Dates des copies exéculées à tléral
TIM013R ET LB TRIOMPHE DE L'iSLAM 509
Teuzukal sont une œuvre hors pair, el son petit-fils Khalil (on a de lui des vers en persan conservés par Mir Âli Chir], les mystiques Seïd Âli Hamadani (mort en 1384), Khodja Beha Ed-Dine ("mort en 4388), les poètes Lalfoullah de Nichapour, Kemal Ed-Dine de Khodjend, Ahmed de Kcrman, auteur d'une vie de Timour en vers, le jurisconsulte, grammairien et exëgëte Teftzani (1322-1381), le lexicographe Djezeri, Fauteur du plus volumineux dictionnaire arabe. C*est au siècle suivant qu*écrivent Mevlana Abdourrahman Djami « le divin », exégète, moraliste, philosophe, grammairien et poêle, Souheïli, le traducteur des fables de Bidpaï, Mon'n Ëd-Dine « le dispensateur de lumière », un mystique (mort en 1433), llatifi, auteur d*une vie de Timour en vers plus estimée que celle d'Ahmed de Kerman, Bokliari, qui enseigna la rhélorique à Oloug-Bcg, Hussein Kouberaï, descendant du grand Ncdjm Ed-Dînc Koubra, tué parles Mongols à Ourguendj, le satirique Molla Binai, renommé pour ses reparties (mort, i5i(>), MehemoJ Salih, Tauteur de Tépopée intitulée Chelhani \ameh et de Tarrangement en turc du fameux roman Medjnoun et Leilq^ Helali, l'auteur du roman en vers Chah u Dervich, « Roi et Moine », que le sceptique B&ber qualifie d*ouvrage « inconvenant »; par-dessus tous, et avant tous, le grand Mir Ali-(Miir*Nevaï, historien, moraliste, poète, le véritable créateur de la langue djagataï classique, parfait gentilhomme au demeurant. « On sait tout ce qu'il y avait de distinction dans la nature d'Ali-Chir-Beg. Cette élégance de maniôres que le public attribuait à sa haute fortune était innée chez lui, et il ne sen départit pas un instant, tout le temps qu*il demeura en disgrâce à Samarkande... Depuis qu'on fait des poésies en langue turque, personne n*en a fait d*aussi nombreuses et d*aussi excellentes que lui... Les hommes de mérite et de talent n'eurent jamais un appui comparable à Ali-Chir-Beg... Koul-Mohammed, Cheïkhi et IIus-
seïn les musiciens, Bihzad et Chah MouzafTer les peintres lui durent leurs succès. Il a été donné à bien peu d'hommes de faire le bien au même degré que lui. Il n*eut jamais ni fils, ni fille, ni famille. Il parcourut la vie dans de merveilleuses conditions d*indépendance. Après avoir débuté par être garde des sceaux , il parvint à la dignité de beg dans son âge mûr et conserva quelque temps le gouvernement d'Ester- Âbad. A la fin, il renonça à la carrière des armes \ »> Ce portrait, tracé par Bùber, donne une idée suffisante du parfait honnête homme, tel qu'on le concevait en Transoxiane à la fin du XV® siècle.
Parmi les moralistes, il convient de citer Hosami de Khiva, et surtout Obeïd-Oullah-Ahrar, qui pratiquait sa devise : « Ma pauvreté est mon orgueil », en cultivant lui-même son petit champ; il mourut en odeur de sainteté en 1489, et sa tombe est un lieu de pèlerinage à Samarkande. Mevlana Fasili Ëd-Dine (mort en 1511) et Mollah Aboul Gaiïour (1510) sont encore classiques aujourd'hui pour leurs ouvrages de dogmaliquc et d'exégèse. Le Debislan (Ecole des religions) de rOrient a été composé, à la même époque, par un anonyme. A la fin du xv'' siècle, également, le géographe Djami écrivit son livre sur Tlnde et sur la Chine. Parmi les historiens, on connaît assez Cherif-Ed-Dine, Abdourrezzak et Mirkhond, pour que je n'en dise rien de plus. En terminant, je nomme le meilleur de tous, le maître prosateur en turc djagataï, le Grand Mogol B&ber. Après lui, la décadence fatale commence, et on ne trouve plus, hors de la littérature orale, que le rude Aboulghazi, khan de Khiva au xvn° siècle, qui a su garder, dans son turc sans façon, mais non sans art, la màle et nerveuse sobriété des grands ancêtres.
i. Bàber, I, 184.
INDEX ALPIIABÉTIOUE
AUaka. 131, 432.
Abares, 100, 111, 113, 115,290.
Abl>a«isidcs, 147. 153.
Abdelites, voir Ephtalites.
AbiJul Latir. 502.
Aboul Faradje. 428.
Abou Saïd (R- de), 436.
Ahmrd, minislre de Khoubilaï, 401,
Aibcrdi, 141, i43.
Ain Ujaloulb (bataille de), 338.
Akbar, 407.
Alains, 100, 209.
Alak, 281.
Al Birouni, 168.
Alexandre IV (Pape , 428.
AIkoii. :io8. :joy.
Ali IVhouii (fbarbani. 63.
Allemagne. 355, 350. 357, 362.
Alinalik. 390, 407. 409, 419, 421, i43,
Alp Arsian. 179. 191.
Alp Tekine, 150.
Ainr ben Leilb, 157, 158.
Ar^ana KhabMin, 398. 309.
Arghoiin, 297. Voir Argoiin.
ArK«>un, 432. 433. Arik-Botika, 395, 396, 397, 399.
Arlad, 441, 4i3, U5.
Arméniens, 108.
Atabck. 269, 273.
Aurenf< Zeb, 504.
Avirenne, 168.
Azerbaïdjane, 489, 492, 494.
Baber. 64, 81, 497, 501, 504, 504.507,
Bachmane, 348.
Baïane, 345, 404.
Baïdar, 341, 351, 3G0, 361. 362. 3ti3.
Baldou, 434.
Balkh, 307. 312.
Bamian, 311, 312.
Barlas!}, 441, 443, 444. 445, 447, 449.
Barino, 226, 227.
BarU-houk, 250. 2.''i3.
Batou. 315, 321, 324, 339, 340, 342.
Bedr-Rd-I)in, 304, 305.
Beibars. 350. 394, 422.
Bcla, 352. 353, 350, 369, 372, 378.
Benoit XII, 440.
Beréke, 394, 396.
Bibars, voir Beïbar>.
Bih Xad, 507. 510.
Birmanie, 404.
Boplira. 173.
Bogordji, 219, 221. 229.
Bokhara, 125 et suiv., 132, 286, 415.
Bo^djigu^ne, 201. U*s légendes. 200,
203, 204, 205, 208, 215, 216. 219, 220. Bouddbismc, 123, 317. 325, 3H5. 403.
Bougou, 17(1.
Bouub*s, 1.59, 117.
Bouka ou Bigou, «32, 133, 151, 152.