‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 68 sur 212 · id.,p · texte numérisé non relu

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183 INTRODUCTION A L'UISTOIRE DE L'aSIB

miles, grecs et autres»... de faire résider à la cour soit un fils, soit un frère, de façon que le nombre de ces otages ne soit jamais inférieur h cinq cents... Les Deïlemites, les Kohistanis» les gens du Tabarestan, du Chobankareh et autres recevront des fiefs et des pensions... Les Turcomans, bien qu*ayant causé de sérieux ennuis, et étant en nombre considérable, ont cependant acquis des droits à la bienveillance de la dynastie actuelle, car ils lui ont rendu, au commencement de son établissement, de nombreux services; ils ont beaucoup souffert pour elle, et lui sont attachés par les liens de la parenté. Il faudra inscrire, sur les registres de Tadminislralion, le nom de mille de leurs enfants, auxquels on attribuera, comme on le fait pour les ghoulams (pages), une résidence particulière... Ils se trouveront au milieu des gens de bien, et deviendront dévoués '. » On paye aux Turcomans le prix de leurs trahisons, de leur double jeu entre les Seldjoukides, les Samanides et les Oigour, mais on les détache sournoisement des autres Ogouz, de la grande famille turque, et on retient leurs enfants en otages pour les dompter et les assouplir. La vraie nation, restée au fond de l'Asie, ne prend point tant de précautions; la force des invincibles armées mongoles était le nationalisme à outrance, la joie triomphante de soudards qui se sont mis dans leurs meubles, et se battent à leur compte.

A deux traits caractéristiques, on reconnaît Taltération de l'esprit turc chez les Seldjoukides, tels que les représente leur grand ministre; dans le Siasset Nameh, la religion est beaucoup, et la femme n'est rien. Dans un chapitre ', r « Ordonnateur de TEmpire » invoque le témoignage de Cambyse, de Darius, d'Alexandre, de Bouzourdjmihr qui fut ministre de Ghosroès, du Prophèle et des saints, du Talmud

i. Siaêsei Nameh^ p. 137, 138.

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