DUE DE LA CHIMIE APPLIQUÉE AUX ARTS
72. Nous avons vt^lH *B>inie emprunter à des sciences diverses la connaiSBance précise des pW)pridtés physiques (63, 66) et des propriétés oryanoleptiques (63, 67) sans laquelle Tétude des espèces chimiques à Ifiujuelle elle se livre serait incomplète : nous avons insisté sur la nécessité où elle est de s'aider du concours de ces sciences pour atteindre le but qu'elle se propose, celui de 4éfitiir la matière en espèces par Tensemble des profbriétés que chacune de
ces espèces possède. Nous allons voir maintenant la chimie intervenir comme élément absolument nécessaire à ce qu'un certain nombre de sciences complexes atteig^nent à leur tour le but spécial
vers lequel chacune d'elles dirigée ses efforts; il y a donc réciprocité de services. Dans le cas que nous avons examiné, la chimie empnmfe à certaines sciences, dans le second cas elle reconnaît le service, en portant la lumière où elle-même devient un élément nécessaire de connaissance pour éclairer les recherches particulières à ces sciences complexes.
73. La chimie est un élément^sentiel de la minéralog^ie et de la g*éolog*ie même; car ces 'deux sciences étant l'histoire des espèces chimiques qu on rencontre dans la nature minérale, cft n'est qu'à Taide de la première qu'eflei, peuvent connaître la (îomposition de ces espèces et leur assigner le véritable nom qui les djst^ag:ue les unes des autres. Enfin l'intervention de la chimie est indispensable surtout dans le cas où plusieurs espèces sont'&iies en proportions indéfinies on simplement mélang*ées. Or on sait aujourd'hui, d'après la belle découverte de MitscherHch, (|ue des (espèces cristallisant sous la même forme, que Ton appelle isomorphe^s à iuiuse de cette propriété, peuvent CAvc unies ou mélang*é<*s en proportions indéfinies, quoique définies chacune dans sa composition élémentaire, et ces mélang'cs ou composés indéfinis apparaissent au minéralog*iste avec la même forme cristalline que si le cristal n'était formé que d'une seule espèce! Or la
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chimie seule constate que cela n'est pas, qu'il y a complexité réelle où existe Tapparence de la simplici^HfeMême résuUÈf lorsque des espèces unies ou siri^j^j^itaent mélang^ées en proportions indéfinies dépourvues d'une forme rég^ulière, affectent l'apparence terreuse ou celle d'une roche plus ou moins homog^ène. A la ;é|[|jiiiiie seule appartient donc le Pouvoir du TfMUonter à la distinction des espèces réunies.
7-4, Jjft f himi<\ en indiquante la minéralogie et à la géékà^e h's rspèces ainsi unies ou mélangées, s(flt que l'association affeclc la forme de cristaux, soit qu'elle affecte la fowûie terreuse ou sableuse ou enfin celle d'une roche compacte, fait connaître à ces sciences \eur0fér?tal)k,s imités matérielles,
75. La chiiÉ|#éclaire Tanatomie des animaux et même celle d^ySantes ; car dès qu'on se propose de connaître la structure et la nature des tissus constituant les appareils, les org-anes des actions vitales des corps virants, la chimie doit intervenir après la dissection , après l'examen microscopique , pour nommer les espèces chimiques qui sont les principes immédiats de tous ces tissus constituant org^anes et appareils ; elle peut montrer la complexité où l'apparence indique la simplicité. Par exemple, dans un
tissu élastique jaune, Faction de Teau bouillante montre Fexistence d'un tissu susceptible de se transformer en gélatine, sans que la matière élastique soumise à rexpérience ait perdu sa propriété élastique; là existent donc évidemment deux tissus, ainsi que je Tai démontré il y a longtemps.
76. Si la chimie intervient dans Tanat forte raison est-elle indispensable lor d'g»pliquer les phénomènes des corps vivî||||l dont TCT^mble forme les physiologies anintâj^çièt végétale.
77. Ce ne sont pas seulement les es-jtèccis chimiques ou les pmicipes immédiats des tissus, mais encore les espèces chimiques constituant les liquides de Téconomie organique, les espèces chimiques des aliments ou engrais nécessaires à la vie animale ou végétale, les espèces chimiques des sécrétions et des excrétions, en Un mot, ce n'est qu*après avoir reconnu les espèces chimiques qui prennent part à la vie de l'animal ou du végétal dans ces diverses eii'constances, que la jiliysiôlogie est en mesure de rechercher là dépens rlance des phénomènes physiologi(|ues avec les transes aux(|uelles ils se l'attachent .
t8i Telles sont les circonstances nunibi*euses où
NOTIO.NS aiIMIQUES. 95
la chimie intervient comme science spéciale et comme science appjîfljuée d'une manière absolument nécessaire popr résoudre des questions du domaine des sciences naturelles consacrées à la connaissance du monde minéral et du monde orgÇpisé vivant!
79. La chimie n'intervient p6tô seulement dans les sciences que nous venons d'indiquer, mais elle éclaire une foule d'arts dont la matière appartient au règne minéral et aux rôg'nesorg'aniques. Non-seulement elle est un des éléments des aHs chimiques, mais on la consulte fructueusement lorsqu'il s'ag^it encore des arls physiques et même des arts mécaniques.
80. Le tableau suivant montre les relations mutuelles dont je viens de parler.
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[Aliments.
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[ végétale,
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médecine
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j médecine i i
\ comprise, f résul- I
économie agricole^ chimique.
/ Végétaux.
Animaux.
Médicaments.
TROISIEME LIVRE