DE SAINT FIRMIN , MARTYR
11 y en avait aussi pour quelques fêtes particulières. Le 13 de janvier, jour de
(i) O. Marten., d« uttquW ecckt. ht., L i, col. 6*9. (3} Ptcqy., raprt, a.'...
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la translation de saint Pirmin, martyr (I), pour représenter le miracle arrivé le jour de cette cérémonie, où les arbres, dit-on, parurent couverts de fruits et de feuilles, comme en plein été, le bedeau de la paroisse de Saint-Firmin-en-Caatillon d'Amiens assistait, la reille et le jour de la fête, à l'office de la cathédrale, tout couvert de feuillage; et pendant le Magnificat des premières vêpres, il présentait à chacun des chanoines un chapeau de fleurs. Le jour des Rois, le même homme verd (2), c'est le nom qu'on lui donnait, faisait son entrée dans le chœur au Gloria in excelsis, habillé de la même façon et portant un cierge garni de fleurs. Il se plaçait dans une des basses formes au-dessous du pénitencier et y demeurait jusqu'après l'évangile. Le môme jour de la translation de saint Firmin, martjr (3), on allumait derrière le chœur un brasier de charbons sur lequel on jutait de l'encens béni. Le peuple ne manquait pas de s'en munir contre la foudre et les autres accidents. On dit que l'objet de ce brasier était de figurer la grande chaleur qui se fit sentir à la cérémonie de la translation, jour auquel les chanoines étaient dans l'usage de prendre, comme en été, le surplis, le bonnet carré (4). Le chapitre délibéra, le 2 janvier 157i, qu'aux premières vêpres de saint Firmin l'on fermera les portes de l'église pour éviter le murmure et les cris du peuple et des enfants : Domini conoluserunt , quod diejovis in vesperi» divi Firmini martyris, fiet ingretsus cum cappit intra primum Gloria Patri, et claudentur janwe ad vitandum murmur et olamores populi et puerorum (5). A propos de la fêle de saint Firmin, nous ajouterons que l'Hôtel-de- Ville avait affermé en 1406 le jeu au* dè» et le jeu au brelencq pour le vegil S. Fremin le martyre franque feste à Amiens , depuis le copde None,pour lediot jour S* Fremin et les octaves en suivant, pour sis ans , commençant en 1406, moyennant 80 livres par an (6). A Nojon, le 10 janvier, jour de la translation de saint Eloi et les jours suivants qui s'appelaient la fête aux gourmands, il se commettait des indécences dans les voûtes et les tours de l'église cathédrale , les sonneurs y introduisant des femmes pour y danser et chanter; l'abus exista jusqu'en 1511 (7).
On lit dans l'ancien calendrier de Saint-Jean-des- Vignes de Soissons, la rubrique suivante pour le jour de la purification de la sainte Vierge: kodie dominut abbas débet vinum gaudiatœ canomeis S. Gervatii Suestionensis (8). C'est ce qu'on appelle la Jouisse. ,
(I) Daire. but. < (1) Ibid.
(S) Ibld., p. 1*0.
(4) ftid.. p. 13».
(5) Act. capital, de 1376.
L il, p. 199.
(S) Compte de l'Hotet-de-TUIe de 1409 4 1410, ebap. de U recette com m.
(7) Picot., part. 1, ».\..
(8) Petr. Gri»ia«, chroiu 8. Jo*n. de Tineu, p. ss».