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les bains étaient situés à l'Est de la ville sur un ruisseau le Ruisseau-dcs-Bains, dans une charte de la division des paroisses de Corbie de l'an 1188, ultra rivium Balneorum.
L'emplacement des étuves de Laon était derrière la rue du Tronc , vers la porte lioyer.
Le cartulaire de l'abbaye de Thenailles (1) au diocèse de Laon, parle des étuves de la ville de Marie. On lit dans une charte de l'an 1264, partie de la maison monseigneur Régnier, curé de S. Nicolas de Marie, ou les étuves furent et maintenant ja fosse t.
Le Cordelier Menot fait mention des étuves de Montdidier dans son sermon du mardi de la Semaine-Sainte. Nous y reviendrons. Il est parlé dans un compte
(»} Fol. *5.<
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* ÎHOTO*.
de l'an 1433 de la fabrique de Saint-Maurice de Noyon (1), de certaines nommées aux Etuves , joignant au presbytère de cette paroisse : elles étaient situées, dit une charte de l'abbaye de Saint-Barthélemi du 9 d'août 1438, derrière Saint-Maurice , tenant d'une part au cours d'eau qui descend de la grande arche du moulin de Saint-Maurice.
\ Péronne , les étuves étaient placées dans la paroisse de Saint-Sauveur, selon un ancien registre des cens de la collégiale de Saint-Fursy. La rue qui en avait pris le nom a été dite depuis la Franque-Ruc , aujourd'hui la rue de Beau- Bois. De là elles furent transférées dans la rue de Naviaiges. On lit dans une délibération de l'Hôtel-deVille du mois d'août 1491 : Il est venu en nostre congn-oissance que le jour Saint-Laurent dernier passé environ quatre heures après midy , Protin de le Ruelle, fils de feu Jehan de le Ruelle meu de malvais oorege ala en la maison des étuves de oeste ville de Péronne en la rue du Naviaige , où il donna et frapa en la temte d'une fille de joie nommée Mariette Simplette. (2).
A Scnlis, les étuves étaient placées dans la rue de Saint-Gilles ou du Heaume, suivant le contrat d'acquisition faite par la ville le l." juin 1580, de la fontaine
Saint-Gilles : ou scetlier de l'hôtel appelé les Etuves assis audit Senlis, ou
carrefour de la fontaine Saint-Gilles y avait une fontaine qui rendait de bonne eau ; ladite fontaine estant-audit Senlis , ou place basse dudit hostel des Estuves.
Depuis la destruction des thermes de la ville de Soissons , les étuves furent transférées dans la rue qui , dans un titre nouvel de l'abbaye de Saint-Crespin-le- Grand, du 17 février 136|, porte le .nom des Etuves-Neuves et que l'on nomme aujourd'hui des Fieilles-Etuves , où une maison appartenant à l'abbaye de Saint-Crespin-le-Grand a conservé jusqu'ici le nom de Maison des Etuves. Simon, évéque de Soissons, amortit en faveur de cette abbaye la maison des étuves assises emprés la porte Bertin , devant les murs de la ville , par lettre du 25 janvier 1 37£ . Elles n'étaient pas éloignées du cirque dont nous avons parlé.
La Tille de Yervins , en Tiérache , avait aussi les siennes selon un état des cens et rentes de l'abbaye de Thenailles rédigé au un.' siècle (3). Nous ne finirions pas si nous voulions faire rénumération de tous les anciens bains de notre province.
Ces lieux destinés pour la salubrité du corps devinrent des lieux de débauche, les étuves y tom
La police des villes se trouva obligée d'en arrêter les excès. C'est pourquoi le corps bks» dass lk
de ville de Péronne fu d'accord (28 de mars 1 4 1 2 ) que pour esquiéver les noises "É",s
a vnvi*s.
(1) Le V, W
, hi»l. de Nojron . p. m.
.roi. S. toi. 145, rect.
(3) Cariai. Tbeloo. toi. «0. ver*.
et debas qui adviengnent et por raient advenir aux estuves il ne y ara que une femme qui ait si ans ou plu» (1). La même ordonnance fut renouvelée le 10 de décembre 1485 : Et quant aux ordonnancée qui ont été faites sur les filles de joye et dames des Estuves a esté délibéré que la dicte ordonnance tiendra ; et si lesdictes filles se veulent tenir en la rue que l'on dit de Peronelle , faire le porront sans demourer ne converser aux Estuves ni y coucher (2). C'est pourquoi le corps de Tille d'Abbeville fit le règlement déjà cité qui fut publié le lundi 21 d'octo- * bre 1 493 : Item pour ce que par cy devant plusieurs grans péohiers et dissolutions se commettaient par hommes mariés et à marier nu tnoien des femmes
et filles de joie qui se tendent et que l'on menait et soutenait à Vhostel des Estuves de le rue à le canchie , qui pouvait être malmise exemple et estait grandement au desplaisir des femmes et filles honnestes demeurant à ladite rue à le canchie et auprès d'icelles estuves ad fin de ad ce obvier... a esté ordonné, etc. Une autre ordonnance du 7 de septembre 1506 va plus loin : Item que nul sus peine de dix sols ne voissent aux Estuves, Berdeaulxni autres lieux deshannestes, comme cabarets après ladite heure dernière sonnée et aussi que nuls hommes ne femmes ne couche aux dites Estuves ne cabarets de la nuyt, se ne sont les demeurons esdits lieux. De là l'ordonnance de la ville d'Amiens du 9 décembre 1484 (3), celle du lieutenant de la prévôté de Chauny du 3 décembre 1404 (4). Cependant les officiers de la ville de Péronne voyant que la liberté qu'avaient les filles de joie de se loger où elles voulaient, mettait le désordre parmi les habitants, ils firent construire, en 1518, un lieu public à usage d' étuves , pour les y rassembler toutes (5). Il n'en fallut pas d'avantage pour faire tomber les étuves. Les prédicateurs mêmes déclamèrent en chaire contre les étuves, les mettant au rang des lieux où la vertu était déshonorée : il y a douze ans , dit Menot , que je passai par Mondidier. Il y avait des Etuves publiques comme à Tours , ce qui ne vaut
pas mieux qu'un B car un B est un lieu ubi reperiuntur meretrices.
La politesse des mœurs acheva de perdre les bains publics. L'usage des bains par-
ticuliers reprend aujourd'hui. Ceux-ci ne sont point exposés aux mêmes inconvénients. Il est à désirer qu'ils se soutiennent. Enfin , tous les lieux de prostitution furent défendus absolument par l'article x de l'ordonnance des Etats tenus à Orléans en 1360.
(t) Repitt. de l'HAtel-de- Ville, ?ol. 9, fol. 3. (S) Ibid..fol.M.Ten.
(i) Pr.. p«rt. i, n*...
(i) Ibid., n*...
{5) Pr., p*rCi.n'.