‹ Introduction à l'histoire générale de la province de PicardieChapitre 49 sur 294 · L'ART MILITAIRE DES BELGES-GAULOIS · texte numérisé non relu

L'ART MILITAIRE DES BELGES-GAULOIS

Des Thermes les Romains passaient au Champ de Mars , c'est-à-dire que les exercices que l'on j faisait préparaient au service militaire : nemo digne tam Roma nom militiam profiteri virus esset , qui non haberet «un balnea et gymnasia in quibus commilitiones sut exercerentur (1). Les Belges-Gaulois ignoraient cette marche. C'était un peuple à la vérité très-belliqueux , le plus belliqueux même de toute la nation gauloise , mais leurs armées nombreuses étaient sans discipline. Leurs chants barbares , leurs cris épouvantables étaient plus propres à répandre de vaines terreurs qu'à décider du sort d'une bataille. Faisaient-ils assaut , l'attaque était brusque ; recevaient-ils quelque échec , leur ardeur se tournait en trouble : ut vise judicari posset, utrum secundis minitnisque rebut insolentioret y an adverta mediocri casu timidiores estent (2). Lorsqu'il s'agissait de faire le siège d'une place , ils commençaient , comme au siège de Bibrax , par lancer une grêle de pierres pour balayer les remparts, et sans perdre de temps ils gravissaient au haut de la muraille. Les tours mouvantes , les béliers, les autres machines propres à faire des sièges leur étaient inconnus. L'usage qu'en fit César au siège de Soissons jeta une si grande épouvante parmi les Soissonnois, qu'ils crurent que les dieux combattaient pour les Romains, et qu'ils se rendirent à sa discrétion.

nu.

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