ÉGLISE DES PREMIERS CHRÉTIENS A AMIENS
Il paraît que le lieu d'assemblée des premiers chrétiens était sur le tombeau de leurs apôtres. On y commença d'abord à construire de petits bâtiments (6), appelés ciboria, fredas et repag , pour y faire les agapes: ibidem (in cœmeteriis) etiam animadvertere licet Sanctorum tumulot, œdioulis super itructit , quas ciboria, fredas, et repas appelhbant. On lit, en effet, dans une charte de Rori-
(4) Bollmd., «op., n." t».
(*) Pigi. biU. ecclfa.. L m, p. S66.
(6) AcU 88. Bened., «e. t , pwf.. p. 66, n.- 9*.
(I) Bolland., Mip..n.-B.
(t) Ibid.. n.« 15.
(J) UcIiPm de iDortîbus prrtecstv c. M.
con (1), évêque d'Amiens, de l'an 1085, en faveur de l'abbaye de Saint-Acheul, qne saint Firmin-Confesseur avait fait construire une église en l'honneur de la Sainte-Vierge , sur le tombeau de saint Firmin , martjr : qunm beatus Firminus confessor in honore sanctœ et perpétuée Virginis Mariée fundatit ad honorent verù patroni nostri martyris et episcopi Firmini , cujus sacratissimum corpus per tôt annorum curricula débita vénération» quievit. La même chose se trouve dans les actes MS. de saint Firmin-Confesseur , conservés dans l 'abbaye de Saint-Eloi de Noyon : qui et eccletiam in honore sanctœ Maria; Virginis conttruxit, ubi sanctus Firminus, martyr, pontifes conditus esse tradilur. Il est certain par la même charte de l'évùquc Roricon, que cette église avait été construite où est aujourd'hui l'abbaye de Saint-Acheul , hors de la porte de Noyon : postea cerô a tandis martyribus Acheo et Acheolo antiquilatis noslrœ tempore sibi nomen aptavit. Les Amiénois sont persuadés que ce fut là le premier oratoire de leurs ancêtres chrétiens, et en même temps le siège des évêques, suivant l'usage de la primitive église, comme saint Augustin nous l'apprend dans son quatrième sermon des SS. Innocents (2) et dans ses confessions (3).