Deuxième partie. — D'après les expériences de Gonlomb
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Le nombre relatif au rrntiemeat do fer sar bols, ee rapporte à a ne poalle d'épreuve dont Pendait et la natare des coaeftlnets ne sont pas indiqaésparCoolonb.
360. Observations diverses concernant les enduits (*). — Nous croyons devoir consigner ici quelques remarques particulières qui sont la conséquence des recherches expérimentales de M. Morin : i"" la grosseur des tourillons n'a d'influence, sur Tintensité du frotlemeni, qu'en ce que les plus petits d'entre eux, surtout ceux qui offrent beaucoup de jeu, ont plus de facilité à expulser les enduits frais ou tout à fait fluides, et de rapprocher ainsi les surfaces (353) de l'état qui correspond à la simple onctuosité; 2" la présence de Teau sur les tourillons parvenus à ce dernier état, ou enduits d'anciennes graisses, de cambouis, a pour unique avantage d'empêcher, par son renouvellement continuel, que les surfaces frottantes ne s'écbauffent, ne se rodent, et que les enduiis gras ne soient liquéfiés; 3" le cambouis très-mou, purifié, par la fusion des poussières qu'il renferme, et le mélange de sain doux et de plombagine, dans la proportion de 7 pour cette dernière, ont l'inconvénient de s'épaissir vite, et de ne laisser, après eux, qu'une onctuosité inférieure à celle des graisses pures; l'u-
(•) Consulter lo Mômoirc ilo M. Hirn (p. i(»7), au sujet du choix dos enduits, des épreuves h leur faire subir avant de les employer ; voir la Note d«» la page I ij. (K.)
DBS RÉSISTANCES. 537
sage n'en peut être fondé que sur des motifs d'économie, auxquels viennent se joindre, sans doute, celui d'une diminution d'usé des surfaces frottantes, quand on emploie le mélange de graisse et de plombagine, pour lubrifier les bois; 4*" enfin, le bitume d'asphalte ou goudron minéral, soumis également à l'essai par M. Morin, se rapproche beaucoup, par ses propriétés, du cambouis et du mélange de graisse et de plombagine dont il vient d'être parlé; de plus, il a la propriété d'adhérer fortement aux surfaces, et, sous ce rapport, il parait offrir des avantages particuliers, dans le cas des essieux en bois, des voitures, au graissage desquels il est souvent employé, par économie, concurremment avec le goudron végétal. Mais on remarquera que les goudrons, généralement composés de résines, corps très-friables, et d'huiles essentielles plus ou moins volatiles, sont susceptibles de durcir très-vite, et de donner lieu ainsi à un grand accroissement de frottement, quand ils ne sont pas fréquemment enlevés et renouvelés.
Ajoutons que les enduits solides ou mous, tels que le suif et le vieux oing, sont principalement employés pour le bois et les outils tranchants dont ils adoucissent le frottement sans se laisser facilement absorber; que l'eau est mise en usage pour diminuer réchauffement des outils qui servent à forer, à scier la pierre, dont elle diminue en même temps la dureté : qu'enfin on se sert particulièrement de l'huile pour adoucir le frottement des ciseaux, des burins et forets employés au travail des métaux, dont elle empêche également le trop grand échauffement et le ripement ou brouten^ent.
C'est aussi, comme on l'a vu (352), d'huile, notamment d'huile d'olive, qu'on se sert pour lubrifier les mécanismes légers de l'horlogerie; mais cette huile, à laquelle on substitue souvent, avec avantage, celle de pieds de bœuf, à cause de sa plus grande fluidité, doit être soigneusement épurée, c'està-dire dégagée des acides, des mucilages, etc., qu'elle renferme, et qui en altèrent la bonté et la fluidité. Dans cet état, en effet, les huiles n'ont pas l'inconvénient d'adhérer aussi fortement aux surfaces, de s'épaissir aussi vile, ni d'encrasser et d'altérer chimiquement les métaux autant que le font les autres matières grasses connues. D'ailleurs, on s'attache ici à diminuer l'étendue des surfaces frottantes, en évidant coni-
quemenl ou sphérîquemenl les platines métalliques et les pierres fines qui servent de coussinets ou de crapaudines aux axes; ce qui a, de plus, l'avantage de présenter, à rhuile, des espèces de réservoirs, dans lesquels elle est retenue en vertu de sa simple adhérence, et d'où elle est constamment attirée dans le petit vide ou espace capillaire compris entre les surfaces frottantes. Toutefois, redisons-le, ces soins seraient plus nuisibles qu'utiles dans les grandes machines, où les pressions sont très-fortes, et les surfaces en contact assez peu étendues, pour qu'il soit permis de négliger l'influence qui peut être due à l'adhérence des enduits.