‹ Introduction à la minéralogieChapitre 9 sur 29 · CES À · texte numérisé non relu

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Dans d’autres cas , il paroîtroit difficile d'expliquer les différences de densité que présentent des échantillons des mêmes corps qui semblent être d’ailleurs assez purs. Mais outre que ces différences sont généralement trés-foibles, c'est-à-dire de 3 ou 4 centièmes au plus, elles s'observent dans des corps naturels dont le degré de pureté et d'aggrégation ne peut pas être apprécié avec une exactitude scruputeuse, ou bien elles dérivent de la méthode souvent imparfaite qu’on a employée pour les mesurer, et surtout de ce qu'on a pas eu l'attention de rendre toutes les circonstances égales pour établir une juste comparaison.

Aüïnsi l’alumine cuite qu’on vient de citer, et qui paroit différer si sensiblement du corindon, ne présente cette différence que quand on a pris sa pesanteur spécifique , sans employer des précautions convenables pour s'assurer que l'air en est chassé, En usant de ces précautions, MM. Le Royer et Dumas ont trouvé à l’alumine cuite une pesanteur de 4, par conséquent égale à celle du corindon.

Quant à la manière de connoître la densité relative des minéraux, ou, ce qui revient au même, de prendre leur pesanteur spécifique, elle ne diffère point de celle dont on se sert en physique pour prendre celle de tous les corps. Les précautions sont les mêmes quant à la température du liquide dans lequel on les plonge; les instrumens sont les mêmes. On choisit les plus simples et les plus portatifs pour les minéraux, et notamment , soit la méthode de Klaproth, soit la méthode de l’aréomètre ou balance hydrostatique de Nicholson; les procédés particuliers qu’exigent les corps perméables, les corps dissolubles, les corps plus légers que l’eau , sont aussi lesmêmes. Hs sont décrits et figurés dans tous les ouvrages de physique , et doivent être connus de toutes les personnes qui possèdent. les élémens de cette science : d'ailleurs ils seront exposés à l'article Pesanreur seéctriQue par le rédacteur de la partie physique de ce Dictionnaire.

Mais, pour qu'on puisse trouver réuni ici {out ce qui est relatif à l'observation des caractères minéralogiques , nous croyons devoir rappeler la proportion qu’il faut faire pour arriverau nombre qui doit exprimer le rapport de pesanteur ou de densité d’un minéral avec l’eau distillée prise pour unité de comparaison, et la formule qui en résulte.

La proportion est :

Le poids À de l’eau déplacée par le minéral, ou la perte de poids qu'a éprouvée ce minéral pesé dans l’eau, est au poids P du même morceau pesé dansl’air, comme 1 est à un quatrième terme x, qui donnera le rapport cherché de la densité de ce minéral, à celle de l’eau distillée. Ainsi on aura A :P::1 TT

etpar conséquent pour formule er

$. 4 Action des minéraux sur la lumière.

Les diverses manières dont la lumière est modifiée par les minéraux, offrent un grand nombre de phénomènes curieux et plusieurs caractères importans qui ont été étudiés dans ces derniers temps par les physiciens, avec une profondeur, une précision et une persévérance remarquables. Les phénomènes observés et Les lois qu’on y a reconnues ont tellement agrandi cette branche de la physique dans sa seule application à la minéralogie, que le minéralogiste ne peut plus suivre le physicien dans l'observation de tous les phénomènes , et dans la recherche et le calcul des lois qui les lient. Il doit, ou au moins il peut se borner à en prendre le résultat, et à examiner lusage qu’il convient d’en faire pour compléter l’histoire naturelle des minéraux. C’est la marche que nous allons suivre dans l'exposé des divers modes d'action des minéraux sur la lumière.

Cette action fournit des caractères de valeurs bien différentes:tantôt ils paroissent dériver immédiatement de la molécule intégrante, ou de l'individu minéralogique , et appartenir par conséquent à la nature intime du minéral, où à l'essence de l'espèce : tantôt, et quoique en apparence du même ordre, ils n’indiquent que des variétés , ils n'indiquent même qu'un léger changement d'état dans le mode d'aggrégation des molécules. C’est donc particulièrement la valeur de

ces phénomènes, comme caractères minéralogiques, qu'il convient d'examiner lorsqu'on étudie les propriétés optiques des minéraux sous le point de vue minéralogique.

On doit classer sous deux titres différens l’action des minéraux sur la lumière : 1.° sur la lumière qui les traverse, ou la transmission ; 2.° sur la lumière qu'ils réfléchissent, ou la réflexion.

Au premier titre se rattachent la transparence, l’opacité, les diverses sortes de réfraction , la polarisation, etc.

Au deuxième titre appartiennent les considérations sur les couleurs, le chatoiement, l'éclat, etc.

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