VOTES
jamais , de sorte qu'une autre vie soit toujours nécessaire pour achever le développement de l'homme.
Page MO. — Cest en nous plaçant au sommet du Ca~ pitole. . . — Cette belle image appartient a l'éloquent et ingénieux auteur de l'Histoire du Droit de Succession, que j'ai déjà cite. (Gans, Erbrecht, * er vol.)
Page HO. — Le génie de t Italie et de la France.... Rome est le nœud du drame.... Cette publication sera immédiatement suivie de celle de mon histoire d'Italie (première partie, République romaine). Qu'on mè permette a cette occasion de faire connaître l'unité d'esprit qui a présidé jusqu'ici a mes travaux, et qu'on me pardonne si je suis obligé de dire un mot de moi. Dès qu'il s'agit de méthode , les questions s'agrandissait. Peu importent les individus.
Entré de bonne heure dans l'Enseignement ( dès 4817) sans avoir eu l'avantage de suivre les coyrs de l'École Normale, il m'a bien fallu choisir moi-même une route. Bonne ou mauvaise, ma direction m'appartient. La nécessité où je me trouvai d'enseigner succès-* sivement, et souvent à la fois, la philosophie, l'histoire et les langues , me rendit sensible et toujours présente l'union intime des études d'idées et des études
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de faits , de l'idéal et du réel. Dana le premier enthousiasme que ce point de vue ne pouvait manquer d'itospîrer a un jeune homme ^j'avais conçju et préparé un Essai sur t histoire de là civilisation trouvée dans les langues. Mais mes travaux sérieux et suivis n'out commencé qu'eir 182*, par un discours sur Y Unité des sciences qui font t objet de l'enseignement classique (iwr primé, mais non publié). — En 1827,. je donnaitfn même temps un travail sur la philosophie de l'histoire , et quelques essais d'histoire ou de critique. (Principes de la philosophie de t histoire, traduits de la Sciema BTuov* de Vico; Prias de l'Histoire moderne; Vie de Zénobie , dans la Biographie universelle, etc.); j'en fis autant en 1 831 : le petit essai philosophique que termina cette note , sera suivi de divers travaux historiques d'une plus grande étendue. (V Histoire de la République romaine, le Précis d'Histoire de France ,, et les deux premiers volumes de YHistoire de France, ont paru depuis.)
Personne ne méconnaîtra la liaison qui existe entre la . publication du Vico et celle-ci. Dans la philosophie de l'histoire, Vico s'est placé entre Bossuet et Voltaire qu'il domine également. Bossuet avait resserré dans un cadre étroit l'histoire universelle, et posé une borne immuable au développement du genre humain. Voltaire avait nié ce développement, et dissipé l'histoire comme