EFFET
POIftS
VITESSE
ou
«Ulepar secoade
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trans-
chemin
exprimé
l'action
porté.
par secoade.
en kllof .
transportés a »■
joanM^ liêre.
EFFET CTILE
par ioar.
kg ■ kgm fc ' kgm
65 i,5o 97,5 10 3 5iOOOO
IQ > I 800000
648oo(")
( * ) Des Notes mannscrltos de Poncelet modIGent les chiffres de la troisième et de la septième ligne de ce tableau ; la vitesse du manœuvre travaillant avec la brouette est réduite de o", .10 à o", 375 : ce qui porte Teffetutile par Jour à 810000 kilogrammètres ; le Jet de pelle horixontal est réduit à 3",Go, la vitesse est élevée âu^, 71, et l'effet utile p^r Jour devient, (iaai cea conditions, 69 ito kilogrammètres. ( K. )
▲PFLI€ATIONSy ETC. 267
215. Du meilleur mode d'application de Vliomme aux transports. — Après loul ce qui a élé dit sur la fonrtalion et r usage du tableau du n"" 205, il serait assez inutile de s'appesantir sur celui de la page 266, qui a été établi d'après les mêmes bases, et pour ainsi dire, sur les mêmes données; il nous suffira d'en déduire quelques conséquences que la comparaison des nombres de la dernière colonne de droite rend ' manifestes, mais sur lesquelles il peut être utile d'appeler spécialement l'attention du lecteur.
Ainsi, par exemple, en comparant entre eux les effets utiles journaliers, fournis par l'homme employé à transporter des fardeaux sur un chemin liorizontal, on voit que le parii le plus avantageux qu'on puisse tirer de sa force, c'est de lui faire tratner une charrette à deux roues, après quoi c'est la brouette qui offre le plus d'avantages, puis successivement le transport à dos, à la civière et à la pelle par jets horizontaux de 4 mètres environ de longueur : les effets utiles fournis dans ces cinq cas sont sensiblement entre eux dans le rapport des nombres 18, 11, 7, 6 et 0,6. La raison en paraîtra assez évidente encore (207), si Ton considère que l'homme n'a rien à porter dans le cas d'une charrette, tandis qu'il supporte une partie de la charge dans celui de la brouette; qu'il la supporte tout entière dans le transport à dos; qu'enfin il supporte à la fois la charge et la civière ou la pelle dans les deux derniers cas. A la vérité, le pelleur n'est point obligé de transporter son propre poids à une grande distance, comme dans les autres cas; mais, je le répète, il fatigue beaucoup des reins et des bras, par le mouvement qu'il imprime à ceux-ci et à toute la partie supérieure de son corps, qu'il est d'ailleurs contraint d'élever, à chaque fois, d'une hauteur assez grande contre l'action de la gravité. En tenant compte seulement de la force vive qu'il doit imprimer à chaque pellée de terre, pour la lancer à la distance horizontale de 4 mètres, on trouve, par des considérations analogues à celle du n*» 151 (Note), qu'elle est au moins égale à celle qui serait nécessaire pour élever celte même terre à la hauteur verticale de i'",6; mais, eu raison du peu d'adresse des ouvriers, elle doit, en général, être beaucoup plus grande.
a68 MÉCANIQUE INDUSTRIELLE.
216. Remarques spéciales relatives aux mouvemenls de terres. — En considérant combien est faible l'effet utile des hommes employés à remuer des terres au moyen de la pelle, on voit qu'il conviendrait peu, dans la pratique, de recourir à un semblable procédé hors les cas oii il s'agit d'exécuter des remblais à de petites hauteurs ou à de petites distances horizontales, et pour lesquels l'emploi des voitures, brouettes ou tombereaux, serait impossible ou même désavantageux sous le rapport des dépenses accessoires et des pertes de temps. Il est évident, en effet, qu'il faut à peu près autant de temps à un pelleur pour charger une brouette, un camion ou un tombereau, que pour projeter la même masse de terre à une hauteur verticale de i™,6o ou à une distance horizontale de 4 mètres. A cet égard, une longue expérience a démontré aux ingénieurs que, dans le premier cas, un manœuvre très-ordinaire pouvait, dans sa journée, charger i5 mètres cubes de terre pesant moyennement 1800 kilogrammes le mètre cube, dans une brouette placée à la hauteur d'environ i mètre audessus de la partie en déblai, et qu'il n'en pouvait guère charger dans un tombereau, ou élever à la hauteur de i"',6, ou enlîn projeter horizontalement à la distance de 4 mètres, plus de 12 mètres cubes pendant le même temps, c'est-à-dire pendant une journée de lo heures de travail effectif: c'est même d'après cette dernière base qu'ont été établis les nombres du tableau qui concernent le pelleur, et que les ingénieurs ont réglé, pour chaque cas, la longueur des relais à la brouette, et la limite des dislances auxquelles il devient avantageux de remplacer celle-ci par les camions ou les tombereaux.
Il nous suffira ici d'avoir indiqué cet objet de recherches qu'on trouvera développé, avec l'étendue que son importance réclame, dans les Ouvrages qui traitent spécialement des mains-d'œuvre et des grands travaux de construction (*J.
(" ) y oyez notamment le Mémoire sur les terrassemenfs de M. le Colonel du Génie Vaillant, inséré au troisième numéro du Mémorial de l'officier du Génie.
DBS RfiSISTANCBS. 269