SUPERSTITIONS DU JOUR DE LA CHADAE DE SAINT PIERRE A ANTIOCHE
On a déjà tu que le paganisme avait introduit bien des abus dans le courant du mois de février. Le jour de la Purification, une jeune fille, magnifiquement habillée, la couronne sur la tête, le manteau doublé d'hermine sur les épaules, était assise sur un trône placé dans la nef de la cathédrale, au milieu d'un nombre d'anges. Elle en descendait pour aller à l'offrande, d'un pas grave et compassé. Arrivée au pied de l'autel, debout devant le prêtre, comme devant un autre Simcon , la vierge en figure récitait des vers relatifs à la cérémonie de la présentation de Jésus au temple ; et l'un des auges présentait deux tourterelles. Cette cérémonie fut supprimée par délibération du chapitre, du 5 de février 1721 (1). Au 22, jour de la chaire de saint Pierre à Antioche, on la nommait la fête du banquet de saint Pierre, fettum B. Pétri epularum; soit qu'elle eût son origine dans les Féralcs que les païens célébraient le 21 du même mois (2), en apportant des viandes sur les tombeaux et y faisant des banquets funèbres. Beleth ne parle pas des banquets, mais seulement des viandes qui étaient déposées sur les tombeaux des parents, viandes dont on croyait que les âmes venaient se repaître. On eut bien de la peine à tirer cette idée superstitieuse de l'esprit des chrétiens : fuit enim cotuuetudo veterum Ethnicorum, ut singulit annit, mente februarii, oerto quopiam die epuleu ad parentum suorum tumulot apportèrent , qua* noote dœtnones conrumebant, cum inde non minus falsà quàm ridiculè animée refioi crtdebantur. Putabant enim hujus modi epulas ab animabus circa tumulot errantibut abtumi. Hcec autem eonsuetudo atque hujus modi foison opinionit error à Chrittianis vix extirpari potuit (3) ; soit que cette fête de saint Pierre eût son principe dans les Charisties , qui se faisaient le lendemain où les parents et les alliés faisaient un festin de famille. H. Baillet pense que c'est celle-ci plutôt que l'autre ; que l'église l'a tolérée pendant plusieurs siècles : car les Charittiet, dit-il, avaient bien plut de rapport aux ancienne* Agapet des premiert fidèles que las Chrétiens de cet temps là prétendaient renouvel 1er, que les Ferai es que l'on abolit entièrement. Cett ainsi que l'église a souvent converti à son usage plusieurs cérémonies du paganisme , et a institué diverses fêles pour détruire celles de* payent, ou faire, du moins, qu'on ne les regrettât point en quittant le culte des idoles (A).
(1) Preo».. part 1. n.v. (j) Belelb sapr.. e. SS, fol. Ml, rert.
(S) Baillet . vie de» SS.. 44 de féroer, g i. col. *>8 (t) vie* des SS., «iprà.
el rainâtes,