Je cite des exemples propres à montrer Tap
plicatîon des principes do Tètat antérieur pt de Tètat vltérieur.
On a dit que dos embryons d'espèces diverses, ù une certaine époque de leur vie, ontvm même forme; on en a conclu (/u'i/s sont les ynùmes^ et qxte si plus tard les lins deriennent des animaux (fune organisation supérieure à celle des autres, c'est par la raison que ceux-ci ont subi
un ARRÊT DE DÉVELOPPEMENT.
Conclusion qui a étr érig'éo en ///^;7> qualifiée do transicendante.
Jo nio g'ardorai bien dVn (lisoutor sérieusement les détails; jo nio bornerai à monWev (\u expression de
la méthode a priori, la plus absolue, elle est en opposition extrême avec la méthode a posteriori expérimentale.
Effectivement vous dites a priori l'homme étant l'animal parfait, son embryon est le seul qui parvienne à son complet développement après avoir été successivement embryon de rayonné, embryon Particule, embryon de mollusque, embryon de vertébré, et vous ajoutez : l'embryon de Fhomme excepté , tous les autres sont donc frappés à une certaine époque de leur vie d'un arrêt de développement qui les constitue animaux inférieurs d'une orgtmisation d'uutant moins élevée que l'arrêt de développement a été plus près de leur formation.
154. Cette proposition ne repose que sur la ressemblancé»que vousavez cru trouver entre l'embryon humain de divers âges avec les embryons des animaux inférieurs à son espèce; mais comment admettre la réalité de cette ressemblance quand on sait que les emÉfryonsdes espèces les mieux déterminées de chacun des embranchements du règne animal se développent avec la forme spécifique qu'ils tiennent de leurs ascendants respectifs, et que ceux de ces mêmes embryons vivant dans les mêmes circonstances, les uns à côté des autres, conservent cette forme spécifique, et qu'enfin, arrivés à une cer-
laine époque de leur vie, la plupart se multiplient exclusivement par des œufs.
155* Appliquons les àeuxpnncipes de l'état antérieur et de l'état ultérieur à Tobservation incontestable de la fixité des formes spécifiques des êtres vivants, dans les circonstances où nous vivons, et nous verrons leur parfait accord avec la définition de /'espèce que j'ai formulée conformément à la méthode a posteriori expérimentale (18, 141).
156. Si les descendants reproduisent la forme de leurs ascendants dans le monde actuel , c'est une preuve incontestable que depuis la naissance d'un individu jusqu'à sa mort, il n'y a pas un instant où
Tessence de Tespèce orig^inelle cesse d'exister. D'où la consé([iion(îe rig'ourouse qu'à un certain instant, où Ton envisap^e la forme d'un individu, cette forme est la consrquenoo des causes comprises dans l'expression i\o prindpo (le r état antérieur.
Si mainlonant les formes d'embryons de diverses espèces d'animaux vous paraissaient semblables à ime certaine époque de leur vie, avant de conclure (|u'elIeslesont, observez les développements successifs postérieurement à cette épo(|ue, et alors, si les différences apparaissent conformément à leurs origines respectives, en vertu du principe de l'état xtlté-
rieur, vous conclurez que la similitude des embryons comparés n'était qu'afpmeiite et non pas réelle.
On voit que si avec raison je rejette Yopinion de la préexistence des^ffmnes, j'admets que du moment où un embryon est ft)rmé de la substance du mâle et de la ^bstance de la femelle, il a en lui tout ce qui est nécessaire au développement de la forme de ses parents, producteurs de la sienne.
Je dis d'après cela : partisans d'une théorie transcendante, vous raisonnez d'après une apparence absolument opposée à l'observation la plus exacte et la plus conforme à la méthode a posteriori expérimentale; vous êtes donc en dehors de la science positive.
157. Si maintenant vous prétendiez qu'en disant les formes des embryons semblables vous ne les dites pas IDENTIQUES, et quc vous n'admettez pas qu'en se développant ultérieurement, elles affectent des formes autres que celles des parents leurs producteurs, à mon tour je demanderais ce que signifie la qualité de transcendante donnée par vous à votre hypothèse, et vos motifs pour l'opposer à une théone qui ne vous inspire que du dédain et dont cepeçidAnt vous reconnaissez les conclusions exactes ? Soyez convaincus qu'il n'y a de g-rand et de beau dans la science que le vrai dont la démonstration peut être donnée.
190 nAl>IK)UTS DE LA aUMlE AVEC L'HISTOIRE, ETC.
158*. Enfin ce que je demande àceux qui cultivent la science des foires vivants, c'est oene jamais oublier que la philosophie ne réside pas dans des considérations al)straites. En les supposant exactes elles pèsent que transitoires, et dès lors elles doivent faire retour aux êtres vivants desquels l'analyse les a séparées pour les bien connaître, et c'est au moyen de celle synthèse finale qui les réunit, qu'on rend compte do rintimité de leurs rapports et qu'on parvient à concevoir l'harmonie merveilleuse des fonctions des êtres vivanls à laquelle rien dans la nature n'est comparable 1