CONJECTURES TOUCHANT LA FORMATION DE LA PROVINCE RELGIQUE
Elle « est étendue ensuite. Voici comment la chose a pu arriver. Les premiers succès de ces conquérants, soutenus par une suite d'avantages qu'ils remportèrent sur d'autres Germains qui tentaient continuellement de pénétrer dans cette partie de la Gaule, quibutcum continenler bellum yeruni (1), auront porté leurs voisins, Morins, Soissonnois, Vcrmandois à conclure avec eux, pour la défense commune, une ligue à peu près semblable à celle qui unit les cantons suisses , sous le nom de Ligue-Belgique (2). Ces nouveaux alliés, en adoptant la dénomination générale de Belges, auront conservé la supériorité aux Bellovaces : c'est pourquoi César a dit (3) que ceux-ci jouissaient encore de son temps de la plus grande autorité
parmi les Belges : Plurimùm inter «u, Bellovaeos auctoritate valere. Voilà
l'origine la plus vaisemblable de la province Belgique et de ce peuple dont le premier empereur romain nous a donné une idée si avantageuse . relativement à sa bravoure et à son influence dans les affaires générales de la nation.
CARACTÈRE DES RELGES.
Ces Belges différaient beaucoup du reste des Gaulois. Ils n'avaient ni cette douceur de mœurs, ni cette affabilité de caractère qui distinguaient ceux de la Provence : A cultu atque humanitate provinciœ longistimè absunt (4). L'entrée de leur pays était fermée à toutes les choses qui pouvaient affaiblir le corps ou énerver le courage : c'est pourquoi ils s'étaient interdits presque toute communication avec ceux qui en faisaient commerce : Minimèque ad cox mercatare* *œpe corn t néant, atque ea quœ ad effeminando» animot pertinent , important; et par cette raison , dit César , c'est le peuple le plus courageux de toute la Gaule : Horum omnium (Aquitanorum , Celtarum) foriùsimi xunt Belgœ. Les cantons de la Belgique n'étaient presque point différents les mis des autres. Leur gouvernement, leur manière de vivre, leur langue, devaient être les mêmes, puisqu'en temps de guerre l'autorité générale résidait dans un chef qui avait été élu par tonte la province. On en voit la preuve dans l'expédition que les peuples de
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plusieurs cités de la Belgique firent dans l'île de Bretagne : ils choisirent pour chef Galba, roi des Soissons (1).