‹ Introduction à la minéralogieChapitre 28 sur 29 · QUATRIÈME CONSIDÉRATION · texte numérisé non relu

QUATRIÈME CONSIDÉRATION

MINÉRALOCGIE TECHNOLOGIQUE.

Cette considération est relative à l'application qu'on fait ou qu’on peut faire des minéraux, aux besoins , aux usages et aux agrémens de la vie, par conséquent à ce qu’on appelle généralement les arts utiles et les arts d'agrémens. Si on n'assignoit pas de limites à cette considération, elle embrasseroit tout, et c'est ce qui est arrivé dans les temps anciens à presque tous les auteurs, et dans les temps modernes encore à quelques uns ; mais en la restreignant dans de justes limites, c'est-à-dire à l'examen del’emploiimmédiatetsansaltération complète duminéral, en la réduisant à exprimer d'une manière suflisamment claire ce genre d'emploi, sans entrer dans le détail des moyens et des procédés, on laisse à cette considération tout ce qu'elle a d’intéressant, et surtout de satisfaisant pour un grand nombre d’esprits, et on en éloigne tout ce qui la rend tout-à-fait étran-

and, À

158 PR gère a l’histoire naturelle des minéraux, objet essentiel de la minéralogie.

Il ne faut pas cependant se borner à indiquer par une énumération sèche, vague et presque vaine, les différens usages et les différens arts dans lesquels les minéraux sont employés; maisilfaut donner, à chaque partie de cette énumération, assez de développement pour inspirer de la confiance dans l’exactitude des faits que l’on avance, faire voir qu’ils ne résultent pas d'anciennes traditions fondées sur des malentendus, sur des récits erronés, superficiels ou quelquefois même faux; mais qu’ils sont le résultat, ou la conséquence d’une série d’observations, de connoissances ou de procédés dont on a dû passer les détails sous silence. C’est ainsi que nous avous cherché à traiter l’histoire technologique de chaque espèce minérale, c’est du moins dans ces limites que nous chercherons désormais à la réduire comme les seules qui ne sont ni tellement resserrées qu’on ne puisse y renfermer que des mots, ni tellement lâches qu’elles permettent de transformer la minéralogie en un traité des arts chimiques, métallurgiques, etc.

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