A AMIENS
On sait que le culte d'Hercule fut célèbre dans la Belgique, même jusqu'au vu.' siècle, puisque les sermons attribués à saint Eloi défendent de l'invoquer:
Nul lut aut Herculem invocare présumât. On a trouvé au mois de juin
1741 , dans les fondements d'une maison qu'on bâtissait dans la haute ville de Boulogne, vis-à-vis le couvent des Ursulines, une figure en bronze de ce dieu. M. d'Halinghen nous en a donné la description. Hercule était représenté sous la forme d'un jeune homme ayaut la téte couverte de la peau de lion dont les extrémités venaient se croiser sur le haut de sa poitrine, et par dessus une couronne. Il portait sur le bras gauche, qui est à demi rompu, une autre peau pendante et pelissée comme une aumussc; il tenait sa massue de la main droite. On voyait au dos deux belières en forme d'anneau qui servaient à le fixer contre un mur ou à le suspendre. Ainsi cette figure était une vraie amulette. Atclepiu* , c'est-à-dire Esculape, et Hippocrate étaient honorés à Amiens comme les actes de saint Quentin semblent l'insinuer, ainsi que Verjugodummu. Nous avons vu la statue de celui-ci faire pendant à celle d'Apollon , dans un vœu formé pour la prospérité des armes gauloises.