HISTOIRE DES INDIVIDUS APPARTENANT A UNE MÉBIE ESPÈCE D'ÊTRES VIVANTS
94. Les naturalistes, je ne dis pas les plus savants, mais ceux dont les écrits sont le plus fréquemment lus ou consultés, ont envisagée les êtres vivants surtout au point de vue de leur distinction en espèces et de la distribution de ces espèces en genres, familles, ordres, classes, embranchements et règnes. Je cite Tournefort, Linné, les de Jussieu, Lamarck, Cuvier, de GandoUe.
Il est donc vrai que ceux qui veulent apprendre la botanique ou la zoolog*ie étudient les naturalistes dont je viens de parler de préférence aux naturalistes qui ont traité, à Finstar de Réaumur et de Buffon^ principalement de Thistoire des individus
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d'une môme espèce , en les envisageant relativement à leurs facultés, leurs instincts, leurs mœurs ; ces études, moins générales que celles des naturalistes classifîcateurs, se rapprochent davantage de la manière dont les chimistes envisag'ent l'espèce chimique, mais pourtant avec cette différence que les individus de celle-ci étant tous identiques pour une môme espèce, les chimistes étudient vraiment Tespèce dans le concret, ce qui n'a pas lieu pour les botanistes et les zoolog^istes , qui ne peuvent connaître le concret que dam f individu et non dans tespèce{S9).
Nous étudierons d'abord l'individu dans les animaux, puis dans les plantes, et en même temps nous parlerons du concours de l'anatomie, de la physiolog^ie, de la méde^cine et de la culture, pour bien connaître \ individu-^nnnal et \ individu-plante ; car, à mon sens, on ne peut comprendre une classification sans la prise en considération de notions empruntées à ces sciences.