‹ Introduction à l'histoire de l'AsieChapitre 69 sur 212 · Ibifl.t Chap. XLiii · texte numérisé non relu

Ibifl.t Chap. XLiii

et des rabbins, il va jusqu*à citer les poètes et le roman de Ferhad et Chirine, pour persuader au prince d'abaisser les femmes et de les tenir en chartre privée : « On leur demande de perpétuer la noblesse de la race; plus elles sont de haute origine, plus elles sont dignes des faveurs du roi, et plus elles vivent retirées, plus elles sont dignes de louanges. Chaque fois que les femmes du prince donnent des conseils, ils leur sont suggérés par des gens malintentionnés. » A la même époque, presque à la même date, dans un livre turc qui porte le même titre que le Siassel Nameh^ — c'est le A'oudatkou Bilik^ « la Science du gouvernement », — Fauteur conseille, en son oïgour, le roi de Kachgar Boghra Khan : « Si tu cherches femme, prends prude femme... Ne recherche pas la beauté..., de haute naissance garde-toi... Si tu cherches la richesse, cette femme t'amènera du bien, qui te mettra haut, t'amènera vermeil honneur '. » Dans les sociétés turques originales, avant qu'elles fussent déformées par une influence étrangère, les femmes ont toujours gouverné leurs propres alTaires, et même, souvent, celles des autres; leurs maris enrageaient, parfois : « Mon Dieu! s'écrie le grand Mogol B&ber; mon Dieu, qu'il reste pas sur la terre de femme acariâtre et d'un caractère mal fait M »

On ne peut pas dire que les Seldjoukides aient été intolérants; mais la religion joue un rôle plus considérable, dans leur gouvernement, que dans celui des autres Turcs, leurs prédécesseurs et leurs successseurs en Asie (Mahmoud excepté), jusqu'au xv® siècle : « Les rois, dit TOrdonnateur de TËmpire, doivent s'attacher à conserver la satisfaction de Dieu... On demandera compte au berger des brebis conHées à sa garde ' »; et il termine son livre par quatre longs

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