A ATHIES 1L.H SONT
différentes cellules où étaient des fourneaux pour échauffer les eaux. Nous ▼oyons aux mémoires que l'abbé Lebœuf a composés sur ce monument romain (1).
Mais d'où pouvaient venir les eaux qui fournissaient à l'entretien des bains de Rcaulieu ? Il est à observer qu'entre la colline où ces bains étaient placés et celle où est situé le village d'Urvillers , se trouve une espèce de bassin propre à rassembler des eaux. Peut-être même y avait-il une source que les terres des coteaux voisins, remuées continuellement par la charrue et charriées par les ploies, ont comblée insensiblement. La difficulté est de savoir comment les eaux pouvaient monter jusqu'au château de Reaulieu. Il a fallu forcer la nature; elle semblait se prêter à tous les besoins des Romains.
Les bains d'Athies en Vermandois, palais royal du roi Clotaire I." , sont appelés Thermes, nom consacré, dit l'abbé Le Bœuf (2), pour les palais des princes comme pour les édifices publics. La reine sainte Radcgonde, pendant les séjours qu'elle fit dans ce palais , s'occupait , suivant ses actes, à laver dans les thermes les femmes pauvres et indigentes, ipta ea» lavons in thermi» (3).
Le château de Rains, situé sur la voie romaine qui passe a RollOt et ensuite plcmecrs village» près de Roulogne-la-Grassc en Vermandois, est, au jugement de l'abbé Le Bceuf(4), »* ia riovisct: une indication certaine de bains romains en ce lieu, d'une nature différente cependant de ceux dont nous venons de parler. C'étaient des bains naturels ou des eaux thermales, qui sont tombés dans l'oubli. Une colonie d'habitants de Boulogne en Italie aura choisi le voisinage de ces eaux pour y bâtir le village qui porte encore le nom de Bains. Rien n'empêche peut-être qu'on ne puisse dire la même chose des villages de Bagneux en Soissonnois et en Araiénois, Bainghem et Baingthun en Boulonois, que de Bains en Vermandois.
TIENNENT LEUI NOM DES BAINS PUillCS 00 PARTICULIER.