‹ Introduction à l'histoire des connaissances chimiques. Connexious des sciences du domaine de laChapitre 81 sur 115 · ARTICLE 2. -^ ODORAT · texte numérisé non relu

ARTICLE 2. -^ ODORAT

i\SS7. L'odorat, bien plus varié dans les impressions qu'il est apte à recevoir que no Te^t le précèdent, plus élevé dana Topinion, moins sensuel que le (foAt, a <^té plus d'une ibis chanté ptir li* i>oele, et les Anu^s sensibles aux beautés du monde oxtérîetir savent \mv expérience C4:>mbien ce sens se prête au principt* dn lassociation des idées.

Au reste Todeur, les parfum», n'ont point été oubliés dans la liturg^ie du sévère lég-islaieur des H^ breux; les passag^es suivants de l'Exode eu font toi:

Versets \ et 7, « Tti le ras un autel vaporisant le i\ pfirfiinu Tu le feras de bois de sclûtime* Aaron y (Ma[x»risera chaque matin un parfum d'aromates; « quand il accommodera les lampes, il vaporisera le « parfum. »

Verset 25. « Tu feras de Fhuile pour ronction a sainte. Cet oig'nement préparé (selon) Varl du par- (ifumei/r, ce sera l'huile de l'onction sainte. »

Verset 35. « Tu en feras une fumig^ation, un oi- (( gnement selon lari du parfumeur, bien mêlés ; « qu'elle soit pure et sainte (1). »

(i) Versets du cliapiue XXX de T Exode, traducdon de Cahen.

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338. Les catholiques ont consacré Tencens; et les fidèles en la mémoire du bienheuretK Raymond- Lulle, attestent le miracle suivïlnt :

« Jésus crucifié le (Rayïnond-Lulle) soulagea a beaucoup par une apparition sensible le jour de a la conversion de saint Paul, Fan 1265. Le sauveur n du monde était tout rayonnant et répandait wie <( odeiir si agréable, que les fleurs les 'plus odoriféraiites, a les parfums les plus délicieux n'ont Aen de comparable. « En mémoire de ce miracle il se renouvelle tous les « ans, dans la cellule où résidait alors notre divin <( anachorète et où il fut g^ratifié de cette faveur; « des peuples innombrables en sont témoins, qui « accourent non pas tant pour la satisfacHan de leur « odorat que pour avdir lieu de parler avec certitude « d'une memeille si ravissante, qui dure un espace « Suffisant et recommerfce à diverses fois, afin que « l'expérience informant g^rand nombre de personii nés, la publication soit plus croyable et plus au- « thentique. Dn en a dressé plusieurs actes juridi- « ques à Tinstance des principaux du pays, où Ton <c voit les sigTies des notaires et toutes les formes ob- « servées(l). »

{}) Le Docteur illuminé^ ou V Histoire véritable de la vie du bienheureux Raymond Lidlej martyr^ par le R. P. Jean- Marie de Yemon. Paris, 1668 ; pages a4 ^^ ^^ 9 pages a56 et 267 pour les actes juridiques attestant le miracle.

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539, Le sens ^ l^odoral est développe au plu^ hfttit Hegpf chez plusieurs animaux, In chien no-i teninu'iiL Évideinutent. pour ces animaux, c*e senij Wsavt*rijUtu*^hoix tpiilsiloîvent faire de leurnour^J

sens de Touje a bien plus d*importûïïi5^ les prfcédenLs, si Ton oonsidère les relation^ la paroi** étHl)lil *^nlre les hommes.

On dislin^rut? les sonsarwulé» de ta parole d'av< les sons ntuMfaux.

Dans les sons musicaux, on distin^e la ffrarii

ei Yaciiiié^ Xintengiti et le timbra.

541. La musique s'adrefee à Touïe, et par ïb ensemble de sons simultanés qui doivent être harmonieux, et par une mite de sons harmonieux qui doivent être fnélodieux. * Les sensations de Fôuïe tiennent donc de la simultafiéité qui est Y harmonie^ et de la successivité qui est la mélodie.

L'impression des sons sur l'ouïe est toute mécanique.

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542. Le sens de la vue est peut-être le plus élevé sous le rapport de rintellig|^{ioe, à cause de cette multitude de notions qu'il nous donne. N*oublions pas que le mot idée a pour étymologîe î^^a, image, de sorte que toute idée claire, nette à TespapiiU^e rapporte à la perception d'une image. Ra|^ffi|z-vous maintenant les nombreux dérivés du yeroe voir , et vous sentirez combien tout ce qui se rapporte à la vue a eu d'importance dans la partie philosophique du langage. *« ''^

345. On a comparé bien sduvent les couleurs avec les sons; mais, depuis longtemps, j'ai insisté sur la grande différence qui les distingue; s'ils se ressemblent relatiVëmenTaux vibrations que l'on ^attribue aux corps sonores et aux corps lumineux; si, dans des images préstfltant diverses couleurs, on peut dire que ^'enseià^Ie en est harmonieux a l'instar de sons sjimultanés, rien d{i1q|||a vue des couleurs ne correspond à^la mélodie dés sq^^i, et enfin ajoutons qu'il n'existe pas entre deux sons la relation exprimée* en optique par l'expression couleurs complémentaires, c'est-à-dire deux rayons lumineux de couleurs diverses rtt||pduisant de la lumière

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blanche par leur mélange. Gonséquemment, rien dans la perception des sons musicaux ne correspond à ce que j'ai nommé le coUraste simultané des OAh leurs.

544. Le contraste simultané des couleurs est régi par une loi très-simple, portant à la fois sur les sortes de copieurs vues simultanément et sur rélévation de leuriob, ou , en d'autres termes, leur intensité, leur valeur. Il consiste en ce que deux couleurs juxtaposées, vues simultanément, apparaissent les plus différentes possibles, et cette différence porte à la fois sur la couleur m<^me et sur le ton , si Tune esl claire et l'autre foncée. Par exemple, supposons un ruban de couleur orang^ée juxtaposé à un ruban de couleur violette, Toranpr a pour complémentaire le bleu, (^oinine le violet a pour complémentaire \e/fiuntf. Eli bien! Toranj^v près du violet paraîtra plus/V//w, et le violet plus bkf/ «jue vus séparément ; et si l'un il'(Hix est plus Ibneé que l'autre, il le paraîtra eneore davantaiçv, tandis que le plus clair paraîtra plus rlair qu'il n'est réellement. Cette loi n'a pas d'exception. Maintenant, poui' (aire apprécier à tout leeteui* qui n'est pas physicien la râleur du mot co/ftrastc, il suffit de lui taire remarquer d'abord i\vn\ «l'apivs le lanpraf^e des artistes et celui des g^ensdii uionde, r<u*anf»v'' se compose (]e /ou/fr et de roug'\

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comme le vioJet de 7'ovf/eei de hlou; ensuite que, dans la vision simultanée des deux couleurs, c'est le ronge, la couleur commune à Torang^é et au violet, qui s'affaiblit à partir de la ligne de juxtaposition. Conséquemment, Torang^é et le violet juxtaposés paraissent plus différents que s'ils étaient vus séparés l'un de l'autre. Nous formulerons la loi, en définitive, en disant.

Qu'en voyant deux couleurs différentes juxtaposées^ les modifications sont exprimées ainsi :

1° //i complémentaire ^de Tune paraH à Y œil s'ajouter à la couletir de Fautive;

2" Si les couleurs ne sont pas au même ton, la couleur claire paraît plus claire, tandis que la couleur foncée paraît plus foncée.

Comme je l'ai fait remarquer, si tous les sens présentent des contrastes de simple différence qui ont quelque analogpie avec le contraste de ton, aucun autre sens que la vue n'a présenté jusqu'ici un phénomène correspondant à celui du contraste simultané des couleurs proprement dites (1).

(ij Voyez mes ouvrages :

i*La Loi de contraste simultané des couleurs (i8^); ^ Théorie des effets optiques des étoffes de soie (1846] ; 3* Exposé d un moyen de définir et de nommer les couleurs (Ttiprès une méthode précise et expérimentale, etc. (1861).

AtttJCLK s. — -mrcmk.

ïti.S. Tai qualinp clf? philcxtophifiiH! le sens da Iniiohrr, fiar la rainon qn*!) fst lf^ voit capable ^ NDiiM <ionni*r Tiilc'^o do Ximpénétraèilité de Ift rnali^, (»l tui ini^inr> h*m])H cellft d^i son érietutu^ litmtÈe, Or iin^ doux [)rnpi*iéU'H «uni^K.'n[ |Kiar définir la nu*

Si In vui* iifnis (jiil a[îi*nTvnii" la roniiftdes coq» liliMN'M \\i\v^ ilr lUttrinlo do la main, el si, sous œ rninmrt, i*ll(*pamft, ^*lJp^'!^iGllreau toucher, je répontUiit n II' Il 110 (brruH mlnrw no HuHit pas puur donner laooHilndo fprotio a))parliord. jï un roii>H, el je cite pf*nr prou\t» r»»xporion(^e fpjo j*ai vue en permaiinnofMlanH un (^aitinf^t do [iliysique. Un miroir côfi-*^ <»avo ot un buucpiol do fleura artificielles étaient dispoHéH do nmnitVo i\ n'^Jp pas vus d'un spectateur, qui aporo(n'ait dans Tespace Timagié du bouquet piK)jotéo par io miroir.

546. L*org*ane du toucher, en tant qu'il agit comme senî, ije reçoit qu'une impression mécanique du corp$ qu^il"; touche. En ce cas, les impl*essioi\s qu'il reçoit sont analog^ues à celles que reçoivent les sens de la vue et de Touïe des corps lumineux ou éclairés et des corps sonores; et, sous ce

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l'apport, ces sens diffèrent du sens du g*oût, exig^eant le contact du corps sapide avec la langue, et du sens de l'odorat exig^eant le contact de la vapeur du corps odorant avec la membrane pituitaire. Cependant, malgré cette apparente différence, je crois que les nerfs du goût et de Todorat sont affectés dans Facte de la sensation par des mouvements analogues à ceux des nerfs de la vue, de Touïe et mAme du toucher.

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