DES SOLIDES
Les nombreuses et importantes données déjà acquises sur celte matière se trouvent^ en majeure partie , rapportées» SOUS leur forme originale, dans l'excellent Ouvrage de M.Na> vier, sur les Applications de la Mécanique aux constntcliom (i" Partie, 2« édition, i833). Nous y renverrons pour les détails et citations relatifs aux principaux faits d'expériences {*j; et, en donnant un peu plus de développement à Tcxpositioi de CQux de ces faits qui sont moins généralement connus, nous n'oublierons pas le but et Tesprit dans lesquels a été primitivement conçu ce livre, qui ne doit être ni purement mathématique ou dogmatique, ni purement expérimental ou pratique; c'est-à-dire que, tout en réduisant, à de justes limites, la citation des résultats d'expériences, souvent sidis< cordants entre eux, nous ne négligerons pas néanmoins de discuter les causes et d'éclairer les principes, afin de mettre le lecteur en état d'en faire d'exactes et utiles applications à la pratique des constructions.
Résistance des pierres, des briques et matériaux analogues,
258. Faits généraux concernant la résistance de ces corft à récrasement. — On conclut du résultat dos noiiibreu!>es expériences entreprises par MM. Rondelet, Gautliey et Reo- • nie : i" qu'il n'existe aucuns caractères physiques, tels que la couleur, la densité, la dureté, qui puissent faire juger de il résistance des pierres à l'écrasement; 2° que néanmoins les parties les plus denses d'une pierre sont aussi les plus résis* tantes, et que, dans une même carrière, les pierres du ciel et du fond le sont moins que celles du milieu ; 3" que, pour des prismes semblables, la résistance est sensiblement proporiion-
!*) L'ciisoinblc tir ch'n rt'sullals so Innivr aussi roiisi{;ne et traduit «'h ">?suios IVaiH-aist's, dans une st-rif di* tableaux niiiioxî'S ù la Pfn siqiie indintndu (lo M. A. Lochevalior.
DBS RÉSISTANCES. 829
elle à Taire des sections transversales; 4*^ enfin, qu'à hau- :*ars égales, les prismes sont d'autant moins résistants que ^ars bases s'éloignent davantage de la forme du cercle ou du arré, et que la largeur et la longueur de cçs bases diffèrent lus de la hauteur; de sorte que le cube, par exemple, est, à ertion égale, le parallélipipède rectangle de plus grande résîsince. «
Ce dernier principe, admis par tous les constructeurs, *après l'autorité de Rondelet, célèbre architecte du Panthéon ruiçais, se trouve contredit parle résultat de quelques expéiences de M. Vic^t (*), sur de petits prismes, ù bases carrées, le I ou 2 centimètres de côté, et d'après lesquelles les dalles irinces de pierres supporteraient de plus grands efforts que les ilèces cubiques; mais on remarquera qu'il s'agissait ici des vtsmes parfaitement dégauchis, sans aucun porte-à-faux , et bnt les surfaces d'appui étaient garnies de lames de carton. Ad de répartir uniformément les pressions; circonstances qui lese réalisent pour ainsi dire jamais dans les constructions BB grand.
Ces expériences confirment d'ailleurs, sans exception, le ^ncipe de la proportionnalité, aux aires des sections transversales, de la résistance des prismes semblables ; et, de plus, llesapprennent que ce principe, appliqué aux sections homoagites des corps, subsiste également pour les pyramides 'Oites, tronquées parallèlement à leur base; pour les sphères, 5 cylindres chargés sur leurs points ou arêtes opposés, en lise de rouleaux, et même pour les massifs constitués et larges d'une manière semblable.
D'après M. Vicat, si l'on représente par l'unité, la résistance 1 cube circonscrit à une sphère ou à un cylindre droit de lérae matière, celle de ces derniers corps sera, termes icyèns, mesurée par o,8o pour le cylindre chargé debout, ,32pour le cylindre chargé comme rouleau, et 0,26 pour la phère inscrite chargée suivant un diamètre vertical.
Ouanl à la manière dont les pierres prismatiques se comorient lors de la compression et de l'écrasement, on observe:
{'']ymez le Mémoire déjà cité n® îô'i : Annales des Ponts et C haussées ^ « «em. de i833.
33o MÉCANIQUE INDUSTRIELLE.
i" que les plus dures cèdent. d'abord fort peu à la pression, puis se divisent tout à coup, avec éclat, en lames ou aiguilles qui n'offrent qu'une fuible consistance et se réduisent facilement en poussière ; 2^ que les plus tendres se partagent, ares premiers instants, en pyramides ou cônes ayant pour bas«|, les faces supérieure et inférieure du prisme, dont les sommets sont situés vers son centre, et qui tendent à chasser aa dehors, les parties latérales comprises entre elles, à peu près comme le feraient de véritables coins. Ces parties, et les pjrimides elles-mêmes, finissent bientôt par se réduire en petits prismes ou aiguilles qui tombent également en poussière; mais la cohésion des molécules est presque entièrement détruite, longtemps avant la rupture complète des prismes, el dès que les pierres commencent à se fendiller.
Enfin la décomposition en coins coniques, pyramidaux ov sous forme d*onglets cylindriques ayant pour bases les su^ faces d'appui, s'observent également dans les sphères cl les rouleaux cylindriques mentionnés ci-desstw. Cette formation remarquable, qui est accompagnée, dans ces derniers cas, d'une dépression sensible au contact, et qui a été observée d'aburd par M. Vicat, s'est également présentée dans lesctpé^ riences récentes de MM. Pioheri et Morin, relatives au tîrdes projectiles en fonte, contre des massifs ou des projectiles de même niaiière (*).
259. Résultats de l'expérience. — Voici maintenant, en nombres ronds, les résultats principaux des expériences entreprises, par divers Auteurs, sur la résistance à f écrasement de cubes de diverses matières, ayant depuis 3o jusqu'à Somil'i* mètres de cc)lé, et cette résistance étant ramenée, par le calcul, à une surface d'un centimètre carré.
('; Ji.rf>cn'eficcs entreprises à Metz, en iS3j, >«/' ta pénétration et /r '«'"^ </e.\ prnjccfi/e\. Cr Wi'UUtUv a éié, on orlohri' i83.'>, l'ol»j<*l «l'un Rapport 1^"** ral)l<' à rAradcini»' royalt» dva Scieiici's, qui en a ordtniiK* rimprt^ssion dan* "^ Recueil des Snmnts êtramiers.
DES KtSIBTAHCU.
Suède et d'Auvergne
<u VnuTe(/>i><riK>), pK-» Pouixol . .
de S«pl«
de» VoiQ*»
de Bretifnic
ormindie, dit gatm
(le* Vo»ce*
iir. blanc ou rau>d<
■ de Flandre
ic veiné, lUIuiirc et turquin
■ de S'-Forlunjt, trèi-dure et coqiiilleuM. , litillun. prêt Paris, dure et un peu coquil'
;nrui, prêt Pari*, trèft^lur, ■ craio Ba .., dVA™
lillancuurt, pr*» Ponli)i«e i ...
■ de Oonllans, employée à Pari»
re ^lambourde et vei^elée), cmploype i
$ qualité Inrërieure, réùatant mnl ï l'eau. r de Oivry, près Pari*
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MÉCANIQUE INDUSTtlBLLI.