DEUXIÈME CONSIDÉRATION
MINÉRALOCGIE GÉOGNOSTIQUE.
Cette considération, comme celles qui vont suivre, a pour objet les rapports de la minéralogie avec différens genres de connoissances, Elle agrandit le domaine de cette science, en le faisant pénétrer dans celui qui appartient à ces connoissances; mais elle ne les confond pas, et rend au contraire la culture de chacun d’eux plus fertile en résultats propres à intéresser l’esprit ou à augmenter notre aisance physique.
La minéralogie géognostique est également une partie et de la géognosie et de l’histoire naturelle des minéraux. Dans la géognosie, on considère la terre principalement dans son ensemble, dans sa structure, dans la position respective des grandes masses qui forment son écorce, et dans les grands phénomènes qu’elles présentent ; la minéralogie géognostique considère les choses plus en détail, plus spécialement , c’est la connoissance de la place habituelle des espèces et variétés minéralogiques dans les différentes parties de l'écorce da globe, de leur manière de se présenter en général et dans chacune de ces parties, et même des associations les plus habituelles des espèces minérales.
Dans la géognosie on prend, pour ainsi dire, chaque terrain et chaque couche pour en faire l’histoire; on y indique les espèces minérales qu'ils renferment. Dans la minéralogie géognostique on prend au contraire chaque espèce minérale l’une après l’autre ; on recherche à quelle époque elle a paru pour la premiére fois dans la succession des couches du globe; à combien d'époques elle s’est formée, quand elle a cessé de paroître, etc.
Dans la géognosie, il est principalement question de terrains, de couches, de roches, enfin de grands amas de substances minérales; dans la minéralogie géognostique , on doit au contraire s'arrêter au moment où les minéraux se présentent en assez grandes masses pour constituer des terrains ou même des roches.
Cette distinction entre la géognosie et la minéralogie géo-
guostique étant bien établie, nous allons donner le tableau des généralités que présente cette partie de la minéralogie ,
et des différentes questions qu’elle doit faire naître relativenent à chaque espèce minérale.
$. I. Époque de formation des espèces minérales.
Il y a des espèces minérales qui paroissent ne s'être montrées qu’à certaines époques de la formation de la croûte du globe; d'autres qui semblent appartenir à toutes ces époques, mais qui présentent cependant dans chacune d’elles des variétés particulières. Ce sont des circonstances très-curieuses, trés-importantes même à beaucoup d’égards, auxquelles il faut faire attention dans l’histoire de chaque espèce minérale.
Je me bornerai à donner dans le tableau suivant quelques exemples de cette considération géognostique. Ce n’est ici le lieu , ni de les développer, ni de chercher à les rendre complets.
On verra dans ce tableau que l'étain, le béryl ne se sont montrés en place que dans les terrains les plus anciens; que la mésotype, l’analcime n’ont commencé à paroître, avec abondance au moins, qu'à l’époque de la formation trappéenne , qui est un des terrains les plus nouveaux; que le phosphorite a paru dans tous les temps, mais à l’état d’apatite dans les anciens terrains, à celui de phosphorite terreux dans les terrains moyens, et à celui de chrysolite dans les terrains nouveaux. On verra au gypse, au fer, au manganèse , etc. , la même continuité de formation , mais des différences plus grandes encore dans les combinaisons ou les états sous lesquels ils ont paru dans chaque formation.
On remarquera encore dans ce tableau que telle espèce qui ne se montre isolée que dans les terrains nouveaux, avoit déjà paru , mais {oujours combinée dans les terrains anciens, tels sont l'acide borique et le soufre.
I. Espèces minérales qui ne se sont montrées que dans les terrains primordiaux.
Tellure (combiné).
Acide borique (combiné),
Corindon.
Topaze.
Grenats?
Béryl.
Apatite.
Epidote.
Axinite.
Tourmaline.
Felspath commun.
Fer arsenical, fer oxidulé, fer carbonaté spathique.
Cuivre sulfuré.
Urane.
Étain (dans sa place originaire).
Or? (dans sa place originaire ).
Schéelin (mais combiné).
Molybdène ( combiné).
Chrôme (combiné).
II. Espèces minérales qui sonk parliculières aux terrains de sédimens inférieurs et moyens.
Serpentine.
Soufre (isolé).
Karstenite.
Calcaire compacte:
Baritite ,etc.
Cuivre azuré, phosphaté, etc.
Plomb (presque toutes les espèces ).
Mercure (presque toutes les espèces »
Zinc calamine.
III. Espèces minérales qui appartiennent plus spécialement aux lerrains nouveaux, c’est-à-dire aux Lerrains de sédimens supé= rieurs, aux terrains trappéens et aux terrains pyrogènes de la méme époque.
Phosphorite chrysolite.
Soufre (isolé).
Acide borique (isolé).
Silex corné et pyromaque.
Argile plastique.
Calcaire compacte, Pyroxène augite:
Stilbite.
Analcime.
Amphigène.
Mésotype.
Strontianite.
IV. Espèces minérales qui 5e trou= vent dans les terrains de toutes les époques.
Quarz hyalin.
Gypse.
Calcaire spathique.
Fluore.
Titane.
Amphibole.
Mica. ; Manganèse.
Fer.
Zinc.
$. II. Mode de formation.
Cette considération a pour objet la manière dont l'espèce minérale a été formée, et les circonstances dans lesquelles elle s’est formée, c'est-à-dire de rechercher si c’est par voie, 1.° de dissolution et de cristallisation; 2.° de fusion ignée; 3.° de sédiment mécanique.
1.° Par cristallisation , au milieu d’un liquide aqueux, c’est-àdire analogue à une dissolution où l’eau devoit être le principe dominant, comme paroissent l'indiquer les minéraux qui renferment une certaine quantité d’eau engagée au milieu d’eux ou combinée avec eux, telssontle quarz hyalin, le gypse, la stilbite, la mésotype, le cuivre azuré, le manganèse et le fer oxidés hydratés , etc. -
Toujours par cristallisation, mais sans que rien indique la présence d’un liquide aqueux, tels sont lesgrenats,lespinelle, l'amphibole,etmême dansdescirconstances quiindiquentquele minéral a été ou fondu par l’action du feu, comme c’estle cas du pyroxène augite, des micas', des amphiboles, ou sublimé soit par l’action de cet agent seul, comme le fer oligiste, le soufre soit par la puissance réunie de la chaleur et de l’eau, comme Pacide borique.
2.° Par voie de fusion vitreuse, sans cristallisation ou avec des parties cristallines : l'obsidienne vitreuse et perlée. Les grenats, idocrases, pyroxènes, etc., de la Norwège et de la Finlande semblent indiquer ce mode de formation, ou au moins inviter les minéralogistes à rechercher quelles causes ont pu donner à ces minéraux l'aspect de fusion qu'ils présentent.
3.° Par voie de sédiment ou de dépôt homogène, mais en grande partie mécanique. Aucune espèce minérale bien déterminée ne peut offrir ce mode de formation, car, ce qui constitue une espèce, c'est la formation par dissolution complète par le calorique ou par un liquide, et la cristallisation. Cependant on remarquera quelques minéraux qui paroissent homogènes, par conséquent purs, et qui n'offrent ni forme, nistructure cristalline, mais une texture compacte fine, et une translucidité qui indique plutôt un dépôt mé-
canique qu'une précipitation chimique réelle. Tels sont la wwebsterite, la magnésite, la serpentine noble, le lazulite, le jade, le rétinite, le cérite, le cobalt oxidé, le nickel CRUE lecuivrehydraté, l’urane noir ,lesuccin , etc.
$. III. M anière d’êlre des espèces minérales dans Le sein de la Éerre.
Ce point de vue de la minéralogie géognostique offre un très-grand nombre de considérations assez remarquables, et qui semblent établir, parmi les espèces minérales, des dispositions particulières à certaines manières d'être qu'on pourroit comparer à ce. qu’on appelle les habitudes dans les animaux. Nous y reconnoîtrons les dispositions et modifications suivantes :
Les espèces minérales se présentent ou en masses Ou en-par- Lies isolées,
Certaines espèces se présentent toujours en parties isoles , dont le volume, quelque considérable qu'il soit, ne peut jamais être considérécomme masse ou roche. Ces espèces sont les plus nombreuses. Ce sont : le diamant, le quarz hyalin, le corindon, le béryl, le péridot, le spinelle, l'axinite , la tourmaline, le fer phosphaté, l’étain oxidé, le plomb carbonaté, l'argent natif, l'or natif, etc. etc.
D'autres se présentent indistinctement en masse, en roche et en parties isolées. Telles sont, le cuivre pyriteux, le fer oxidulé, etc., le felspath lamellaire, l'amphibole, les calcaires, les gypses, le grenat, le quarz nonhyalin, etc.
D'autres ne se présentent jamais qu'en masses. Celte circonstance est la plus rare, et les espèces qui l'offrent sont les moins certaines. Nous yretrouvonslesminéraux forméspar voie de sédiment, la giobertite, la magnésite, la serpentine, la houille, etc.
En examinant maintenant sous le rapport de leur manières d'être les minéraux qui se présentent en parlies isolées, nous y reconnoitrons les modifications suivantes :
Inp hp comme plantés sur les parois des diverses cavités qu’on rencontre dans les roches.
Il y a quelques minéraux qu'on n'a jamais, frouvés que de
cette manière; tels sont la stilbite, l’axinite, la mésotype céolithe, l’analcime , la chabasie, l'harmotome, le fer oligiste spéculaire , le fer phosphaté cristallisé, le cuivre arseniaté, le plomb phosphaté, le titane anatase ,etc.
Les minéraux sont tantôt implantés plus particulièrement dans les filons , tels sontlezinc blende, le fluore, lépidote, etc.; tantôt plus particulièrement dans les géodes ou les cavités sphéroïdales, tels sont la chabasie, l’harmotome, la mésotype.
Disséminés, c’est-à-dire engagés en cristaux, en grains ou en rognons dans des roches, et répandus assez uniformément dans ces masses pour paroitre en faire partie composante.
Un grand nombre d'espèces sont dans ce cas; nousne citerons que celles qu’on n’a pas encore rencontrées autrement, telles sont : le tellure natif, le diamant, le silex agate, le zircon, le corindon télésie, le disthène, la pinite, la condrodite, le péridot, la diallage, Fhyperstène, le spinelle.rubis , le pétalite, la glaubérite, l’'amphigène, Ha macte, l’aHanite, le fer chromé , le platine natif, etc.
Engagés, lorsque le minéral n'étant jamais implanté, ou déposé sur les parois d’une cavité, n’est cependant pas disséminé également dans la masse d’une roche, mais ne s'y présente que par veines ou nodules : le résinite opale, la wavellite, l'argile lithomarge, l’asbeste, le tale, la cryolithe, le lazulite, le fer graphite, le cuivre natif, l’urane noir, l’étain sulfuré, le mercure sulfuré, le succin, etc.
En concrétion. Formé par voie d'infiltration ou de dépôtssuccessifs sur les parois des cavités qu’on observe dans les grandes masses pierreuses. Certains minéraux affectent cette manière d’être, c'est même pour quelques uns presque la seule forme sous laquelle on les ait vus; tels sont : l’hyalite, l’agate, la wavellite, le fer hématite, le cuivre malachite, le plomb gomme, etc.
D’autres affectent souvent cette manière d'être, quoiqu'ils se présentent aussi sous d’autres aspects; ce sont le phosphorite terreux, le caicaire spathique, la prehnite, l’analcime, le manganèse brun, l’urane noir, etc., tandis que d’autres espèces minérales qui présentent, avec les précédentes, des analogies remarquables dans leur mode de formation, ne se
montrent jamais ou presque jamais sous forme de concrétion ; tels sont le gypse, Le fluore, la célestine, le felspath, la stéatite, le fer carbonaté, le cuivre azuré , etc.
Enfin certains minéraux paroissent ne se présenter qu’en enduits peu épais ou en efflorescence sur des roches d’une nature souvent très-différente de celle du minéral qui les recouvre. On peut citer comme exemple de cette maniére d’être le cobalt noir ou oxidé, le cobalt violet ou arseniaté, le quarz hyalite, le nitre, l’epsomite , la pharmacolite , le nickel sulfuré, le nickel oxidé, le bismuth oxidé, le plomb oxidé rouge , etc.
$- IV. Allération des minéraux.
L'alléralion que les minéraux sont susceptibles d'avoir éprouvé depuis leur première formation , les causes et les circonstances de cette altération, sont aussi du domaine de la minéralogie géognostique.
Ces altérations peuvent être rangées sous trois considérations : 4, l'altération physique, et B, l'altération mécanique ou désaggrégation sans décomposition notable, et C, l’altération chimique ou décomposition , avec ou sans désaggrégation.
A. L’altéralion que certaines espèces minérales ont éprouvée dans leurs formes, paroit due à deux causes très-différentes, tantôt à une sorte de corrosion, comme si ces corps avoient été plongés dans une liqueur dissolvante, tantôt à un commencement de fusion, qui les auroit ramollis, et en auroit arrondi les angles et les arêtes.
Le premier cas, celui de la corrosion, se montre à la surface de corps indestructibles par les agens naturels connus; telles sont les corrosions en forme de canaux, que présentent à leur surface certains calcaires compactes, certains cristaux de quarz, des cailloux roulés même qui conservent des parties saillantes qu'un arrondissement par froissement mécanique n’auroit pu laisser.
Le second cas, celui de la fusion, n'appartient pas toujours aux espèces les plus fusibles, mais plutôt aux minéraux de certaines localités. Ainsi en Italie près du Vésuve , au Groënland , en Norvège, en Finlande, les amphigènes, les phosphorites
bleus, lesgrenats, les épidotes, les amphiboles, les pyroxènes, présentent très-fréquemment ce mode d’altération.
B. La simple désaggrégation, c’est-à-dire la séparation des parties et leur réduction en grains ou en poussière , est le second mode d'altération , dans lequel l’aggrégation seule est en partie détruite , tandis que la composition reste sensiblement la même, Les minéraux susceptibles de ce genre d’altération sont peu nombreux. Le réalgar, le grès, le silex résinite, la wavellite, la calaïte, la pinite, la marne, les schistes argileux, la karstenite, la dolomie, lerétinite, l’'amphigène, l’antimoine sulfuré , la houille , le lignite, font voir par leur état opaque, poreux, et même pulvérulent , qu’ils ont éprouvé plus ou moins complètement ce mode d’altération.
C. L'altération chimique, c’est-à-dire celle d’où résulte des changemens plus ou moins notables dans la composition des minéraux, est plus variée, plus fréquente et plus intéressante à beaucoup d’égards.
On peut y reconnoitre trois modifications principales :
1. La perte de l’eau de cristallisation, d’où résultent opacité et désagorégation ; poussée à ce dernier terme, elle se nomme efflorescence.
Nous donnerons pour exemple de cette sorte d’altération chimique : l'epsomite , la brucite, la laumonite, le natron, le reussin (soude sulfatée) , le borax, la sodalite, le fer phosphaté, le cuivre sulfaté.
2. La perte ou le changement d’un des principes constituans; c'est un des cas les plus fréquens :
Le péridot vert transparent — en péridot rouge ou métalloïde opaque.
L'amphibole lamellaire — en cornéenne.
Le pyroxène augite, noir, vitreux — en pyroxène jaunâtre, ocreux , terreux.
La paranthine vitreuse, verdätre — en paranthine terreuse, rougeàtre.
La glauberite jaunâtre , vitreuse — en glauberite pulvérulente, blanche par la perte du sulfate de soude.
La sodalite, le rétinite, l'amphigène, le felspath, deviennent terreux par la perte plus ou moins complète de leur alcali,
sé sf" AR
Le manganèse mélalloïde passe au brun, le fer oxidulé au rougeâtre, le fer carbonaté au brun opaque, le fer arseniaté au jaune, le cuivre rouge au vert, le cuivre azuré 4 la malachite, le cuivre arseniaté au gris terreux concrétionné par changement dans le degré d’oxidation des métaux.
Enfin l’ampélite se désaggrége par la formation dessulfates de fer et d’alumine, le fer sulfuré blanc, le cuivre pyriteux passe à l'oxide brun rouge de fer, les plombs carbonaté et phosphaté au plomb sulfuré, l'argent et le mercure muriatés à l'état métallique par des décompositions presque complètes qui se sont opérées dans le lieu même où ces minéraux se sont formés. F
3.° L'addition d'un principe nouveau; ce cas est beaucoup plus rare et ne se présente guère que dans la karstenite passant au gypse par l'addition de l’eau, de l'argent natif à celui d'argent sulfuré ou d'argent muriaté, de l’antimoine sulfuré à l’état d’antimoine oxisulfuré, et des sulfures qui ont la propriété de passer à l’état de sulfate par l'addition du soufre, de l'acide muriatique ou de l’oxigène.
$. V. Associations minéralogiques.
On ne peut mettre quelque attention dans l'examen des gros échantillons de minéraux, surtout de ceux qui présentent la réunion de plusieurs espèces, sans remarquer que certaines espèces sont très-communément réunies sur le même échantillon ou adhérentes sur les mêmes sortes de roches, quoiqu'il n’y ait entre ces espèces et ces rochfs aucune analogie. C’est ce que l’on entend par association minéralogique; c’est une des considérations les plus curieuses de la minéralogie géognostique.
Nous ne pouvons ni ne devons entrer dans l'étude de cette considération, elle formera une des parties de l’histoire naturelle de chaque espèce minérale. C’est donc d'une manière générale que nous devons l’envisager ici.
Nous ferons remarquer : 1.° que certaines espèces semblent affecter pour gissement certaines sortes de roches, et qu'on l'observe ainsi presque constammentdansles deux hémisphères. Le chlore ou acide muriatique est presque foujours dans des
trachites, le soufre dans des marnes argileuses, les silex dans des calcaires ou plutôt presqu'aucun calcaire n’est exempt de quarz dans un de ses différens états. Le quarz agate est aussi commun dans les terrains pyrogènes anciens composés de basanite, de cornéenne, etc., qu’il est rare dans les terrains pyrogènes modernes, composés de tephrinite poreuse, etc.; la staurotide etla maclesont partout dans desschistesargileux ou dans des micachistes, l’asbeste, la diallage dans la serpentine, la stilbite, la mésotype, l’analcime, la chabasie ,ne se trouvent guëre que dans des cornéennes ou des basanites, le sphène dans la diabase et la syenite et le titane ruthile dans le gneiss et le granite.
2. Les exemples des associations entre minéraux sont encore plus nombreux etpeut-être plus remarquables. La théorie des bases équivalentes et des combinaisons isomorphes qui en résultent, pourra peut-être expliquer un jour plusieurs de ces associations qui nesont jusqu’à présent que des faitsisolés, mais très-importans à recueillir avec exactitude. Nous ne ferons remarquer ici que les associations suivantes, comme étant les plus fréquentes et les plus constant es :
Le soufre avec le gypse et la célestine.
Le phosphorite avec le fluore et le chlore.
L’'arsenic et le cobalt.
Le tellure et l’or.
L'acide borique et la boracite avec le gypse ‘et le soufre.
La topaze avec le phosphorite, ce qui semble une conséquence de l'association des acides fluorique et phosphorique.
Le béryl aigue-marine âvec le quarz, et le béryl émeraude avec le phyllade ou le schiste, c'est-à-dire avec une roche argileuse.
Le selmarin avec le gypse, la marne argileuse et le bitume.
Le fluore avec la baritite , le calcaire spathique et le quarsz.
L'arragonite avec le fer, les roches argilo-ferrugineuses et le gypse.
La galène et la blende avec la baritite et le fluore.
Le manganese et le fer.
Le zinc et le fer.
Les minérais de cuivre avec le fer, mais presque toujours sans manganese,.
L'étain et les minérais de schéelin.
Les sulfures de plomb et de zinc.
La galène et l'argent, le titane et le fer oxidé.
Le mercure seul ou avee le fer et argent, mais rarement.