AVANT-PROPOS |S
ment sur les progrès — prodigieux du reste — de la chirurgie opératoire, le médecin, moins bruyamment, étaitconduit, par Tétude du cerveau de l'homme, aux plus hautes conquêtes. En France notamment, la pensée de Çharcot suscitait un magnifique mouvement d'esprits, et le médecin devenait notre grand remueur d'idées. En voici quelques-unes, simplement et, je crois, clairement exposées.
Peut-être jugcra-t-on que ce livre vient à son heure au moment où le romancier, le journaliste et l'auteur dramatique dépensent des trésors d'indignation ou d'ironie pour mettre en lumière les inévitables abus, les éternels travers, les menus torts de la corporation. On y verra que nous avons semé plus d'une parole utile à l'élargissement, à l'émancipation de la pensée humaine : c'est à montrer cela que je consacre la première moitié de cet ouvrage. On y verra, dans la seconde, que nos études en psychologie physiologique aboutissent à une morale, à une thérapeutique d'âme efficace, vraiment. La connaissance du cerveau de l'homme n'est pas que désillusion et désenchantement : elle mène pratiquement à la raréfaction de la souffrance, à moins de gaspillage, à une utilisation moins imparfaite, à une culture du Moi.
Ce n'est plus guère que dans une heure de découragement passager qu'on peut redire la première et si désolante parole de Faust : t Philosophie, hélas! jurisprudence, médecine, et toi aussi, triste tliéologie, j'ai tout approfondi dans mon ardeur laborieuse, et me voilà