I. Voir plus haut, p
mon armée, la plus forte que j'ai conduite dans THindoustan, I ne comptait, sur les rôles, que douze mille hommes à peine, | tout compris, gens d'armes, gens de ma maison, marchands et goujats ^ » C*esl sans doute à Tarmée de Timour qu'il pense. Mais, après tout, vaille que vaille, c'était une croisade; Timour pouvait prendre le titre de Ghazi^ a Vainqueur pour la Foi ». Jusque hors de la Transoxianc, ses victoires furent célébrées, fêtées. A Samarkande, des tailleurs de pierre, amenés de THindoustan, construisirent une mosquée commémorât) ve de la croisade « dont Tinscription est en caractères d'une telle dimension qu'on peut les lire à un ou deux kurouh de distance ».
Timour était revenu à Samarkande en mai 1399. En sei>tembre, il repartait déjà. L'Azerbaïdjane se révoltait contre Miranchah, le fils aine qu'il y avait apanage; en Irak, le grand vassal commis à Bagdad, un Djélaïr (Ahmed Djelaïr), tranchait du souverain, et jouait au petit khalife; au nord, les chrétiens de Géorgie se rebellaient. A l'ouest enfin, Timour sentait venir la grande querelle avec l'Osmanli, le sultan Ghazi Payezid leuldrum, <( Bajazet le Foudre »; depuis son retour de llnde, elle était inévitable.
Que Timour ait rêvé de rétablir le khalifat à son proQt, on peut en douter; que l'Église de Transoxiane lait rêvé pour lui, on est obligé de le croire. Quand un Payézid leuldrum doublement Ghazi par ses conquêtes en pays infidèle et sa victoire sur les envahisseurs infidèles du pays musulman, — quand un Payézid, fils d'un martyr, de ce sultan Mourad mort Chahid « Confesseur de la Foi », ne pouvait même obtenir une mention dans les prières au pays saint où Hussein et Hassan furent martyrisés, on les voit prodiguer à Timour, descendant de païens, après tout (et il s*en vante),
«. Mémoires de Bàb.^r, t. Il, p. 115 (319 d.i Itjxle).
proclamé restaurateur de la religion pour des victoires où n*a coulé que le sang musulman, rien que le sang musulman. L'arrogance des moines de Bokhara, qui prétendaient faire la loi à Tlslam, Tinsolencc des légistes transoxianais, qui posaient leur maître en sauveur et en défenseur unique de ia Foi, la cérémonie du sacre sur la Pierre des Pèlerinages à Samarkande, l'ostentation avec laquelle TEglise Iransoxianaise présente Timour comme le lieutenant de Dieu, presque comme un Imam, tout trahit le projet. Timour luimême laisse échapper comme un aveu dans ses Teuzukat; au lieu de donner à Payézid un titre musulman, il Tappelle avec affectation Kahsar i Roum^ « César de Rome ». Ce n'est pourtant pas lui qui avait eu sous ses ordres un d'Hcilli de Créqui, un Payo de Sotomayor, un Sanchez de Palazuelos, lui qui portait en ses armes trois oves d*or, placés deux et un, pour marquer son empire au levant, au ponant et au midi, ce n'était pas lui qui pouvait ignorer le sens du mot Kaïssar. Il savait fort bien que c'était le titre d'un potentat infidèle. Ses prétentions étaient d'autant plus étranges qu*il commençait à reprendre le vieux plan païen des Mongols, d'alliance avec TOuest, entrait en correspondance avec le roi de Castille, faisait espionner les routes de r£gypte, les avenues de la Méditerranée. A ses enfants, il donnait des noms singulièrement romanesques et menaçants : Miranchah^ « Roi des Princes »; Djihanguir^ « Conquérant du Monde n ; Chah Houkh^ a Ame de Roi », et & son petit-fils préféré, un nom de moinerie universelle, Pir Mehemed^ « Le Grand Prieur Mahomet ». Les rêveries mongoles troublaient d'ardeurs séniles son imagination. La domination universelle pour lui chevalier de l'Eglise, que pouvait-elle être sinon le khalifat? Pour être khalife, il faut tenir la route des Pèlerinages aux Lieux Saints, Jérusalem, Hébron, Médine et la Mekke; la route, c'était la Syrie. 11 la voulut,
avec la passion d'un vieillard amoureux, dès qu'il revint de sa croisade dans Tlnde, Ghazi, « Vainqueur pour la foi >», lui aussi. Entre le fils du martyr Mourad et le huitième restaurateur de la religion, llmam laïque de Transoxiane, le choc était fatal.
De prétextes décents pour dissimuler les ambitions et les colères contenues, sauver les apparences, il n'en manquait pas. Les meilleurs de tous étaient en Âzerbaïdjane, pays turc; Payézid y avait entrepris; les Turcs d'Âzerbaîdjanc relèveraient-ils du Kaïssar i Roum, ou du protecteur de tous les Turcs orthodoxes, du sultan Barlass, vrai Turc par le sang? « Tout le monde sait bien ton origine! » écrit Timour à Payézid; il l'appelle César de Rome, bâtard, un Grec quelconque; c'est lui, c'est Timour de Barlass qui est le vrai Turc. Un Turcoman, Yousouf le Noir, envenima l'affaire «^ point nommé, prit parti avec son clan (les Karakoiounhu ^ clan du Mouton Noir), pour ces gens de Rome, ces étrangers : « Ënvoie-moi Yousouf le Noir, si tu ue veux pas que par le choc de nos deux armées, tout ce qui est caché sous le voile du destin ne se découvre. » On retrouve le ton des romans de chevalerie, que Timour avait tant lus dans sa jeunesse, dans ce cartel envoyé au foudroyant vainqueur de Nicopolis.
De qui Yousouf servait-il vraiment les intérêts? Il est probable qu'il jouait double jeu. A coup sur, en vrai Turcoman Ripuaire, il détestait les Transoxianais ; mais la folie qu'il commit, au moment où Timour, maître déjà en Azerbaïdjane, en Mésopotamie, après une terrible exécution militaire à Bagdad la rebelle, à Malatiah et à Alep, c'est-à-dire aux points stratégiques d'où l'on commande l'Asie Mineure et la Syrie, est tellement insensée, tellement profitable à Timour, à son plan de khalifat, qu'on peut la prendre pour un calcul. Au moment même où Payézid se pose en défenseur de l'Islam
universel contre les prétentions de TÉglise provinciale de Transoxiane el la moinerie sectaire de Bokhara, son homme lige, ce Yousouf qui Ta compromis, engagé, détrousse les pèlerins de la Mecque, cl lui met à dos un sacrilège (1401). Timour exulte : « Payézid faisait filer des troupes vers Âlep, Orfah et le Diarbckir; cependant, ce misérable Turcoman, Yousouf le Noir, pillait la caravane des Lieux Saints; je vis arriver devant moi la troupe des suppliants qui imploraient ma protection contre ce bandit... Je demandai des troupes aux villes et aux tribus. Dès que je les eus reçues, je partis de r Azerbaïdjan au mois de Rcdjeb 804, « avril 1402 >», pour faire la guerre au Kaïssar. » On connaît le reste.
L'expédition de Timour contre les Osmanlis est resiée sans portée, n*a laissé d'autres traces que des déclamations dans les livres des bistoriens turcs occidentaux, et quelques facéties dans leurs recueils d*anas (comme dans celui de Kbodja Nassr Ed-Dine); ses guerres de Russie furent de tout autre conséquence: celle-ci est pure affaire de chauvinisme transoxianais, sans but ni résultat politique. Quant aux dévastations, elles ont été, comme à Tordlnaire, énormément exagérées. Pour prendre la plus typique, le sac de Damas, on peut donner, en certitude, deux témoignages : celui des pierres qui ne mentent pas, et celui d*hommes qui n*avaient ni intérêt, ni passion, pour les faire mentir. Timour n*a pas incendié la mosquée de Damas; des recherches archéologiques récentes ont fait retrouver intactes, el sans trace du feu, les principales parties de cette mosquée construite avant le passoge de Timour & Damas. Des témoins oculaires nous ont transmis les détails de son séjour dans la deuxième métropole de Tlslam; le récit de ses entrevues avec le grand historien Ibn Khaldoun est caractéristique; on y voit le Timour intime, hors des Âpretés de la guerre et des perfidies de la politique, prince lettré, poli, jaloux de
496 liNTRODUGTION A L*HISTOIRE DB L'ASIE
produire une bonne impression aux savants et aux gens de lettres, comme toujours habile à se mettre en scène, et quelque peu comédien. Citant un vers improvisé par Timour, au moment où il faisait grâce & un personnage incriminé dans les désordres de son fils Miranchah, le poète national transoxianais, Mir Âli Chir, ajoute : « On conviendra que, bien rarement, un aussi joli mot a été dit à un savant; au reste, notre gracieux souverain [Mehemed Hussein Mirza arrière*petit-fils de Timour] en a prononcé de non moins remarquables; c'est un patrimoine qu'il tient de son illustre ancêtre ' » ; dans la scène de Damas, Timour ne met pas moins de coquetterie à se présenter que dans celle du pardon accordé au mauvais conseiller de son fils il n'en met à formuler sa grâce. Ibn Ârabchah, qui n'est pas tendre pour lui, le montre recevant le sourire aux lèvres le cénacle de savants et de lettrés qui sortit de la place au moment de la capitulation : « Il s'approcha d'eux avec empressement,' et passa de l'un à l'autre en souriant; puis il commença aies examiner attentivement, en observant leur conduite, et en étudiant leurs paroles. Frappé de Taspect d'Ibn Khaldoun, dont l'habillement différait de celui de ses collègues ', il dit : Cet homme-là n'est pas de ce pays. Ceci amena une conversation,... l'entretien fini, on leur servit des plats chargés de viande bouillie;... les uns s'en abstinrent, d'autres négligèrent d'y toucher pour se livrer au plaisir de la conversation; mais quelques-uns, et Ibn Khaldoun du nombre» mangèrent de bon appétit... Pendant le repas, Timour les examinait à la dérobée, et Ibn Khaldoun tournait ses yeux de temps en temps vers le prince, les baissant chaque fois que celui-ci fixait ses regards
1. Mir AU Chiv Nevaïi, extraits el traductions. Dans le Journal a$iaiique, V* série, t. XVII, p. 284.
2. Bien que grand cadi, Ibn Khaldoun ne portait pas la robe de sa charge ; il s'habilla toujours en costume maghrébin
sur lui '... » Ibn Cadi Cliohba, qui tient son récit d'un témoin riculaire, raconte qu'à la première entrevue, Timour frappé de a Tair distingué » dlbn Khaldoun se le fit nommer, et qu*ayant « appris son nom », il lui parla de son histoire du Maghreb et « lui demanda une note écrite sur ce pays ». Ibn Khaldoun, dans le cours de la conversation, lui ayant dit : « J*ai composé aussi une notice sur vous, et je voudrais vous en donner lecture, afin de pouvoir en corriger les inexactitudes », Timour voulut entendre la lecture séance tenante. a Ce prince prenait un grand plaisir à lire les ouvrages historiques et à se les faire lire », écrit son détracteur, Ibn Arabchah. On retrouve ce même caractère de lettré et de dilettante chez ses descendants, Cliahroukh le curieux de peinture, Klialil Sultan le poète, Oloug Beg le mathémati- ; cion, et le raffiné Grand Mogol, le mémoiriste Bàber, qui a i transmis les goùls et le génie de Tancèlre Timour à son j fils Ilumayoun, et à son petit-fils le philosophe, Tillustre ' Akbar.
Il convient d'ajouter que malgré les exécrations officielles dont les historiens osmanlis ont accablé Timour, il est resté populaire en Asie Mineure; les facéties de Khodja-Nassr-Ed- Dine le mettent fréquemment en scène et en font un personnage très bonhomme, quelque chose approchant le roi Dagobert chez nous. Le fait que la légende élaborée dans le peuple Tait donné comme interlocuteur à un bouffon prouve, il me semble, que les gens du commun se souvinrent sans trop d'horreur do sa visite. Du reste, Payézid vaincu et pris, l'honneur sauf, Timour n'avait plus rien & faire dans l'Ouest. S'il voulait réaliser son rêve de khalifat, c'était dans son domaine royal, dans sa chère Transoxiane, à Samarkande, qu'il pou* vait et qu'il devait le faire. Il y rentra pour la neuvième fois
1. Ibn Khnidoun, dans lome XIX des notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque NalionAle, p. Lxxivii cl i.xxxix.
IHTMiMUCTION A LMI^tolMt UZ LA«I», 32
498 INTRODUCTION A L'HISTOIRB DB L'âSIE
vainqueur, au milieu des fêtes, au mois de Mokarrem 807 (juillet 1404).
C'est là que l'ambassadeur de Henri de Castille, don Ruy Gonzalez de Glavijo, le vit entouré de toute sa splendeur, le lundi, huitième jour de septembre : « Et le Seigneur se tenait sous une espèce de portail, qui était devant la porte d'entrée de certains beaux bâtiments, et il était sur une estrade élevée au-dessus du sol; et devant lui était une fontaine qui lançait un jet d'eau bien haut... et le Seigneur était assis comme sur petits matelas de drap de soie frisé, et s'appuyait du coude sur quelques coussins ronds \ et il était vêtu d'une robe de soie rose sans broderies, et sur la tète, il portait un chaperon blanc élevé ' [un sombrero blanco alto) avec un rubis balais au cimier... Et le Seigneur leur dit d'avancer, et je pense qu'il le faisait pour les mieux voir, car il ne voyait pas bien, étant si vieux que les paupières de ses yeux étaient toutes tombantes. » Vivement, ce vieux se redresse pour parler, s'anime : <c Et moi, je donne ma bénédiction à mon fils, votre roi; il n'avait point besoin de m'envoyer de présents; vous autres et cette lettre suffisez... »
Au même instant, l'ambassadeur espagnol et ses compa-gnons assistent à un coup de théâtre, probablement ménagé par l'incomparable metteur en scène que fut Tiroour, sa vie durant. On introduit l'ambassadeur de Chine, qui vient demander le tribut au représentant de la maison de Dja-* gataï '. Aussitôt, le Seigneur, qui voyait les ambassadeurs d'Espagne assis au-dessous de l'envoyé de Chine, fait descendre celui-ci, et met les Espagnols à sa place.
1. La miniature indienne citée plus haut le représente dans la ménif! altitude; le coude sur une espèce de traversin cylindrique.
2. Ost le chapeau conique à larges bords que portent encore les Kirghi/.es.
3. • Vn Embajador que el Emperador, Sciïor del Catay, enviaba al Tamur^ f}ec : cofi el quai le enviaba à demandar el trebuto que de cada aHo le mlia dnr. •
TIMOLR BT LE TRIOMPHE DE L'ISLAM 499
Les rapports entre les Français et les Mongols n'avaient pas pris iin avec les croisades. Les quatre successeurs de Iloulagou en Perse, Abaga, Ârgoun, Gazan, Kliodabendé, rcclierchërent constamment Taliiance des princes français et des papes contre les Sarrasins d*Égypte. Lorsque Timour eut conquis en Asie la place qu y occupaient les Gengiskhanides, il reprit leurs traditions d*amitié et d*alliance française, non plus cette fois contre les Sarrasins d*Ëgypte, mais contre les Ottomans. Sa victoire sur Payézid semblait une revanche du désastre français de Nicopolis. Il écrit donc au Hedifransa Charles YJ, lui accusant réception de la mission d*un dominicain qui parait s*étre appelé François et l'informant qu*il lui expédiait en ambassade le frère Jean, évëque de Sultanioh. Il lui demandait de lui envoyer des marchands, assurant qu'ils seraient reçus avec honneur, car c< c'est par les marchands que le monde prospère ». En réponse (1403) Charles VI lui adressait une lettre des plus aimables : « Sérénissimc et invincible prince : Il n'est contraire ni à la loi, ni à la foi, ni à la raison que des souverains temporels, quand même ils seraient séparés par la croyance et le langage, s^unissent par les liens de la courtoisie, de la bienveillance et de Tamitié » ; Charles VI félicitait Timour de la victoire que le Très-Haut lui avait accordée sur Payézid; il le remerciait de ses offres au sujet des marchands français, et l'assurait de la réciprocité pour ceux des siens qui viendraient en France. La mort de Timour, l'éloignement des deux peuples, les guerres civiles de France, enfin le déclin de l'esprit des croisades réduisirent ces correspondances entre la maison de Timour et celle de Valois à un simple épisode sans autre conséquence *.
.Malgré son coup de thé&tre, Timour était loin d'être ras-
1. Mémoires de de Sacy, aux tomes VI et VII, et d'Abel de Rémusat, au tome VII des Mémoirtê deTInstilut. — E.Charricre, Seg^Kiation» de laFrancr dnut ie Levant^ I. I, p. 58 el suiv., Pari;*, I8r»0.
suré. Quelques jours après, en toule hfttc, Il rassembla ses troupes, et se mit en marche, non pour aller conquérir la Chine, comme on le répële de confiance — un homme tel que lui, qui avait lu les annales et qui connaissait les choses savait très bien qu'à soixante-dix ans on ne conquiert pas la Chine, — mais pour couvrir leTurkestan contre une invasion des Chinois par la Pentapole du Nord et par THexapole de Kachgar. Ce n'est point que Tcnvie lui manquât; le rêve de reconstruire Tempire turc à Test pendant très longtemps a hanté les Transoxianais, jusqu*au moment où, tout s'amoindrissant par degrés, ils n'ont plus conçu d'ambition plus haute que d'affranchir l'Hexapole musulmane et de l'arracher SLUxDjong KafiVy aux « Puissants inOdëles ». Seîd Âli Ekber, auteur d'une description de la Chine qu'il acheva d'écrire à Conslantinople en Rebi*El-Ewel 922 (avril i516), assure qu'à son lit de mort Timour « exprimait le regret d'avoir versé le sang des musulmans, au lieu d'avoir tourné ses armes contre les infidèles du Tibet, du pays des Oïgour et de la Chine * ». Sa croisade dans l'Inde l'absolvait. Ses successeurs reprirent ses projets : « Le xv"" siècle nous a légué un document d'un très vif intérêt; c'est le récit de l'ambassade envoyée en 822 (Ui9) à la Cour de Pékin, par des princes de la famille de Timour. La relation en a été écrite par un peintre, Khadjeh Ghiat (Guias) Ëd-Dine, que Châhroukh avait attaché & celle mission et auquel il avait ordonné de noter par écrit et certainement aussi de dessiner tout ce qu'il verrait dans ce voyage. Cette relation a été insérée par Abdoul Rezzak Samarkandi dans l'histoire officielle qui porte le titre de Maihla ous Saadaîn ou Madjfna oui bahrein (Le lever des deux astres heureux et la réunion des deux mers*). » Au commen-
1. Ch. Schefer, trois chapitres du Khitay Sameh ^Livrc de la Chine), dans Mélanges orientaux^ 1883, p. 35*