Hiiher, 2iO (teMe , 1, 532, traduction
508 INTRODUCTION A L'UISTOIRE DE L'aSIE
gaire; mais la langue savante et la langue de cour était le persan, comme on le voit par les ouvrages historiques écrits sur la commande des princes mongols, par Djouveïni, Rachid-Ed-Dine, Vassaf, etc. Le turc s*imposait tellement, surtout après Ahmed Yesevi, que des ouvrages de propagande religieuse et d^édiOcation, tels que lo Mihradj Namehy (( Livre de Tasccnsion » (1442), le Bakhtiar Namehy « Livre de fortune » (1432), le Tezkerel ul Evlia, « Attestation des Saints »*, sont en dialecte et en caractères oïgour. Ce n*est qu'après 1450 que TEglise musulmane se croit assez forte pour proscrire le vieil alphabet nestorien, et imposer l'écriture arabo-persane. Jusqu'à cette date, pour son œuvre de propagande chez les Turcs, elle est obligée de se servir du système graphique apporté jadis dans le Pé-Lou par les moines chrétiens; à partir du xvi* siècle, on ne verra plus, en Asie centrale, ces glorieux caractères de la stèle de Keul Tékine, les runiformes et les oïgour, avec lesquels les rois turcs et les empereurs mongols ont fièrement fait grossoyer leurs missives aux empereurs de Constanlinople, de Chine, d'Allemagne, aux papes de Rome et aux rois de France. L'écriture nestorienne avait résisté même au bouddhisme, même à la littérature chinoise qui a dévoré et englobé les anciennes écritures de l'Inde, de Flndo-Chinc, de la Corée, du Japon; il a fallu l'islamisme pour la tuer chez les Turcs. Seuls, les Mongols et les Mandchous ont bravement et pieusement, malgré les Chinois et malgré le bouddhisme, gardé le vieil alphabet chrétien dont se servaient Dobo Merguène, Yelou de Liao, le Ouang Khan prêtre Jean, et Témoudjine, l'Empereur Inflexible.
Parmi les principaux écrivains transoxianais et khorassanais du xv"" siècle, il faut citer, après Timour lui-même, dont les