percevoir, chaque année, pour les ÔKlises, les monastères, les moines, les prêtres et les diacres, trente mille dinars ou cent quatre- vingt mille zmtz blancs *. • En comptant le dinar pour le zi'cchin vénitien, cVst 360 000 Trancs par an, Inscrits au budget pour le culte nestorien, par les Mongols do Perse. Sous Argoun, Baliban Çauma reçoit, pour sa mission en France, • pour lui-itu^me, deux mille miskah d*or, trente cYcellentes montures, et une paiza > •. Sous Cîharau, Mar Jabalaha reçoit quatre cent \in;;t mille zouz \mwr la construction de Tcglise de Maraga *• SUIS compter • une belle rroix ornée de pierres précieuses d'une grande valeur... des \ases de cristal et des émaux peints avec de l'or». •
2. Ceux que nous apf)elon> les • Assassins •. Leurs doctrines religieuses, politiques et sociales n'étaient ni meilleures, ni pires, que celles des autres sectes; la légende les a faits plus atroces qu'ils n'étaient à Torigine, a%ant de recourir à la propagande par le poi^znard.