CuBtiL DE BOCHE
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l,aS«B 1,55817
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Si pour les expériencee rapportées plus haul on emi^oie un prisme de Epsp>
d'un petit ongle réfringent/ on voit dans la lunette, à la |4sce des deux
spectres complets, deux images étroites de la fente qui sur les bords et du
même ràlé sont colorées de la même manière [voyei figures 154 et 15S où
Fig. U4. Pig. 155.
l'un a lepréienlé la marche dtms un prisme posj^f {■\^) t\ Jus "k prisme négatif (— î» «te* rayons réfractés rouges (r) et violet (i^, urdJBUiYs (") e' «»- Iraordinaipee ^)]. En mesurant maintenant le minJjDiMQ ik dévHlion pour h partie mofemu de* du» iœases, on en déduit lf$ ipdi^e* je r^rraction des rayons orfioBree et des rayon^ extraordinaires de aa^em» réfravgibilité. , Une di»He réfraction faïMe est facilement rendue «easUe su moyen d'un [M'isme dort VmtAt: de réfringence est parallfiie ft XtM f^>d^e, |>arce que la double réfinetioa répétée deu* fois sur les f|c«s iscbii^ «ugm^ile la divergence des i^tffM^ oeAiDsire et extraordinaire, fij i ({&«««« dcui faces verticales d'un prisse jle ^lurlz aaituû, lesquelles Giat tn a^ê âè 9P*, o» regarde un objet vertical délié (une aiguille] placé devant une fenêtre, la double réfraction de ce minéral est indiquée par les deiii images de l'objet que l'on
S44 ITSTlIKI TSTRl<10;ri.L ST SYSTkXt BEXAGOTAL.
aperçoit et en en éteigaant une des deux btcc ua pohrisateur , eairmx l'autre nt eolor^ «bulument de la même manière qu'elle le paraîtrait, en la tardant i travers un prisme en verre, on peut en conclure que la réfrangiiHlité poar les rayons ordinaires et les rayons citraordinaires diminue de l'eitràDÏté TÏoleUe du spectre à lextrémilé rouge, comme c'est encore le cas pour les milieux simplement réfringents.
Prùme de spalh achromatiié. Avec un ciment (ransparenl (beaume do' Canada) on a accolé à un prisme taillé comme nous venons de le dire, un prisme égal en verre dont l'indice est très-voisin de celui des rayons extraordinaires, et cela de manière que les arStes de réfringence soient parallèles; on obtient ainBi un polarisateur trèa-utile pour phisieurs expériences. S'il tombe en effet sur le prisme de spalh K (ligure 156), et perpendiculairement, un faisceau de rayons parallèles, les rayons extraordinaires (e), en lesquels il se partage, traversent les trois milieux sans déviatiDn sensible et, si la lumière incidente n'est pas homogène, tans dispersion apparente. Les rayons ordinaire» au contraire, puisque leur indice est plus grand que celui du verre-, sont déviés et dispersés. Si donc on n'emploie que la lumière qui traverse normalement le prisme de spatb achromatique, on a tm faisceau de rayons parallèle» polarisés dont les vibriUions sont parallèlesà l'arête réfringente des prismes, et dontla composition chromatique est lajnême que celle de la lumière incidente. La même chose arrive si l'on tourne le prisme en verre du côté de la lumière incidente.
Fig. 156. Fig. 1571
Micromètre de Rochon. — Rochon a ingéoiensement réuni deux prismes
STSTbMB TfiTKÀGOKAL ET STBT&ME HElÂfiOKàL. 34S
(loublement réfriogeols pour en faire un appareil micromélrique. Les deux prismes F et P' (rigure J58), sont taillés dans un quaitz avec des aoglei .C0 réfringents égaux el accolés l'im
à l'autre par deui faceE, de manière que les autres faces soient parallèles deux à deux. Dana la prisme P, l'axe optique est perpen^ diculaire à /, dans P' il est parallèle à l'arêle de réfringence. Si un rayon lumineux tombe perpendiculairs" mes! sur f il traverse le premier prisme sabs ?tre dévié ni dispersé. Mais, arrivé à la suiface de séparation des deux prismes g, il est divisé en deux rayons.. L'un est le rajon ordinuire qui siiitladireciion du rayon incident. Le second est réfracté eitraordinaireroent : il est dévié de sa direction primitive dans un plan perpendiculaire à l'arête de réfringence. Il subit une déviation plus grande à son passage dans l'air par la face p. Du double prisme sortent donc deux rajong polarisés dont un seul a conservé la direction du rayon incidenL II est facile de mesurer la déviation du second rayon. Elle dépend évidemment de la grandeur de l'angle réfringent. S'il a pour valeur 30") 40°, 30°, 60°, on a respectivemeiit pour valeur de ta déviation ; 19' 30", 28' 20 ', 40', 57' 40".
DftuB le voisinage de l'incidence normale ces choses se passent d'une manière semblable, de telle sorte que le rayon incident par son passage à travers le prisme est chaque fois partagé en deux rayons dont l'un conserve la direction primitive, tandis que le second est toujours dévié dans un plan perpendiGul.ijre à l'arête il*^ l'éfringence et d'une quantité sensiblement constante. Soit maintenant (figure 159) une lunette astronomique avec son objectif 06 Fig. 159.
et son oculaire Oc. Si on la £rige tsts un objet élngné, on aura au fojer prinàpal l'im^e al. Plaçons mainlenant en avant du foyer le double pnsmç de Rochon, od voit facilement que le rayon ea qui sert à former le peint a de l'image, se divbo en deux nyons ca el ca'. A. eUt de l'image o il y en a,
!2i6 SYSTÈME téthàgonal et système hexagonal.
une seconde a\ car ce que nous avons dit de ca, peut se dire d'une manière approchée de tous les rayons qui concourent en a. A travers Toculaire^ nous verrons donc à côté de Timage ab qui coïncide avec celle qu'on aurait sans double prisme, une seconde image a'6' égale à k prMMère) nats ^m nt ^ écartée dans un plan perpendiculaire à rftrite de réfnD|èDtt<i Là gfindêUf de la déviation est constante pour Un double priMe do&oé : il àtf&A ék lors de la distance ac que les deux imagée m etmyWH 60 pkt&é, (m fté trichent par leur bord ou soient plus ou moins émurtiM TUM ii l^ftûtre.
Soit D la déviation, ainsi aca^ = D^ li» ètm fiipntges ^ (oit^herOét éTÎdemment par leurs bords 6 et a' si Ton a :
ac tang. D = aô.
D'après cela le micromètre de Rochon permet de déterminer la distance d'un objet éloigné au moyen de sa grandeur, connue et réciproquement sa grandeur au moyen de son éloignement connu.
En effet soit AB la distance de deux points de Tobjet et E sa distance à l'observateur. On dirige la lunette de manière que les quatre images a, b, a*, 6^ des deux points soient en ligne droite, et ensuite on déplace le double prisme le long de l'axe de la lunette jusqu'à ce que b coïncide avec a\ Dans ce cas soit d la dislance du milieu du double prisme au foyer principal et e la distance de ce dernier à l'objectif : alors
d tang. î) = ab et
ab:AB:^€:E d'où 4r = — ^ng- D
et cette formule exprime la dimension AB et la distance E ensemble, au moyen des quantités D et e à déterminer une fois pour toutes et de la grandeur d qu'il faudra mesurer chaque fois.
Pour Vusage du micromètre de Rochon, le déplacement du double prisme
AB
se fait au moyen d'une crémailiière et d'une vis, et le rapport — . se lit immé-
diftteteeût sur une échelle.
Arago s'est servi du micromètre de Rochoo pour mesurer le diaintee f^ planètes ; mais alors te double prisme était placé devant l'oculaire. Y<3fè^ pour plus de détails : Oculaire micromètrïque doublement réfringent d'Arago : Annales de PoggendorCf, LXXI.
Prisme de NiceL -^ Un des instruments d'bptique les plus importants est te ix)làristttcftir imaginé par l'Aioglais Niccd, et qu'on appelle prisme de Nicd; c^eïit ëgatement tmB combhrtiison tte deitx prismes doubteraent réfringents. !l efet co6slrtfit 4e la manière suirante.