DANS LA CAPITALE DU VERMANDOIS
C'est ainsi que la cellule , pour nous servir des propres termes des actes de la première invention de saint Quentin (I) , qu'Eusèbie, dame romaine, avait fait élever sur le tombeau du saint, cinquante-cinq ans environ après son martyre, c'est-à-dire vers l'an 342, fut le berceau de la religion chrétienne dans le Ver-
mandois : super tepulcrum ejus cellulam pro benefioio tepulturœ adifioavit
et multa dona reliquit in ministerio pauperum. Ce qui est dit un peu auparavant du grand nombre de guérisons qui se faisaient à son tombean, et quanlicutn que in ipsâ horâ infirmi veneruni, prittinam receperunt tanitatem, semble bien y annoncer un grand concours de peuple. Hais en même temps un auteur ancien (2) nous fait une peinture si touchante de l'état où fut réduite cette église naissante sous Julien l'Apostat, qu'il y. a tout lieu de croire que si la foi ne fut pas tout à fait éteinte dans le Vermandois, du moins eut-elle bien de la peine à se ranimer. En effet, jusqu'à saint Médard, les progrès de cette église sont totalement inconnus : qua propter, ut oreditur , contigit defeoisse ciroa excubias saeri Martyris condignos cul tut. On a ignoré même pendant trois cent vingt ans justru'au lieu de la sépulture de saint Quentin : adeà ut locus oorporis ejus à populix penitus igneraretur non minus trecentorum tiginti annorum.