LA NOTION DE LOT CTTEZ LES ARYENS
autres sont constamment liés. Or ils sont liés dans le mythe de l'orage, qui exprime la lutte nécessaire, incessamment à recommencer, contre la puissance des ténèbres. De là, celte contradiction forcée entre les deux aspects d'Indra^, qui est dit observateur delà loi, et qui pourtant fait violence à la loi, en délivrant les eaux, les vaches célestes; et le double aspect corrélatif de Varouna, qui devrait être le gardien de la loi invariablement bonne, et qui semble lui-même la violer en retenant les vaches dans l'étable.
Un point singulièrement caractéristique est l'influence que la mythologie aryenne prête aux cérémonies du culte sur la vaillance communiquée à Indra et sur sa victoire. Ce n'est point ici l'idée banale de la protection demandée à un dieu et obtenue par des prières et des sacrifices. Les mêmes formules sont employées pour la désignation des rites du sacrifice et pour l'expression de l'ordre observé dans les phénomènes célestes ; les règles, de part et d'autre, sont rapportées à la loi comme genre unique, et celles de la seconde espèce se mettent sous la dépendance de celles de la première. 11 y a entre l'apparition ou la génération du feu dans les phénomènes du ciel et de l'atmosphère et la production du même phénomène fondamental sur l'autel, dans le sacrifice, une identité qui est la racine du mythe. Agni, le feu personnifié, est lui-même, comme le prêtre, un sacrificateur et un observateur de la loi. L'établissement du monde qui doit la vie à la lumière est un sacrifice dont la vertu est l'ascension du soleil. Le sacrifice accompli par le prêtre possède une vertu semblable et exerce une action sur l'ordre de l'univers en s'associant à l'œuvre implorée des dieux. De même qu'Agni, qui s'identifie avec la lumière et le soleil, non moins qu'avec le feu terrestre, et de même qu'Indra, vainqueur du Serpent Vritra, démon de l'obscurité, Soma observe la loi en naissant dans l'éclair et répandant les eaux, le lait des vaches célestes. Ces opérations et ces agents sont assimilés aux phénomènes du feu allumé et des libations de la liturgie. Le Soma, comme liqueur vivifiante, trouve aussi son emploi parmi les dieux, dans le ciel, où il devient ambroisie, et, sous cette forme, il est qualifié de nombril du rita, centre de la loi. Enfin, la Prière, qui ne doit pas être oubliée, puisqu'elle est partie essentielle du culte et source d'action sur les phénomènes divins, la Prière, les incantations favorables, ces vaches mugissantes sont des mères du rita, des liqueurs de rita distillées par la langue. En rapport avec Agni et Soma, elles ont aussi leurs prototypes cosmiques et s'élèvent au rang des principes.
Le sens le plus ordinaire de la prière, dans les hymnes védiques est celui du Do ut des, ainsi que cela paraît naturel dans cette relation
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