‹ Introduction à la haute optique, trChapitre 10 sur 109 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Prineipes fonilAmeatavx de la théorie des oKdalalieam.

La théorie de la lumière adoptée partout aujourd'hui (la théorie dite des ondulations ou des vibrations) présente une analogie presque corpplète avec celle du son, parce qu'il existe des rapports nombreux et intimes entre les phénomènes produits par les causes de ces deux sensations. Nous regardons la lumière comme le résultat du mouvement oscillatoire des molécules d'un milieu particulier, i'éther, qui se trouve répandu partout où se produit la lumière. Le corps lumineux détermine des vibrations dans les parties environnantes de Téther : ce fluide, en vertu de son élasticité, transmet régulièrement ce mouvement dans les lieux les plus éloignés ; si l'œil est placé dans la direction de la propagation, il reçoit l'action de ce mouvement qui pénètre jusque dans son intérieur, et il éprouve la sensation dite lumineuse. C'est ainsi que le corps sonore çxcite les vibrations du milieu sonore; l'élasticité de celui-ci les propage à travers les plus grandes distances jusqu'à roreille qui entend et reconnaît ainsi l'existence des vibrations. Poussant plus loin l'analogie entre le son et la lumière, nous cherchons la propriété qualitative de cette dernière dans la différence de durée des vibrations, et sa propriété quantitative dans l'amplitude des déplacements produits par la vibration : car on sait par l'expérience que l'acuité et la gravité d'un son, en un mot son caractère qualitatif, dépend de la durée des vibrations,

2 PRIKCIPFS FOM)AliENTAi:X

tandis que son intensité^ ki propriété quantitative tient à leur amplitude. Par le mot qualité de la lumière nous, entendons tout d'abord le mode d'impression qu'elle produit sur nos yeiu et qu'on désigne sous le nom de couleur. Nous derons admettre en commençant^ comme principe fondamental et Texpérience le ConTirme, queTœn est limite dans la faculté de distinguer deux sources lumineuses dont la coloration est presque la même, comme Test l'oreille pour comparer deux sons qui diffèrent très-peu l'un de l'autre. Nous âdttimi|»/^hp ftmééâidcichaRlwii iiil aulrBocpeaelèée fiqiQjiillaiil lé^ IqiliMMâre, ikSbimtâe la(odutealr«t;f hitBgtfpat'avvo^eAlp^ •aiaisfqai'noBB'dôiuM 1f9l^nu^ d'ttj^iMitofijfiliii^'céotaipjtîliails àe htùùMom dakis 'iûi^tfé/raêtm^, j^^^fmuM

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Afféfindte dimottûnskflffiaeiiii /ies >pi*e«ipra»-MiiSièhenofis> |ifi|ri i^tnpl^^i tf Aku V««l>rrl0l vcrrto.'iG^ii&fok^lettieffet, ffk)BAuiBfflltil%le6trititâ!liiuàii!lDSe»itxi|i«i^ in»ldBnélUbi^ieiipèiK»|tda»itois64esBeM aaisâlUtscmiégakiteÉf Irailqfiaticalsip «ftretfl laùJÉkâiitp^ifiéliâshiO'^Qa^iififtineiéiasIi^ité^tetcjMto ^n6«i9icffiàM ffai'éstTimliiiihçisidfiolaincyiiderfBpèce; iUlDsriBtididflifldi'itiaiim^

pant€xeH^]^e^^«A)lââs6e'iàcHe]taeift dWisdiV^^îfl^^

lioilBipai^ttè^ à\trott(\fAate j^iefpçndkn^ etir.;>\danB^\ Hi^NtanMal 4%

toénn^Bie^ left\déux,éilDkAFkâté^^w^B£fiirànt';pas^\m'\cb3B^^ leni|)éffaT^

Uirs^^iBiâfi^flâuiQBieiit^daite iaVdip«etioii dç l^a^eNfriodpel^aisUÇopafèiq^^ «k dristisU de^^ôito^iûi^ >paniît^ooloi^\8oHL\emMeûYéoU c3air.^'^ukw9^

la direction dans laquelle la lumière le travèfse^^iet6^\Lsa\Bii%àu[sdft^\'la'|^t^. Bn&i^tBe4e(fli'éu»t]tedi:|HHiîàx)BBiMrio Oltps

aftpeifieaDWffiiUs dtenaieUi^'éUitjpalidrM. Ikf AakeB«^ia{)peUeitl'«n99ltffrojieft

fnâadécoicviiia'itB^iaètfprâélévale Jbidiin&ëik WgiÉe lAamèmiIrèsH^laiitAiestito'. phtt^mplemgiitq^assiUè dapsAp »DÎisfp8ofrçpéft9^ts(estiq)ôttrquoi;> Mnsalofi^ occuperons d'abord de sa propagationdi»»; lasiqpirlGéaiifiidfirioétite'téspfideaoibfli^ HidDifie8ttB|l8iflite<iiBADdsrhHraneaxf/^cM^àidii)t^(^ pldsfqjiiedialF; i!n»L'^Qe^drieplëriTii||3^plaaélHirep tigiù <«ip^H)iBitQÉD>aito(pliié 8oam[)i'daeafibnfd)'âi]di6st)leB^opriété® noOrçfteKXiiiééfimliçui ^iipvi^enteBlr^ii^abaid jirehtiflrefDfnit oènlai1eiéi3ià)fàiQi|D

ùV^>ihtqwrii^ti(X^famiir^ëè^^s^^ 'i!/ums^efnàitsiiéptreMi)etéieliô

dlBIttifesfJitMTeiÉes idfuiie beupe rdeu» éciiaaB légaux imeèomfèrtsjdeupBpîëP Mî6c>''èt^1rt^t6t'ibtfr^cannal(raii6VkpiQ>.4?éo0^ paraît ptusi

éclairé^ s'iiiiB^^fit «liiIddtiaBsefe CMitenàbleineim pboésKppuD qin'ilty'^it'bne

à PROrXGATlO.i DE LA LLASIËUE

différence appréciable dans l'éclairement. Cette différence sera d'autant plus sensible^ que l'inégalité des distances des écrans à la source lumineuse sera plus grande par rapport à Féloignement de Técran le plus yoisiu. Si Tun d'eux est à un pied de la flamme et le second deui fois plus loin^ leur éclat diffère déjà sensiblement. Mais si Tun des écrans est à douze pieds et l'autre seulement d'un pied plus éloigné^ l'œil ne peut plus saisir aucune différence. Nous voyons donc d'après cela que la diminution de l'intensité par l'éloignement croissant de la source lumineuse, ne peut être attribuée à un affaiblissement de la lumière par la masse d'air traversée^ à une absorption. S'il en était ainsi^ en effet^ il faudrait^ dans les expériences citées plus haut, trouver dans le dernier cas où les écrans sont distants l'un de i^, l'autre de 13 pieds, une différence aussi sensible que lorsqu'ils sont distants de. la flamme d'un et de deux pieds. Cela tient donc plutôt à l'essence même du mouvement lumineux qui perd en quantité à mesure qu'il s'étend : et cet affaiblissement croit avec la distance au centre lumineux. Cela s'accorde avec cette observation que la lumière du soleil, toutes choses égales d'ailleurs (sous le même angle d'incidence), tombant sur un écran, celui-ci est toujours également éclairé quand bien même on change sa distance au soleil des plus grandes longueurs qu'on puisse prendre à la surface de la terre. Dans ce cas; le rapport des distances de l'écran au soleil reste sensiblement le même, parce que les différences de ces distances sont toujours insignifiantes, comparées à là distaiice du soleil à la terre. Nous voyons en même temps par là que l'absorption àe la lumière, au moins dans la limite de nos observations, est assez insensible pour que, dans les mêmes limites, nous puissions regarder Tair comme tout à fait transparent. Mais quant à accorder à l'air une transparence absolue, cela n'est pas permis, aussi bien par analogie avec d'autres milieux^ que par des preuves directes du contraire que nous donne l'optique élémentaire. Tous les milieux isotropes affaiblissent la lumière qui les traverse, parce que, par suite de leur structure, ils anéantissent^ détruisent, absorbent une partie de sa quantité. Le grand nombre d'observations faites sur l'absorption des milieux les plus divers nous autorise à admettre cette loi dans toute sa généralité. Nous nous contenterons à ce sujet de citer un exemple entre mille et d'en tirer les conséquences les plus imfK)rtantes.

On sait qu'au moyen de l'oxyde de cobalt on peut colorer le verre en bleu plus ou moins foncé, suivant la quantité d'oxyde ajoutée à la matière vitrifiable. On peut obtenir une coloration si faible, qu'une feuille de l'épaisseur d'un carreau de vitre colore à peine la lumière blanche qui la traverse. Avec une feuille plus épaisse, la lumière devient bleu foncé et en même temps moins

DANS iM ^iirtlilkl/ llb'tfoéi^il'îif' UUrOPE.

iétleti^. "Si ttâint'enâirt au tnoyèn de' la 'l^iéfràclwn a travers un^ prisme on mpemmmîxii&mydiotéeéhvÀ spectre iïue'i'oû'œhîpareià' à celui ifournl {Jàt^ï^hîrtnïètelblânche'inàturelïè, où ne Irburerâ dwïs le premier àïicîinç? ikmhtit '<ïuf' île sbît|ausà tlans le secônd/taritlis ((n^du reconnaîtra, qjiie ^^in? lëî'ètteèttè'ÂèHa Wîiiièite Weûë les pîhiés orân^êe; jaUne et Verte sont moins îritlébses ' coriipWàti^emént âiiî autres) rbuge^ bleue ' et vîdleiïé. Les rayons dttlb^i* Jattlfe i^t Vert oW koWc iJatiè' leur passage a traders le verre àê' cbiiàlt été tlltis inéfeâlëraeiit àfraiblià qXîeïes'Wtfeîs partïes'de W lumière ^l^nche^'en ébnèiiuè Céà'^^âdrnlèrés doiiiuiant dans là lumière qui 'a traversé le verre âàtiùtih èiiidte^î îinè teinte' tlêue/D'unâiitre côté, bh.né'peut pas dirç que léfe t^ifefes toitllreé rèlit ité^àu passage de jfà lumière' à travers les faces tèr-

biiiiA^ (lé'ld^^àqii^^ car ôtl Voit qu'elles disparaissent i pêîbi^ d^ps ïa lumière c^r tràvètse ttne Ireuîllë mince, tandis que leur affaiblissement est .d'autant plù^'pttiTioiicè'qùe la feuille est plus épaisse. ïl est évident, au reste, qiie les iWôHificàtràto'sqWé'ïalutnîèrie éprouvé sur fce^ faces doivent être nécessajrepent ïes"taêriïés,' qiiéïlè' que 'soit 1 épaisseur iïe la famé. La comparaison îdes deujx s^ifrles/'teèbtïorinés plUs taiii fait bien voir que toutes lès pîarties colorées cbftèti^Vés de là liiriiiérèf ^biss^î, pat leur paissagè a' travers le verre de càhèhy^iib dmiinulioti dat^ leur iiitènsîtë; et puisque la dîfRrence.d'éclat deis dieùi épèctfês aiïgiAenté aVèc rëpaîsseùr croissànie de ïa lame^ \\ en résfilte ^ue cet' âfkibnssemënt édhi^un'à sa icaùsê dans le chemin pârcouru.à rin^rieur M'vëVré: De tiitit'cielà iioùé ihduièôn^ les lofs suivantes^ dont la validité e^t a^qz

'^'£tlksuliii cepehddiû par ta, quelle que soit sa qualité, une peinte ^n ^anéii)ifàr labsotptibn que produit U corps travet^é. Cette perte croît ^^t^lefîùieiit? aveèifèf millin' parcouru^ a[véci^épaisseur du milieu. iSçus une nifêrtië'éf>aJ^eur| la grandeur de Ta perte varié pour les différentes couleurs, sl'lîîeiiiïli-èn 'cmplo^anï de la lumière blanche non colorée, certaines couleurs piféàoWihénl! dans la' lûraiêirô^ qui passe,1andis que d'autres ^isparaisseilt^ et dfe^à 'ia^6t)lôra:tîl)h 'dfes flivefôràilîeùximr transmission,^^ il i^^.y ^

àlMïir <5(M^s 'alJsbldihenl transparent et incolore^ ni aîicim corps ab^lumpnt opaque. Le corps le tiluâ diaphane serait colore sous une épaisseur copvenable, et ùaraitraii opaqlie 66u8 une épaisseur encore plus grande^i de rpême qjje d^kulfe taft'ità fôÀs' que' n'eus iappeïons opaque piaîrajtrait coloré,,tjrk9spareni

îijr iM// . "i',/i;«' j I l'ip ..!!'.».i;i.| xMi .M,' ...; .■.:-.! )', .(.■'■M-* .:ii/ ''- «.•'■'!. (11 Voyez ; Sui- U nouvc(le décpi^pp^i|i9a,^e,la,l|Vinjçi:ç,j[^p/pir.ç (Iç,sâ;,J^vitl|B|rcsW3lr»/ T G. B.' Airy. âdd. de Poggendorff. LXXf,

f par

^ PBOPÀaATlOÎl M LA UJHIÈM

ci même ente incolore en feuille très-mince. Ainsi les nuages fort épais suspendus dans Fatmosphëre colorent en rouge foncé la htmière du soleil, tandis que ^obsidienne qui en mane est noire et opaque est d'une couleur hniilâlrc en lame mince.

Admettant que le ?ide planétaire ne contient pas d'autre matière que Tétber^ nous ne pou? ons lui attribuer aucune absorption, et en effet l'obsenation ne nous en donne aucune preu? e. Quant à savoir si l'étber ne change pas la qualité de la lumière pendant sa propagation, Texpérience nous démontre que les spectres fournis par la lumière du soleil réfléchie par les planètes n'offrent aucune partie intégrante autre que celles données par la lumière directe du soleil, et cela quelle que soit la position de la planète par rapport à la terre, quel que soit par conséquent le chemin qu'ait parcouru la lumière réfléchie. La pkittète Mars a une nuance rouge qui lui est propre, à quelque distance qu'elle se trouTC de la terre.

Dans la suite nous ferons abstraction des effets de l'absorption; nous admet* trons que les milieux que nous étudierons, sont, au moins dans les limites de nos recherehes, tout à fait transparents et incolores, comme c'est le cis pour le \ide, l^r, l'eau, le ferre blanc. Il sera facile du reste dans chaque cas particulier, de tenir compte des changements que l'absorption apporterait dans les résultats obtenus.

Depuis longtemps on avait reconnu combien il serait important de savoir avec quelle vitesse la lumière se propage. L'académie de Florence fit des expériences pour résoudre cette question, mais elles restèrent sans résultats. Ce fut l'astronome danois Olaus Romer (1675) qui le premier, en s'appuyant sur l'observation des éclipses des satellites de Jupiter, établit que la^ lumière se meut dans le vide avec une vitesse finie, que cette vitesse pendant la propagation reste constante, et par conséquent que le mouvement est um forme. 11 estima enfin que la grandeur de cette vitesse était d'environ 43,000 milles géographiques (1) par seconde. Quanta la méthode que Romer employa pour arriver à ce résultat, nous renvoyons aux ouvragés d'astronomie qui en traitent. Nous ferons de même pour un seoond procédé que nous offre encore l'astro*nomie. On peut en effet mesurer cette vitesse par l'observation de l'aberration des étoiles finies, phénomène découvert en 1727 par Bradley. Plus récemment, Struve a obtenu par ce moyen une vitesse de 41,549 milles gt^ographiques. Nous remarquerons en même temps ici, que le phénomène de l'aberration donne dans le vide la même vitesse à la lumière, quelle que soit sa qualités

(!) Le mille géographique vaut 7^^ met., i30.

DAH» DH BlUIli KOHOttJlKB BT UOTROrK. 7

U était réserré à ooCrc époque de mesurer ta Titesse de ta lumière h ta anrbce limitée de noire globe. H. Fueau, phjaicîen fraoçaii, Vt eatrepris le pfcmier, et eit arriié i un rémllat ntisfaisua (I). Nous aUom doouer ta dcflcriplioa de soo ingénieui procédé. Deux lunetteg astronomique* F et F'

Fig. 1.

d'une ouverture de% centimètres étaient placées à uoe distance d'environ 8 kilomètres, et de manière que leurs aies optiques se conrondant, l'objectif de l'une était aperçu distinctement au moyen de l'autre, c'est-i-dire que les images respeetives des objectifs se fonnaient aux fujers / et /*. La ludette /'portail taléralement un tube t muuî de deui lentilles / et /', sur ta première desquelles tombait ta lumière d'une fwte lampe S. Entre l'ocutaire Or et le foyer /'.était une lame de ferre parfaitement plane, inclinée de ia* sur l'aie de ta lunette, tandis qu'au foyer /< de ta seconde lunette se trouvait un n^ffoir métallique m. Les lentilles / et /' sont disposées de lelle maf[ièfe «pie Jeti rayons qu'elles réfractent vont, après leur réfleiion sur la lame g, former aiifoyer/ une petite imt^ de ta llanune. Les rayons partant du foyer f, rendus parallctes par l'ubjeclif Ob, tooibent après avoir parcouru une distance d'environ 8 kilomètres sur robjectjr06',et*oiilde là fimoer au to)-er/' une petite image. RéOéchis de nouveau par le miroir m, ils reprennent une 4irectioa eu «ens caotraire et viennwt entlQ, après avoir une seconde fois parcouru les 8 kilomètres, fonner en f une petite image brillante qui de son aini, observée à travere ta plaque ^ au moyeu de l'oculaire Oc, fait l'elfet d'une étoile éloignée. Au foyer f passaient les dents d'une roue R, qui en portait liO, dcnl l'aie

(l> ÛMiplcï rendu» ilc t'Acailénûe drk Scieacc». 1849.

8 PROPACATIOR BB LA Ll^lIltRK

était pnrdièle à l'âne commun des lunettes, «t qui tiHTersait en q la paroi de la lunette F. Au moyen d'un poids <m imprimait à cette roue on inouTement de rotation unirorroe, dont la vitesse était mesurée exactement au moyen d'un compteur. Suppownsla roue A en rep0B,et placée de telle sorte que le foyer/'

se trouve dans l'intervalle qui sépare deux dents. La luAière partie du point f, va en f, revient en f, et fail là l'effet d'un point lumineux. Mais pendant que la lumière Tait le chemin de / en /"', puis revient en f, si la roue tourne assez vite pour qu'une des dents voisines de f vienne en f, alors évidemment la lumière qui revient ne sera pas perçue par l'teil placé en Oc, et aucun point lumineux ne se sera vu eu /. 11 est clair que la même chose m reproduira si l'on communique à la roue une vitesse constante telle que toujours, pendant que la lumière va de f en /*' et revient réciproquement de f en /, il passe par f une partie de la circonrérance de la roue qui y ramène une dent. Imprime-t-on à la roue une vitesse double de celle supposée plus haut, alors la lumière qui en partant de f, a traversé l'intervalle entre deux dents, retrouve à son retour un nouvel intervalle, situé par rapport au premier en sens inverse du mouvement de rotation : par conséquent il paraîtra en f un point brillant aussi souvEnt qu'un intervalle libre passera dans l'axe de l'instrument. Ces passages se succédant très-rapidement, un œil placé devant Oc verra un point lumineux staUonnaire d'un éclat constant tant que la vitesse de la roue ne changera pas. La vitesse angulaire pagge-t-elle du double au triple de sa valeur primitive, de nouveau le point brillant disparaît en f, et ainsi de suite. M. Fizeau a nettement diservé l'apparition et la disparition ullernativcs du point lumineux en f pour une viles&e croissante de la roue.

BANS UN MILIEU BOMOGfiKB ET ISOtROPE.

Les lunettes étaient à une distance de 8^633 mètres^ et dans une expérience le point lumineux disparut pour la première fois lorsque la roue faisait 12^6 tours en une seconde. Alors la lumière partant de f entre deux dents rencontrait à son retour celle des deux dents formant Tintervalle situé du côté opposé au sens de la rotation. Donc il passait en /'une dent ou un intervalle en

r^-g — 5 — ssj de seconde^ tandis que la lumière, dans te même temps, parcourrait un espace de deux fois 8633 mètres. De ces données on peut facilement déduire la vitesse de la lumière. M. Fizeau répéta l'expérience 28 fois, et donna pour valeur moyenne une vitesse de 70948 lieues de 25 au

degré. Ce nombre s'écarte fort -peu (de 77) de celui obtenu par les observations astronomiques.

Les expériences de M. Fizeau n'ayant pas atteint encore tout le degré possible d'exactitude, nous leur préférerons les mesures astronomiques; elles nous autorisent toutefois à admettre que la lumière se propage dans l'air avec une vitesse constante et sensiblement la même que dans le vide.

D'après la théorie des vibrations, comme nous le verrons plus tard, la lumière doit avoir une vitesse moindre dans Tair que dans le vide, et les vitesses dans ces deux milieux donrent être entre elles comme 1 : 1^000294. Or d'après les remarques qui précèdent et parce que ce dernier rapport est très-peu différent de l'unité, il est évident que nous ne devons pas attribuer quelque valeur contre cette théorie, à la circonstance que M. Fizeau a trouvé une vitesse un peu plus grande dans l'air que celle que l'astronomie donne dans le vide : aussi nous nous contenterons de tirer des essais de M. Fizeau la conséquence indiquée plus haut.

, Le rapport 1 : 1,000294 n'est rien autre diose que l'indice de réfraction de la lumière en passant de l'air dans le vide. La théorie des ondulations déduit en effet de ses principes, que le rapport de la vitesse de la lumière dans le milieu A à sa vitesse dans un second milieu B est égal à Findice de réfraction de la lumière passant de A dans B, Une preuve directe de cette loi serait un ferme appui pour la théorie, et ce serait déjà le cas de la citer ici, car elle donnerait un éclaircissement important sur la propagation de la lumière dans un milieu isotrope. M. Foucault est parvenu à résoudre cette question, ou au moins l'a circonscrite dans certaines limites (1). De ses belles recherches il résulte indubitablement que la lumière se propage dans Veau avec une

(\) Comptes rendus. Mai 1850.

10 PIOPAGATIOK M LA LUNIÈKB

vitesse constante et moindre que dans l'air, et qw te rapport des vitesses dans ces deux milieux est exprimé par l'indke de réfraction de l'eau par rapport à l'air, abetractioD faite de petites dilEireiuKH dues aiii dilférniees de qualité de la lumière. Ce qui mit Berrira it doimer une idée de la oMiiiire dont la recherche a été faite.

M. Foucault fait arriver la lumi^ solaire par une ouverture «mrée Oo

Fig. 3.

de 3 millim. de c^, et lui fait traverser ensuite un châssis vertical rr, lequel consiste en fils de platme flos et parallèles, tendus assez près les uns des autres pour qu'il y en ait 11 dans une étendue d'un millimètre. De là la lumière arrive sur une lunette achromatique F, puis tombe sur un miroir vertical ss, • qui au mojen d'une petite turbine à vapeur comparable à la syrène reçmt un mouvement très-rapide autour d'un aie vertical C, La viletse de rotation, qu'on peut faire varier de 30 à 800 tours, est estimée par la hauteur du son que l'appareil fait entendre en tournant. RéDéchie par le nùroir», lalumière tombe sur un petit miroir «mcave mm, dont le centre de courbure est en C: son raym de cou[i>we a environ 4 mètres. La lunette /" et ses lentilles sont di^H)sées de manière à former sur mm l'im^e du châssis rr, La lumière de nouveau réfléchie par le miroir mm, suit dans une direction tout à fait opposée le chemin qu'elle avait déjà parcouru, et elle forme en rr une image du châssis, qui coïncide avec le châssis lui-même. Mais à, pendant le temps très-court que la lumière qui a frappé le miroir ts met à aller de ss en mm et à revenir en ss, le miroir $s tourne subitement en s' s' de l'angle b, alors les rayons qui reviennent ne seront plus réfléchis eu rr par ss, mais ils le seront de manière à faire quelt)ue part en r' r' une image du châssis qui sera plus ou moins éloignée de ce dernier dans le sens de la rotation du miroir. Le rayon qui arrive par exemple dans la direction pC, ne suit plus à sou retour le chemin Cp, mais bien Cp', faisant avec le premier un angle ^s. Ce que nous

DAKS UR MILIKU IIOM06feRB St ISOTBOPB.

disons de pC s'ai^iUque éTidemmeat à duque rajon tniTersaot rr. Limage r' r' du dÛEsû est donc déplacée par ra[^iort au eUnû luî-méaie, dans la directÏM de la rDUtkxi du nuioir, d'un angle qui est le double de celui drait a loorné m. U est nudatenant évident que, si le miroir tourne d'une manière continue et avec me lilesu telle qu'il déerive l'angle k pendant que ta lumière va de M en mm et réciproquement, toute la lumière réfléchie par mm et tombant de nouveau «ur m est déviée d'un ai^e Sb dans le sens de la rotation. Pour diaque rotation cmnplète l'image r'r' existera donc ausâ longtemps que les rajons renvojés par st rencontreront le mircMT concave mm, œ qui du reste sera un temps très-court, car, ainsi que cela doit être, mm est petit, tandis que U vitewc de rotation est Ms-grande. Un cml placé en r'r' ne recevant que les rayons de l'image, ne la verrait pas pendant une seule rotation à cause du peu de durée de l'impresdon. Mais » le miroir tourne d'un mouvement uniforme, continu, duque impression se répétant rapidement d'une manière tout i. fait identique, llm^ devient perceptible. Afin de pouvoir saisir les rayons qui concourent k la former et aussi pour pouvoir i4wervi>r sa positii» par rapport au châsMS rr, entre ce dernier et la lunette F est placée une lame de verre à faces parallèles gg (flg. i) verticale et fi„ 4^ inclinée sur l'aie de

la lunette. Elle réfléchit sur chacune de ses faœa /", et f, les rayons qui forment l'image r'r', en sorte qu'ils se réimissent pourformerdeui ima^ ge8{r', r'. etr'i r',) qui sont symâriques de r' r' par rapport à chacune des faces réfléchissantes de la glace. Si le miroir u est en repos, auquel cas r' r' UHnbe juste sur rr, ces images sont exactement devant le châssis vertical TU à travers la lame de verre. Mats d'après les considéralions précédentes, si te mirdr tourne, ces mêmes images doivent parmlre rejetées à droite ou à gauche de rr. La grandeur de la déviation, toutes les autres circonsUmces étant les métnes, est prt^rUonnelle à la vitesse angulaire du miroir $$, e(

pouQ i^OiiBéoaeiviteeflei^gulaire^ielle «gt^aulsi projioriiobfieik&iia tcirô|M'liuë

(Hm», ^ «$ftÂDY0nMmKtil pii»portkMroelleè>la'i^itèMefaTe0'la<}ut^lêi te'dhettiid e4tl9afi«piinf.iPcwrj,i)ttoervcrf»]«fi>i^^ ki divialioiii^lé'tcàâBftte f^<«tlë< iM^eaiioéfléchie»: paDi^^néiaîeilt/Yiià su ino|reiit d>iine 'him|ttei>i^(> etii<itiênws tpai(t9ifttie jb, l^meide'teive'^tall taaméer deitellelaçib'qiiie'le^^lsfide llitiéngii r, ' r, ' ^mbaijt aur ceux (}c l'imajje ;;»' r,^*, ce^ 4?ux^ *ro*8^ V'^^.flwijit^Blp?. 4u^ùne seule d'un éclat double. Pour mesurer la grandeur de la déviation on faisait usaçe d;un appa^^il.,^^^^^ pu inoyen,^u^i^^ ÏW^ë i^i

cnâssis rr pouvaient être amenés à coïncider. M. Foucault observa alors sans auofine.éfUJTnque tuoeiîâéTÎatibb itesiIeîBdBS prétniide CyM^ûB-ttïMkiHtfe; quand\ le miroir fais^t environ 30 tours par seconde et QUe la lumière par*, eourkiti entre ss et mm uii chemin de 4 mètres. }a déviation augmenta quand laitufoièiie viqnaBt dejss «liavm^de tomber. aui^'HtKt tr«Yêrsbit<tifië>c(iknin» â'«3U"eonlânue ilknBun>tHbe)fertoéiiaùx>deiiit 6ilréai}tés:t|i«r-^âeff j^lftcés'à faces. païaUèlas; '^t f» icaldulanf le''hip{k)Pt <|es>«fattii]is'ii«h»iirt^ it lumièneiet allant! de ss ënl nm «!(:rédproqu«ih)entytaifliMi>dànd l'^cm^^laiitM dtesd^air^ il trourft'qMilxhites (^ose^'é^aes'd'ailleucâviiii mpiN^itidé la( déviàtioiii pMtduifepar ifeau'è^ ceUerdUeàl Fair est ègial à lUndkedie féfraetifdit dé.>ireiiBif>8PiTBpporl à l^alr . nWésutle iiioontesâtablement des roebétclies ide Ml Foucwaltyique*la lumière se meut plus lentement idins l^eafii «clueiidèiié l'itîr^ et-qûe^ sa.iiiteesè dans t^air est à isa vitesse 'dan&l^au comme ViMoQ db TéfradioB- de- reati'psrpi ra{ipQrt à l'air €Bt è runiééi^ ou >ce 'quiiest^la nkême ch($8e' d'aprèbila tèVioptriqQe> ebmmele» indiees: alMM^ue de néfraotidii del'ttaù ët'det^^iPai^' indôcç de\réf)raetion> absolu d'an milieu on^entOnd^ ^iM^oj^trUpié^ Ffudib^ de Téftnetion du. milieueD fnektion^|lar rapporlaia "Vide.'!'''*^' ''-' '''■•' ■''♦ ■! '■>'''• ".''l'i M •' -'. '• .^'"^ ; l .-'■* t

^> CëSr irésiîltàt» fi«ii8se»tfpi9Ur nduà'donnët une îdéeqelle eu fliLtlgëaéraliâ'é Ja^t>ropag|vlioii.deM liimière''da&s>il|i milice mAvàpe^ et dès loi<d^ guidée^ paf Fianah)igie^'»<^us {Ki!àvons> lés généraliser. < < ; - ^ ^ < • , . ; !

<âiipp(i^n8'qii1eB>Un<!point ^uri mitieu >isotrot)eise< produise ée 4a himière 4ioiiÉogèle. En: ce point; les vibb&tiôbs que nous supposons ^^e eu iVresanls inlémiptiofty pour iproduire u*i rayomaement luniinetix'cotitinu> se prc^gént daésJtMitos «lés idîreotions avbcuneiviilesseconElante^etspn^queiIeiir dutéb «bit altétée.. Noos représentons» cellenci par rf, lavitcsse'd6ila'luknière.t)ap»}ël le point brillant, le icpntre du mouvement lumineux par Pi Aubout-du ienopf» 4y à' j^rtir -du o^imeircement de lai première vibration,! toutes leaportieslde l^éther enimpnvetncnt sont ciicônseritcs da«s une sphère dont le oeatue esii^

DASS lîK .MILIEU IlOUiOtiÈNE ET ISOTROPE. 15

et dont Je rayon est égal à vd; c'est-à-dire, à l'espace parcouru par la lumière pendant la durée d'une vibration. Les molécules d'éther sur la surface de la sphère sont sur le point de commencer leur vibration, tandis que celles qui sont enfermées dans Tintérieur de la sphère en ont déjà accompli une plus ou moins grande parlie. La portion de la vibration faite est d'autant plus grande/ que les molécules sont plus voisines du point P : ainsi, par exemple,

celles qui sont éloignées de P de -— - se trouvent à la moitié de leur vibration,

Si '

les molécules dont Téloignemenl est — - en ont fait les trois quarts ; enfin au

point P lui-même la vibration est achevée. En général les molécules dont

la distance au point P est ont encore à osciller pendant un temps - pour

arriver à la (In de leur vibration. Nous voyons aussi par là, que toutes les molécules qui sont sur une sphère dont le centre est en P, se trouvent en même temps dans la même période de leur vibration. Le mouvement se propage avec le temps; une plus grande quantité d'élher entre en vibration. D'abord les molécules qui avoisinent la sphère-limite dont nous venons de parler, commencent à osciller, pendant que celles qui sont dans la sphère achèvent leur première vibration, et au point P lui-même commence la seconde! L'état vibratoire, tel qu'il existait à la fin de la première vibration en un point quelconque d'une sphère dont le rayon est moindre que vrf, se communique successivement avec une vitesse égale aux molécules de sphères de plus en plus grosses, dont le centre reste continuellement en P. A la fin de la deuxième vibration, après le temps 2 rf, à partir du moment où la lumière a commencé, les molécules dont les distances au point P sont 2 vd, i j vd, i -j vdy i -^ vd, et vd sont au même moment de leur vibration que Tétaient à la fin de la première celles dont les distances sont vd, f vd, ^ vd, \ vd, et 0. Depuis les molécules de la sphère de rayons 2 vd, jusqu'à celles de la sphère de rayon vd, se répètent ainsi les mêmes états vibratoires que nous avons vus à la fin de la première vibration dans les molécules situées depuis la distance t)d, jusqu'au point jP. Mais ces dernières particules ellesmêmes se trouvent à la fin de la première et à la fin de la seconde vibration dans la même époque de vibration, puisque doivent se répéter pour elles, depuis la fin de la première jusqu'à la fin de la deuxième, les mêmes «^tats qui avaient existé du commencement de la première jusqu'à sa fin.

Le caractère du mouvement étudié consiste donc en ce que les différents étals vibratoires du point P, se reproduisant dans des périodes égales, se dis-

bâK(eBl'>ii»«ciii»evitesM MMlMte«iainip«rlieéted '(^i"W''RAlut^ift"0ulriiMii

aiirès un temps quelcooque t. La limite du mouvemetit lutniiienl"eW48 sfibèiq ièAym-véiUïSoWtB^ lu péliodgtidie"Vibi^MnH K''tMtxMmV^pm^iti

«qln4«G'dhiiiirêy*b't^h4^aij<)uaiid'lNipifticule>'de'ta!pi«miflredutfiHW'Vo^ con&mtnqeAà'>vlbiED 'dftWèB'deita deréiârsoit achevé leur premi^é Vibration.

CeglpéinOdMBelrépèMntatibiitsineDtiictelil'iiK'iiir m^iMiki; dnn» \eaf (rèi«éit)ibuvc(it'dàMirel)ve)«|Vt'^>tëe'p8r 1,< iliinihe ^urriivc tji)i4i

lwiniol4Mlet«MiMm«iiem<jpèéc)eém0M'1ent' (ii'iitièniQ umllatiuu. iiukII* que oellBBidë la dqrbtèfe:'4't»rlatAw^£c'^ Oe '«ti analogue pour 1>- '"ivi-loppe» spftérMriMi'MiIt'tËS'bufnMtts'tlmittt^'OM'po^i' rii^oiie Li^3od, .

p^dpa^tfthf'Utiito^dë^'^tab^titiMtdïretl'Ii'h i|ii'iLs «ml di^in. > : .. eA4b]d|ptÉ'«biHtËtKk(lties;'t]ètë»è'ïtirhf i^" \.'~ t-lals vibratoires^ il'uiio pBy%. Ufppe:,'a^'l^ dtiréé'B'iJtA^ mïMUft/, im'iv.'s~i< aut inrliciiU'S ij<> IV.ovfilo^c«M^e'«^^«8!i^t'!ati^èitii{ti^;iI«'rà^ i},i ,, i.i fin de ce letnpt l«s MJ|H|^

deltty''«Mtre'ri«e'i*ti**'*iè>dtt)tiVeï)t-iÛ nh'im- ;i,,i .],ra rniiifiicement.

LWlo^b'ëOtiri W iliMivÀriëlitt''èt'téTiii'di^^ ondes aqueuses est évidente. Il y a cbdlUmâfé' À'itrtlïs'^lJt'édlVé'fH '«ënire de'To^dé'Ë^qta'kiit^i 'kle ^idj ïïilbil/^;' eHtt*raii^rftflèirii(ilfeïe'*tiil(t HiiSè''^ ttfe^eè'^dn'VadJt^d'^É'l'^i'lP^^'»'^' irttfi%'»^'^fW?-luUi'-Wyï^é«i^ar^eïfefe;!ibU''dëi'''«Mêr^>^^^ /^«¥iy*^'Ke'e3ei''MlÈeiHBleto':ii(ïtectifed'^dï7^ï'H«f^Ml!è%i'étii\y^fef^

d(fe*'i^t*wirfi'Éj«y^âkttf^ft'at(Ms;''mfe'diëiiH^aii^'Etefeèdàiri'ïè^to^

lû'Më^È;>ai^ra^teii^WTlro*dlteè'!f1i'guflyt^è'>iï'àh1lt^i^^^^^ ateèrfefri^H-4iïémHïi''ti«gtÈtUto':-f,(,''^iM5tfeHfelifë^^

d'6nê'W^tit)âi'et'¥ll(!'i^'^W])i^cfe''^PfeWWit'»S%'W y\^ mW la1Mté'^k^él^Vit^ab-^eiirfér'iD.JtifèmM'Wr&iiï^;'îitfé''ffinfté'ltftéWèuVe'88^

M\u('p<!fe^sii:''Cèiiéit!;"^W/ià^É-riJièi'^;'Wt^»iy ^^ë'^drfiit"'ïé m,^^

8Wi44uHt7JMlA$Nipti4j(^ l'«lUHii4i{iâei.t[»UT«ran«ii KMlreiMiit «alhCmprige

«fn^nte',„(„ii,| ir,-„M'3/ihiiii ;)!> ■lUiiid i.J .1 ^tjri.nuyi'iiri» i^iiini nu mi.|K

dwMifl}B9^«#)<^%Dr(jpi«tfi%i dP'jbi Htn^n). Ai)|HiiM]4eiiiiita<ùi',^tlii>iia)jKl|iii^ ^/%<:%)ilé8'iQmitqt^«tl^niS!tteiâkii1IÉflel»riciltHito«iiderl«iBiiiBtifei)il)hatfiie

nriilGiilr/4V>ii^>T<i iir^! '>/»:! n; tit)otnl<HiQ'jfa llaale^Ulbi^iI^lvehiDpiEliiiiïjj^

<;A9(nRteii^i*^1i]aRffMtÂjWX> |»É>ttl(th'li»<( *h^ ^j'^*IWt(iiliSi«)îptWifl»hî& et hiin^MO

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'M* «Ç* !l'#'» 't:»l^';Çf> «"i îf't ils )iHfi('*S'*''''IW'f'''l*)'fll')W"'«»^' nomme ie Principe d'Huygens, du nom ,^^(|6i)?(p;i^|fyii,l'ft43?'M^Ç!!fpT.r'.uii)i! il»***»?»! W'If .iPéW^i^fl «».»»*: ifflWmWl. SiBW^.it^ #w-

^li»9 #miP»Wf 9»' peJi're jp«i)8si.|»,llWi;fti»f!W»|.4!f.Wil't.i^

ïii'nt am.tliïcre |HiiiiU (le l'oiiïerture en général après des tempsdilIérenL':,

on p. après le leinps — 'intp, après le temps —î^.

Ces points de l'ouverture feront, [lour la propagation de la lumière de l'autre cAlé de l'éLTiin, comme de nouveaux centres d'onde d'après le principe d'Hujgen?.

Supposonn que du moment où p, se Irouvo dans l'étiit vibratoire indiqué, il se soit écouli' un temps t et que cet étal se soit transporté successivement ii tous les points de l'ouverture. De p, cet état s'est propagé de l'autre cfUé de l'écran aun points d'une sphère A'i, dont le rayon est vt. Le point p. se trouve plus tard (gue p, dans l'état tibraloire en question et d'autant plus tard que la lumière émanée de P arrive plus lard en p., c'est-à-dire, du temps

—^ —. Du moment où p, est dans l'élat indiqué jusqu'au temps (, il

s'écoule un temps / ~ —. Par conséquent au bout du temps f,

l'i'tat du point pi est transporté aun points de la sphère k, de ravon v

^l tl E-\ T=-^vl -J- Pp, — Ppi. De même pour un troisième

point ps, nous aurons Is. sphère ks de rayon vt -}- Pp, — Ppi, etc. Toutes les sphères correspondant au» différents points de l'ouverture, seront évidemment enveloppées tangenliellemeat par une sphère K identique à celle qui, dans la propagation libre de la lumière, enveloppe extérieurement les particules qui, au bout du temps (, sont dans l'état vibratoire que l'on considère. Mais de la surface X il n'y a de tangent aui sphères k que la portion K' déterminée par la section d'un cHae ayant pour sommet le point P et s'appuyant sur le contour de l'ouverture oo. Près des bords de cette portion de la surfuce sphérique, il y a une autre surface d'un degré supérieur qui louelie pareille-

SANS tn HIBKU BaaoatHX'BT'MltlIOPB. W

nwntileiAfA&reaieli-rat coupée par l'écran sa Bitivanl une courbe parallèle au oMtour itwt. Hùutt la po^lion de cette aurlaee 4e fowe-ttMMtlWMmB priM> ((UMh}U de l'écran, entre celui-ci et le cône dont nous avons parlé plut' haut, et lapartie de la surface sphérique i^ comprise de l'autre cAtéde l'écranl en' dedans de cecdnCj sont le lieu ile^ giuiiits qui au l'ont ilu tomp^f sirni ilaiis l'étti^ yiJMatvîre' en question : ces surfaces dans leur ensemble reprt'sentent, une surface d'onde. Maie on se convainc facilement par l'expérience que les' pciints seuls de la partie q)hérLque de la surface de l'onde possèdent un tnovi^ Téftiëtit'iuinineut èpprëdable. pourvu seulement que l'ouverture oo n'ait pas' de trop petites dimension^, «t c'est ce fait qu'on pose en loi dans l'optique élé»^' met^îre en disant que lalumih-e émmumt d'un point lumitieuxse propage en! llgtitaMtè. b'après cela, le mouvement lumineux de l'autre cillé de l'écrst» cttnsÎBti'dansïa propt^tion uniforme d'ondes sphériques limitées : leur (jentr&' est'I^poibt'brillantP, leur limite reste le cône dont le sommet est/* et la directrice 1^ ccotoor dé l'eàVerture oo, d'où il suit que dans leur propagation tes contoiirsdes portions d'onde s't'Lnidi>n1d'imi: manitTe unifui-nie. T.n din;ilrii|fie. ik' soii c6ié^ considère U Tiimiére traversant l'ouierture oo comme un faisceau de râlons rmËlignes où thiits lumineux divergents iVitartir du.pdîift /*, q|ij,^^[^';^ pliteentrégulièremetit lé Yolunie du c^e ^ et. parlai^ du p^pî^,,.s|à(foDt;eii,t, avée'la vitesse' propre de la lumière. Ace faisceau de, rivons <]j^r^^t^ c^^-. re^Mxideiit aihsi dans là Uiéorié des Ondalations le^ (^eB,eBbénqtf^ ^imitée^j dttrJtlèGeDtre'est'le point brillant cl dont les borite se confondeq|t,t^y^(;jleS| b(Mi du fidweàu ; àcnaqué ray<»i de lumi^ correspond dans la l^ëme dic^ iiectÎQD|iwiir(i]N)ii)de|rmfIi>Bpbéri4ufl]'''' '"' a ■■'■■' i< "'i> i-n u'I . -

Fig.7. ,'\SUe p^l i* {fig. 7) est à une

•^distance lelir"^ Tëeirîiil"S5','''que ih.pàtis^lV&rt à^cett^ dHtei]ce^le3,!diri mejisions de l'oMv^rtiwft (w^puissent ~ êlW négligées, Ulors lei faisceau de' Jumiièi^ (jiawrwot M(W(irert»\rei,)M| 1, ,\s^n^0f!fw fin w.fm*mii*é«rap(mi' .„/)Pm(^iys»j etr,lep w*MiBp¥raqii«fli ,, f)|eïi!en»eptdWt«*<^!f(fln«fl.iD,Srn.

.;, A .-,...!...,■ .; ,■ ,. A - TM' "'■■ :,'^->W« ■™*(«« PW^w*^--*"' "**Wlfl)f^jipiiilà^spary^|C^IMi|^ WflPlir^iC^MhWft

00^^ ^l ^ojà|t la {én^triçe p^ it^irallèle ^ )q ligne qui, jo^t,ua, pcrint q^^loosque^ dej;ouvprt|i^r;e,aiî IJW^ 'P-'.(PP'W 4f l'V^Oj.j^^ns cfl WiSWl» ,-CQAst*^^nJ^ perpendiculaire à la direction de la propagation. 3

18 PMOFAGATIO!! DE LA Lt'MlfelC

Le moyen d'obtenir des rayons parallèles ou des ondes [rfanes est d'une grande importance^ parce que c'est i eui que nous rapportons toutes les^ obserrations. C'est donc ici le lieu d'indiquer comment on y parvient de la manière la plus simple.

Chaque point d'un corps céleste brillant peut être regardé comme situé à une distance infinie comparatiTement aux dimensions de nos appareils : dès lors les ondes lumineuses qui nous en arrivent peuvent être regurdées comme [danes (même en Tenant de la lune qui est Tastre le plus voisin de noua). Mais quant aui ondes lumineuses qui nous arrivent de différents points d'un corps céleste^ nous ne pouvons dans ce cas les regarder comme parallèles qu'autant que la parallaxe de l'astre est suffisamment petite. Pour la lune et le soleil^ cet angle a ime valeur trè^-appréciable, si bien que l'inclinaison des ondes planes^ nous arrivant de deux points diamétralement opposés du disque de la lune ou du soleil^ s'élève à 33' 31'' et 32' 35" à l'époque du périgée. Dans la plupart des recherches d'optique, et en particulier dans celles dont nous nous occuperons dans ce traité, <m peut négliger cette divergence. En pénétrant par l'ouverture du volet de la diambre obscure, la lumière du soleil (qu'on emi^oie surtout dans les expériences à cause de son intensité) peut être regardée comme formant un faisceau de rayons parallèles.

Par une raison analogue, sont aussi parallèles les rayons de la flamme d'une

lampe éclatante que l'ou éloigne autant que le permet leur intensité. Il est

très-facile dans beaucoup de cas d'obtenir des rayons parallèles de la manière

flg^ g^ suivante : On fait tomber la lumière d'une

lampe sur une première lentille / (fig. 8).

qui rassemble les rayons inddents en une petite image S de la flamme : on laisse ensuite passer les rayons venant de cette petite image à travers une seconde lentille /', dont le foyer coïncide avec l'image S. Les rayons émergents sont alors parallèles entre eux. Souvent, surtout dans les exjpériences où Ton n'examine pas l'image formée sur un écran, mais oit les rayons pénètrent directement dans l'œil et où la rétine tient lieu d'écran, on peut n'obtenir qu'une divergence très-petite,

jr(g^ g^ en laissant passer à travers

les deux ouvertures étroittes de deux diaphragmes, la lumière réfléchie par les nuées : soient oo et o'o' (fig. 9) les diamètres de

DANS UN KILIEO HOUOGËNK ET ISOTBOPE. 13

deux pareilles ouvertures, l'angle oCo mesure la divergence de la lumière qui passe. Si l'feil reçoit directement les rayons, un seul diaphr^mn suftif^ l'iris rem^Jaçant le second.

On peut facilement conclure des considérations précédentes comment on

trouve la position nourelle d'une onde de forme et de limite quelconques.

S<Nt W (fig. 10) une pareille onde à l'époque T. Pour obtenir sa position au

Fig. 10.

temps T-\- 1, décrivons pour chacun de ses pmnts les sphères Umites k correspondant au temps t. L'espace que remplissent ces sphères est compris entre M° la surface W qui est parallèle à la surface W et en est éloignée, dans la direction de la propagation de l'onde, de la longueur du rayon des sphères k; cette surface touche toutes les sphères; S* une surface W" éfalemeat parallèle à W, qui est aussi à une distance de cette dernière égale au rayon des sphères k, mais dans une direction opposée à c«1le de la propagation de l'onde ; la surface W" louche aussi toutes les sphères k; 3* une surface F en forrae de tore qui ne touche que les sphères ayant pour centres les points du contour de W. Ce n'est que dans la partie de la surface W, touchée par les sphères k, que se trouve dans la nouvelle position de l'onde un mouvement lumineux sensible : celte partie sera déterminée sur W par la rencontre des normales élevées à l'onde W en chaque point de son contour. En effet soit e un élément plan de la surface W. Il peut être considéré comme appartenant à une onde plane : il se transporte conséquemment dans la direction de sa normale pendant le temps ( à une dislance égale au rayon d'une des sphères k. Mais la normale nn' est aussi perpendiculaire à la surface W et joint l'élément e à l'élément e' suivant lequel la turface W est touchée par la sphère k' correspondant à l'élément e. Après le temps t l'onde plane e tombe sur l'élément e' de la surface W et toute l'onde W snr la portion de W limitée par les normales au contoiu' de l'onde primitive. La dioplrique attribue le mouvement dunl nous parlons à la multitude

20 PÀ88ÀGB BB LA LUMIÈRE

des rayons qui se-oonfondent avec les normales à Tonde W. Un pareil faisceau de rayons qui ne sont ni parallèles ni convergente^ ou un ensemble de pareilles ondes ni planes ni sphériques s'obtiendra^ par exemple, par la j^Aexion, sitôt que la surface réfléchissante prendra une forme contournée d'une manière quelconque. De même que l'optique élémentaire ramène la considération de ces rayons à celle de rayons parallèles formant des faisceaux infiniment minces, de même la théorie des ondulations réduit l'étude de ces ondes à celle d ondes planes infiniment petites. D'après cela dans la suite, au point de vue de la théorie, nous ne eonsidéreroBs que la manière dont se comportent les ondes planes. L'extension à des ondes d'une autre forme serait, met pour mot, analogue à ce que Ton fait en éîopCrique et en catoptrique.

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