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daillc de l'Empereur Commode. Ceci pourrait indiquer l'âge du caveau. La Morlière n'en dit pas d'avantage (1). Il rapporte une autre découverte plus intéressante, faite au mois d'août 1637 (2), entre l'Eperon de Richelieu et la demilune de la porte de Paris ; mais il n'entre dans aucun détail. Nous y suppléerons par le récit des mémoires MSS. de M. de Court: « En travaillant à la demi- » lune de Richelieu , on trouva une voûte , venant de la porte de Paris , et en j> icelle en dedans la terre un cercueil de plomb, et sur icelui une grosse pierre » sur laquelle étoient deux figures , l'une de Mercure tenant de la droite une » bourse et de la gauche un caducée ; l'autre étoit une femme tenant de sa gauebe » uue corne d'abondance ; dans le cercueil étoient deux corps et selon aucun » celui d'un enfant, et entre eux une figure ou idole d'une femme nue, qui pou- » voit être une Faustine ou Vénus. En même temps un esprit se fit voir à la » porte de Paris et frappa quelques-uns des rondes , et y eut un soldat qui » mourut quelques temps après de coups qu'une main inconnue lui avait » donnés. »
En 1686, des paysans des environs de Beau vais, fouillant dans un petit espace de terrain qui s'avance en angle entre les terrains de Saint - Just et de Clermont , découvrirent un caveau. Il renfermait plusieurs urnes, plusieurs vases de verre, d'autres en terre très noire et très légère, une patère de terre rouge et les fragments d'un pot épais de deux à trois doigts, qui pouvait contenir huit à dix pots de liqueur. Parmi ces poteries il y en avait deux plus remarquables que les autres, savoir: une urne et une jatte de terre sigillée, rouge et extrêmement fine. L'urne avait un pied ou environ de hauteur et cinq pouces de diamètre. Elle était ronde. Vers le milieu régnait tout autour une branche de vigne garnie de ses pampres. On lisait dans l'intervalle ces trois lettres: B. T. F. qui semblent marquer le nom de l'ouvrier. La jatte, disent nos mémoires, pouvait contenir plus de trois pintes de liquide. Elle était ornée de petits bas-reliefs. On voyait au milieu du fond le nom du potier : Sacco feoit. Ces vases et plusieurs autres furent rassemblés par M. de St.-Hilaire, de Beauvais.
Le 9 de mai 1 769 on a découvert au faubourg de Boulogne, dit Drecqmreq, à quarante pieds de la chaussée qui vient de Samer, un caveau construit en pierres du pays. Nous en donnons le plan , le profil et l'élévation tels que M. Latcux , pour lors Maire de Boulogne, a eu la politesse de nous l'envoyer. L'intérieur (À) est parfaitement carré et voûté en cul de four. Son entrée (D) est à l'Orient ; de ce côté les pierres avaient jusqu'à seize et dix-huit pieds
(I) La Morlière, anliq. de te ville «TAbum», p. 19. (S) AnOq. dArokoi, p. J8*.
d'épaisseur, mais taillées grossièrement; celles du linteau de la porte en it quatorze. Les trois autres côtes (C. F. G.) étaient bâtis de blocs tels qu'on les avaient tirés de la carrière ; ils étaient posés à sec avec quatre pouces de ciment seulement sous chaque lit. La voûte était chargée (E) de sept à huit pouces de terre. Toute la maçonnerie portait sur un banc de pierres ù chaui. L'urne se trouvait placée directement sous la clef de la voûte ; aussi l'ouvcrlite par cet endroit avec peu de précautions , l'urne a été écrasée par la pierre. Elle renfermait les cendres d'un officier Romain de la flotte Britannique, nommé Quintus Arenius Verecundus , comme il parait par l'inscription. L'inscription était (N. O. ) à gauche, en entrant, et gravée sur une pierre taillée de la manière qui est indiquée par la lettre Q. Voici ce qu'elle porte:
Q. ARRKNIO