‹ Introduction à La cité de Dieu de Saint AugustinChapitre 22 sur 80 · INTRODUCTION. XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIII

tianisme. Platon lui avait révélé le Logos, le Verbe divin; mais que ce Verbe se soit fait chair et qu il ait habité parmi nous, c'est ce que le christianisme seul a pu lui apprendre :

«Je cherchais, nous dit-il, par où je pourrais acquérir cette vigueur intérieure qui rend capable de jouir de vous. C'est à quoi je ne pouvais parvenir qu'en m'attachant à Jésus-Christ, médiateur entre Dieu et les hommes (1 TVm., II, 5) et Dieu lui-même, élevé au-dessus de toutes choses et béni dans tous les siècles des siècles {Rom. y IX, 5), à ce divin Maître qui nous appelle à lui et qui nous dit : <( Je suis la voie, la vérité et la vie [Joan.^ xiv, 6),» et qui étant l'aliment de mon âme, mais un aliment trop pur et trop divin pour moi, s'est couvert d'une chair comme la mienne pour s'accommoder à ma faiblesse ; car votre Sagesse éternelle , par laquelle vous avez créé toutes choses, ne s'est fait chair que pour se donner à nous, comme un lait proportionné à l'état d'enfance où nous sommes^ •

« Mais je n'avais point encore cette humilité de cœur qui seule peut nous unir à l'humble condition de Jésus-Christ, et je ne savais pas même ce qu'il y a de force dans l'infirmité où il s'est réduit. Je ne savais pas que si votre vérité éternelle, c'est-à-dire votre Verbe, infiniment élevé au-dessus de ce qu'il y a de plus élevé entre vos créatures, et qui élève jusqu'à lui celles dont

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