‹ Introduction à la médecine de l'espritChapitre 12 sur 23 · IZ · texte numérisé non relu

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Fig. 9.

Le graphique ci-dessus résume l'observation d'une jeune femme anémique et neurasthénique, ouvrière à la journée, en service chez moi, en sorte qu'il m'a été possible de suivre sur elle les modifications de la tension artérielle heure par heure, quart d'heure par quart

(1) La mesure de la pression du sang dans les artères, au moyen du sphygmomètre à ressort de Verdin et Chéron, est à coup sûr la manière la plus simple et la plus pratique de se renseigner sur l'état d'excitation nerveuse ou ta fatigue d'un sujet.

d'heure. La tension habituelle était excessivement basse, 9 à 10 centimètres de mercure. L'injection pratiquée à 9 heures a déterminé tout d'abord (ce phénomène n'est pas constant) une assez forte baisse de la pression sanguine, avec un léger sentiment d'accablement, de surmenage ; cette baisse , marquée sur le graphique à O^S, n'a pas duré plus de sept à huit minutes. A 9 heures et demie l'ascension était manifeste : elle atteignait son maximum trois quarts d'heure après l'injection. Le lendemain soir, à 6 heures, la tension retombait pour la première fois à son niveau habituel.

La psychasthénie, la sensation d'épuisement, la timidité, la tristesse de cette jeune fille semblent s'être modifiées à peu près parallèlement aux oscillations de la pression sanguine : elle a mieux dormi cette nuit-là qu'elle ne dormait à l'ordinaire.

Tel est refî"et des transfusions hypodermiques de sérum judicieusement employées. Il est utile de savoir qu'à dose insuffisante elles n'agissent pas, tandis qu'à dose exagérée elles procurent, elles aussi, le surmenage thérapeutique. Nous avons vu que, poussé trop loin, l'exercice physique cesse d'être tonique pour devenir déprimant; les lois qui régissent l'apport de force à l'organisme sont parallèles à celles qui régissent la dépense de force. M. Ch. Féré l'avait déjà très nettement montré : toutes les excitations modérées sont toniques, toutes les excitations excessives sont déprimantes. Et c'est ainsi que le problème de l'épuisement nerveux nous apparaît

de plus en plus comme un problème de mécanique cérébrale.

Il me souvient du temps, pas bien lointain encore, Dieu

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