INDICATION DU
MÉTAL SOUMIS A l'ÉCRASEMENT.
par
millimètre
carré.
Fer forpé - -
Fonte grise et douce ob-
/ 1**® fusion au haut ( coulée horizont^..
tenue au coke, tirée de Tintérieur d'une barre et limée. Cette
1 fourneau, ( Id. debout . . . j 2® fusion au eu- i coulée horizont*..
fonte s'aplatit brus-
bilot, ( Id. debout . . .
quement, sans se réduire en poussière ni
2* fusion au four ( coulée horizont'. . à réverbère, . ( Id. debout . . .
en fragments.
Même fonte coulée en
petite masse, devenue dure et blanche
\ 1*"® fusion coulée debout
par le refroidisse -
( 2* fusion au cubilot
ment , se réduisant en poussière avec ex-
1 Id. au four à réverbère
plosion et lumière.
Fonte de fer pour canoi
ns
283. Observations relatives aux applications. — La fonte de fer blanche et dure résiste, comme on voit, beaucoup
se produit sous une charge plus forte. Les valeurs moyennes des coeflicients d'élasticité ont été :
Pour le fer E = 16295
Pour la fonte E = 8335.
Les valeurs moyennes des résistances à la rupture, par millimètre carré, sont 75 kilogrammes pour la fonte, et 25 kilogrammes pour le fer. (K.)
(*) Voir la Note (**) de la page 36 1.
(**) Manuel de la métallurgie du jer^ traduit de l'allemand, avec des Notes, par M. Culmann, Chef d'escadron d'artillerie; 2® édition, t. l*"", p. 73.
mieux à la pression que la fonte grise et clouce> mais elle est plus sujette à se briser sous l'influence des chocs et des secousses; c'est pourquoi on prendra indifféremment, pour l'une et l'autre, la résistance, par millimètre carré, égale à loo kilogrammes, nombre qu'il faudra réduire à 20 kilogrammes, au moins, dans les applications aux blocs cubiques.
Quant aux supports isolés en fonte, et qui sont plus hauts que larges, on réduira encore, d'après quelques expériences de M. G. Rennie, le résultat qui précède, aux |, à ^ ou à ^ de sa valeur, selon que la hauteur sera égale à 4 fois, 8 fois ou 36 fois l'épaisseur (*).
A l'égard du fer forgé, qui d'ailleurs est rarement employé à porter, on sait, par les expériences de Rondelet : i® qu'un prisme de ce fer, chargé debout, plie plutôt que de se refouler, quand sa hauleur surpasse le triple de son épaisseur; 2° que la résistance à la compression, indiquée dans le tableau cidessus, doit être réduite aux \ de sa valeur, quand la longueur du prisme est égale à 12 fois son épaisseur, et à moitié environ quand elle est 24 fois cette même épaisseur.
Enfin, relativement à la désignation de fonte coulée horizontalement ou debout, on remarquera qu'elle se rapporte à des échantillons de fonte, extraits de barres prismatiques qui ont été coulées dans la position horizontale ou verticale; ce qui, d'après l'opinion résultante des expériences de M. Rennie, tendrait à donner aux fontes, dans ce dernier cas, un accroissement de résistance d'environ jj, à peu près inverse de celui des densités. Les résultats moyens insérés au tableau, principalement d'après les expériences de M. Karsten, prouvent que la différence de ténacité entre ces deux espèces de fontes, si elle existe, doit être fort peu prononcée, et ne mérite pas qu'on y ail égard dans les applications.
284. Ténacité ou résistance des métaux à la rupture par extension. — On doit encore ici établir une distinction entre les métaux très-ductiles et ceux qui sont durs et cassants. Les
(*) M. E. Hod{;kinson a publié {Transactions philosophiques , iS/Jo) de nombreuses expériences sur la résistance des supports en fonte. Consulter, pour le calcul des colonnes, le Mémoire sur la résistance du fer et de la fonte^ de M. Love, et la Résistance des matériaux, de M. A. Morin, 3* édition. (K.)
premiers s'allongent,. avant de se rompre, d'une manière sensible, quoique très-lente; ils se contractent de plus en plus, puis s*effilent tout à coup vers la section où s*opère la rupture, et qui offre alors une notable élévation de température. Les seconds se contractent et s'allongent, au contraire, trèspeu avant cet instant; ils cassent brusquement, avec bruit et dégagement de lumière sans chaleur sensible, en laissant apercevoir une fracture parsemée de grains plus ou moins gros, plus ou moins brillants.
Les fers, notamment, présentent à la fois Tun et Tauire caractères, selon le degré d'affinage qu'ils ont subi, selon leur mode de fabrication, leur degré de pureté (233), et c'est ce qui fait que, dans les nombreuses expériences auxquelles ils ont été soumis, on est arrivé à des résultats si variés et, en apparence, si contradictoires.
Ne pouvant ici rapporter ces différents résultats ( * ), nous nous contenterons de citer les moyennes de ceux qui concernent les diverses qualités ou espèces distinctes de fer, en faisant observer, d'après M. Karsien (**), que la couleur et la coniexture qui se décèlent à la fracture, ne sont pas des indices suffisants et toujours certains de leur force de ténacité absolue, quoique généralement on puisse admettre que, parmi les fers fibreux, celui qui présente, à la cassure, du nerf, des pointes crochues et déliées, est le plus tenace, et que, parmi les fers qui offrent des indices de cristallisation, celui à gros grains est le plus faible. Il est d'ailleurs utile aussi de remarquer que le fer grenu, ou à petits grains, peut se convertir en fer nerveux par la simple action de l'étirage au marteau ou au laminoir, et que les fers cristallisés, à gros grains, peuvent, par le même. moyen, être convertis en fer fibreux, mais dénué de nerf.
(*) Consulter plus spécialement les expérioncos faitel sur ce sujet j ;ir M. E. Hodgkinson, et celles de M. Fairbairn sur les tôles, les boulons, los rivets en fer ou en cuivre. (K.)
(**) Métatliirgie du fer ^ t. F'', p. 38 et suiv. de la traductton française.