‹ Introduction à la haute optique, trChapitre 34 sur 109 · INTENSITÉ · texte numérisé non relu

INTENSITÉ

obtient pour l'intensité (moyenne) du rayon la valeur — . Nous voyons donc

que l'intensité de la lumière sortant du spath est indépendante de Tazirauth de ce dernier et est moitié de celle de la lumière incidente. La même chose aurait lieu évidemment pour le second faisceau composant de la lumière incidente.

Aucun des deux rayons de lumière non polarisée à vibrations rectilignes en lesquels nous avons décomposé la lumière naturelle^ n'offre donc de polarité^ il en sera par conséquent de même pour cette dernière. Dove a imité pour une des composantes le fait qui n'était qu'hypothétique dans l'analyse précédente : il faisait arriver sur une lame de mica fixe la lumière qui sortait d'un spath polarisant animé d'un mouvement de rotation rapide et uniforme : cette lumière en sortant du mica se montrait toujours dépourvue de polarisation.

Si de la lumière naturelle traverse une lame cristalline^ la nature de ses vibrations changera en général à cause de la variation ^ de Y. Toutefois ce changement sera annulé pour chaque qualité de lumière^ si celle-ci après son passage à travers la première plaque çst reçue sur une seconde taillée dans le même cristal^ de la même manière que la première^ et ayant la même épaisseur^ mais dont les sections principales sont tournées de 90° par rapport à celles de la première, comme c'est le cas pour les deux lames de'quartz du compensateur. La différence de phases que cause la première plaque est détruite par la seconde, et la lumière sortant de celle-ci, non-seulement est dépourvue de polarisation, comme la lumière naturelle incidente, mais est encore composée identiquement comme elle.

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