‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 116 sur 294 · A SOISSONS · texte numérisé non relu

A SOISSONS

C'est ainsi que le vil réduit de la cité de Soissons où les corps de saint Crépin et de saint Crépinicn avaient été déposés secrètement par un pauvre habitant et sa sœur, devint un oratoire fameux par le concours des Soissonnois chrétiens , après la paix donnée à l'église (4). Mais comme il était défendu par les lois romaines de conserver les morts dans l'enceinte des villes, le clergé et le peuple résolurent de les transporter ailleurs (5). Ils choisirent, à cet effet, la place où est aujourd'hui bâtie l'abbaye de Saint-Crépin-le- Grand, et leur y dressèrent deux tombeaux séparés, ce qui supposa un oratoire où ils s'assemblaient pour prier, ainsi que pra tiquaient les premiers fidèles , comme l'a remarqué Grégoire de Tours (6). Dans la suite des temps, le nombre des chrétiens s'était accru, on éleva à la place une magnifique basilique (7). Telle est la double origine de l'église des Soissonnois.

(1) Boll., Kl. SS. 30 mart, p. Bit. n." 19. (S) Ibid.. p

(S) Ibid., p. s*», n." Si . (6) Greg. Toron., de gtori», 1. 3. c. H.

(3) Ibid., n.* H (1) Act. SS.. ropr», p

(4; Acl.MS. SS. CrUp. et Crispinieo.

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