‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 19 sur 212 · Tchihalcher, p. 4tV · texte numérisé non relu

Tchihalcher, p. 4tV

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en automne, soufQe le venl sinistre de Garmsal\ le Tehbad^ a le vent de fièvre » des Persans.

« Le courant bas, venant de Touest et du sud-ouest, passe par-dessus les déserts brûlants de la Tourkniénie et vient se heurter à la montagne où la porte de Khodjent lui livre un passage d^entrée dans le Fergana. M. Capus a vu, alors que le Garmsal soufflait, le thermomètre monter à 41 degrés, le 28 mai 1881, à une heure du soir, dans la steppe de la Faim. Le soleil était voilé par un écran de poussière fine et brûlante, Tair insupportable, lourd; tout dans le paysage gris est abattu, désolant; tout le paysage est noyé dans une poussière grise qui laisse à peine deviner la position du soleil au-dessus de rhorizon. Chose singulière, ce vent brûlant est suivi quel* quefois d'une baisse considérable de la température. En 1876, vers la moitié du mois d'octobre, la neige est tombée abondante à Tachkent et à Pendjakent, après que le Garmsal se fut apaisé ^ »

En automne, puis en hiver, les Montagnes du Ciel assemblent les orages, et les abattent avec la tempête du nord-est, sur le golfe oriental du Nan Lou, sur la vallée de la Tarym, puis, avec le vent du nord-ouest, elles les précipitent sur le bassin oriental du Gobi, » remplissant Tatmosphère de nuages de sable très ténu ' » et chassant sur la basse terre Tarmée des dunes marcheuses. Puis vient le terrible hiver d^Asie Centrale; dans les bas-fonds, dans les vallées, au flanc des montagnes, la neige s'entasse morne, énorme, jusqu'au.K confins de l'Inde, jusque sur le versant sud déTHindou Kho. Le Grand Mogol Bàber nous raconte sa rude marche d*hiver^ de Ilérat à Kaboul : « La neige devint si épaisse qu'elle mon-

l.Mul composé du persan Gharm, • chaud «,01 du vieux lurc, t^/, «W, pour iaU ieU <« venl ».

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