‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 231 sur 294 · DIX-NEUVIÈME BRANCHE DE LA VOIE MILITAIRE · texte numérisé non relu

DIX-NEUVIÈME BRANCHE DE LA VOIE MILITAIRE

ricmÈic d'autos. A Amiens , sept branches de chaussée partaient savoir : cinq de l'ancienne voie de cette vittE a militaire et deux de la nouvelle. La première branche de l'ancienne voie mili- *0l'w- taire qui se présente en venant de Beau vais, est celle qui va passer la petite ri-

vière de la Celle au Pont-de-Metz, elle avait sa naissance vers la porte de la cité, dite du Cattillon. Suivant des déclarations du fief de Contj, situé dans la ville - d'Amiens, il tenait au vieux chemin de Metz et à celui de Beauvais. Des titres de l'hôtel-de-villc d'Amiens de l'année 1350 font mention d'une chaussée royale qui conduisait de la ville à l'ancienne obbaye de Saint-Jean. Nous trouvons dans les registres du bailliage d'Amiens la saisine d'un fief assis à la chaussée du Pontde-Metz, en date du 28 septembre 1580. Ce fief est nommé Colon- Vilcr* dans une autre saisine du 23 juillet 1021, en faveur de Charles Gorgnette, sans doute parce qu'il y avait une colonne milliairc en cet endroit. De là elle enfilait la longue vallée de la Creuse, passait à PoU , coupait à Saint-Clair la chaussée de Beauvais à la mer, sortait au village de Bomecamp, Homanorum- Campus , de la Picardie pour entrer dans la Normandie et se rendre à Bouen par Forges. Comme la direction que nous donnons de cette chaussée est plutôt fondée sur des conjectures que sur des preuves tirées des monuments, ou de la connaissance du local , nous l'abandonnons à la critique de ceux qui sont au fait de la carte du pays.

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