GAUCHE
Localisation de Broca (siège de la fonction du langage articulé).
mouvements dans les pattes du côté gauche et réciproquement.)
2° La destruction de ces mêmes zones, au moijen d'une cuiller coupante, détermine des paralysies, là où l'excitation déterminait des ?nouvements.
3° Ces zones occupent constamment le même point anatomique ; en outre elles sont circonscrites : quelques millimètres plus loin l'irritation électrique ou la mutilation de lécorce ne provoquent plus ni secousses, ni paralysies.
La découverte du principe des localisations cérébrales motrices était désormais un fait accompli.
Aussitôt un grand nombre de savants, en Allemagne, en Angleterre, en Italie, en France, Notlmagel, SchifF, Goltz, Hermann Munck, Eckhardt, David Ferrier, Albertoni et Michieli, Luciani etTamburini, Carville et Duret, Franck et Pitres, se mirent à l'œuvre, accumulèrent des expériences complémentaires, et décrivirent des localisations motrices chez l'animal le plus proche de l'homme, cRez le singe.
Mais quand il s'agit de savoir avec une certitude scientifique s'il en allait de même pour le cerveau humain, les savants de laboratoire durent se reconnaître impuissants, et laisser la parole aux chniciens.
Ce fut, pour l'école de la Salpêtrière, l'occasion d'une grande victoire.
A part la découverte de Broca qui était demeurée sans suite, à part quelques observations de Hitzig, de
Bernhardt, de Lépine, on ne savait à peu près rien des fonctions du cerveau de l'homme, et Ton ne publiait que des faits singulièrement obscurs et contradictoires, lorsque le génie clair de Charcot apporta la vive lumière. Dans une communication faite en 4877 à la Société de biologie, en collaboration avec Pitres, Charcot posa les règles de la méthode « anatomo-clinique », montra ce qu'on pouvait tirer de la comparaison des lésions trouvées à l'autopsie avec les symptômes morbides — paralysies ou convulsions localisées — enregistrées du vivant du malade.
De 1877 à 1883, les deux savants français ne cessèrent d'accumuler les observations concluantes, et bientôt les savants du monde entier durent se ranger à leur opinion. Profitant des recherches physiologiques de Ferrier et de Munk, quelques chercheurs patients et sagaces découvrirent dans les régions postérieures de l'encéphale les zones qui nous servent à la perception des sensations auditives et visuelles, si bien qu'à l'heure actuelle nous pouvons dresser, de la géographie du cerveau, la carte suivante (fig. 7).
A l'heure actuelle, l'accord est fait entre les savants neurologistes de tous les pays, non seulement sur le principe même et la doctrine des localisations, mais encore sur le siège anatomique des fonctions diverses que désigne la nomenclature ci-après.
Sans entrer dans de longs détails, précisons cependant un peu. Les zones A. V. G. sont, cela va de soi,
Maurice de Fleury. 13
l'aboutissant ultime du nerf auditif, du nerf optique, ou du nerf qui conduit les sensations de goût; le nerf de l'odorat acliève son trajet à la partie interne de l'iié-
Epaule
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