‹ Introduction à la mécanique industrielle physique ou expérimentaleChapitre 40 sur 115 · E= -TT · texte numérisé non relu

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Enfin, MM. Colladon et Sturm trouvant, pour résultat final du calcul qui leur a servi (2'^3) à déterminer la contraction cubique du verre, qu'une tige de celte substance, ayant 1 mètre de longueur, s'allonge de n dix-millionièmes par atmosphère équivalant a un effort de i''*,o33 par centimètre carré ou o^',oio33 par millimètre , il en résulte la nouvelle valeur

o,oio33 ^ .

E — — '- := 93oo'^S

toujours par millimètre carré de section.

En adoptant cette dernière donnée, qui est une sorte de moyenne entre les précédentes, on sera en état de calculer la charge P, qui serait capable d'allonger une tige de verre, de section quelconque. A, d'une quantité donnée, /, par mètre de longueur, à l'aide de la formule P = EA/, du n° 236 déjà cité, pourvu, toutefois, que cette charge ne surpasse pas celle qui répond à la limite d'élasticité (238), et qui doit peu s'écarter de 80 kilogrammes par centimètre carré.

Résistance dfs bois.

268. Résistances à l'écrasement ou à la rupture par compression — Les bois étant composés de fibres droites, unies

(') f-'ojez le § 11 du Mémoire de MM. Colladon et Sturm, imprimé duiis le tome V du' Recueil (/es Savants étrangers.

34o MÉCANIQUE INDUSTRIELLE.

entre elles par une force d'adhérence moindre que celle de leurs propres parties, ils se comportent, lors de la rupture, différemment que les pierres : quand on les soumet à une pression dirigée dans le sens de ces fibres, celles-ci se refoulent d'abord aux bouts; elles s'infléchissent, vers le dehors, en formant un renflement latéral, et flnissent bientôt par se séparer et s'écraser en se ployant, les unes sur les autres, sans se réduire en poussière. Ceci arrive principalement pour les prismes de bois qui diffèrent peu de la forme du cube; mais, quand leur hauteur surpasse de beaucoup leur épaisseur, il arrive, ou bien qu'ils se fendent longitudinalement avec éclats, en plusieurs parties, ou bien qu'ils s'infléchissent d'une seule pièce et d*un même côté, sans que les flbres se désunissent entre elles; la rupture ultérieure s'opérant alors dans la section transversale, située vers la moitié de la hauteur du prisme, à peu près comme si ce prisme était posé horizontalement sur deux appuis et chargé d'un poids en son milieu. Ce dernier effet n'a lieu, néanmoins, qu'autant que la hauteur de la pièce excède huit à dix fois son épaisseur.

La Table suivante contient le petit nombre des résultats d'expériences directes entreprises, par Rondelet et Rennie, dans la vue de déterminer la résistance instantanée des bois chargés de bout, et qui s'écrasent sans s'infléchir (*),

(•) M. E, Hodg^kiiison a fait un grand nombre d'expériences sur la résistance de diverses espèces de bois; il a opéré sur des cylindres dont la hauteur était double du diamètre {Transactions philosophiques , t. XL). Voici quelquesuns de ses résultats :

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